FAN FIC
SWAT (Special Weapons And Tactics) : JUSTICE AFTER ALL
PARTIE I : INTRODUCTION
Il était 19h30.
Je regardais le ciel qui commençait à gronder et à déverser lentement sur la terre ferme des gouttes de pluie.
A travers la vitre, la brume se dissipait lentement en laissant derrière elle des tâches blanches et âpres qui éclairait le ciel.
Nous étions au premier étage du bâtiment, en train de prendre tranquillement notre dîner.
J’avais l’habitude de dîner dans la salle de repos avec les autres membres de mon équipe.
- Hey Subway, passe moi le sel si il te plaît !
- Oui Chef !
Le menu d’aujourd’hui n’avait rien d’extraordinaire, des pâtes et des saucisses. La routine, quoi !
- Vous aimez pas la bouffe Chef ? ? fit Gramps
- Pff ! Tu sais c’est pas la première fois qu’on mange ça ! répondis-je avec un air de dégoût
- Pourtant les autres fois, vous ne faisiez pas cette tête là !
- Oui, mais…. !
- Qu’y a-t-il ? questionna Hollywood
- Vous ne voulez pas en parler Chef ?
- Non, ce n’est pas ça, c’est que… c’est toujours la même chose ici ! On n’a pas vraiment de liberté, c’est comme si on était dans une prison.
J’avais lâché tout ce que j’avais sur le cœur en une seconde. Je n’avais même pas pensé à la réaction de mes coéquipiers.
Pourtant, toutes les têtes hochèrent en silence.
- Mais Chef… pourquoi…. ? commença Hollywood
- Je ne sais pas !
- Chef, j’aurais une question à vous poser !
- Mmmmmh ! Excellente cette sauce ! remarqua Subway
- Je t’écoute, Gramps !
- Vous avez perdu combien d’équipiers au total ?
- Au cours de mon service, tu veux dire ? J’ai fais au total 32 missions, et j’ai perdu au total 9 de mes équipiers !
- La vache ! C’est beaucoup je trouve ! lâcha Hollywood.
- Hey ! Pourtant c’est le meilleur ! glissa Subway, t’en penses quoi, Python ?
Python, de son vrai nom Allen Jackson , est une ces nouvelles recrues qui venait fraîchement d’arriver dans notre unité des SWAT. C’est un bleu avec qui je n’ai jamais fais connaissance personnellement. Il reste toujours dans un coin et ne parle avec personne. Il ne m’intéresse guère.
- Euh…oui oui ! fit-il en léchant une cuillère du bout de la langue
- Vous n’avez jamais été blessé ? Pas même une seule fois ?
- Oh que si ! J’ai déjà été blessé, je te rassure !
Avec un sourire, je lui montrais ma cicatrice que j’avais sur mon avant-bras droit. Une cicatrice profonde qui allait de ma main jusqu’à l’épaule.
- Tu vois ça ? C’est un enfoiré qui me la taillé au couteau.
Soudain la porte s’ouvrit, dévoilant un personnage muni d’un uniforme de colonel :
- Johnson ?
Nous nous sommes tous levés pour le saluer.
Cet homme n’était rien d’autre que Andy Marcia, un des anciens colonels qui restait encore dans cette base. C’est ce salaud qui nous briefe avant chaque opération. Le jour où il partira d’ici je serais heureux.
- Oui, Colonel ? fis-je avec une pointe d’inquiétude.
- Bougez votre cul de là ! J’ai à vous parler !
Ce connard se croit tout permis. Il avait la fâcheuse habitude de m’humilier devant mes hommes.
- Merde ! chuchota Hollywood, je crains le pire !
- Et merde ! lâcha Grumps
Je suivais le colonel jusqu’à la porte d’entrée et au dernier moment je fis face à mes hommes :
- Préparez-vous les mecs ! Je ne la sens pas trop cette mission !
Mes hommes me regardèrent bouche bée juste avant que je ne disparaisse derrière le seuil de la porte.
PARTIE II : BRIEFING
La salle fut plongée dans l’obscurité, seul rayonnait un halo de lumière qui reflétait sur l’écran géant, montrant des diapositifs.
J’étais le seul dans la salle en compagnie de ce type. Ca me mettait mal à l’aise rien qu’en le voyant.
- Bon, ce briefing va être très court car nous ne disposons pas assez de renseignement pour faciliter votre mission. Le type que vous voyez sur la photo, dit-il en montrant un homme asiatique d’une trentaine d’année sur l’écran, s’appelle Lian Niu, c’est le proprio d’une boîte de restaurant chinois. Il trafique avec Alex Jimenez. Ce dernier est communément appelé « Le couteau », il fabrique des armes à la demande de Lian Niu.
Il appuya sur un bouton, le rétroprojecteur se chargea et émit une sorte de bip.
- Merde ! Me dites pas que ce foutu rétroprojecteur déconne maintenant ? fulmina Andy
Max m’avait prévenu que le rétroprojecteur ne fonctionnait plus aussi bien qu’auparavant. Il aurait pu le réparer. C’est un faignant de première, il passe toute la journée devant la TV.
Le rétroprojecteur émit un deuxième bip.
- Fais chier ! jura Andy
Soudain, une image s’afficha sur l’écran
- Enfin ! C’est pas trop tôt ! Bon… cet homme c’est Alex Jimenez en question, c’est lui que vous devez arrêter. Attention, il est pas seul, il a emmené tout son matos avec lui, faites gaffe ! Ce type est un paranoïa, pire que lui, tu meurs ! Il y a eu récemment une dispute entre lui et le proprio du resto, apparemment ça a dégénéré. C’est notre unité 9 qui nous a tenu au courant de ces activités. Nous avons émis un ultimatum mais cela reste sans réponse. Ce fou tire sur tous ceux qui s’approchent du resto depuis qu’il a grillé les flics roder autour du périmètre. Votre mission est simple : vous devez Infiltrer le restaurant, arrêter Alex Jimenez et Lian Niu si il est toujours vivant, sauver tous les civils présents et rétablir l’ordre. Des questions ?
- Euh…oui, Colonel, que savez-vous sur son matos ?
- Kalachnikov, ainsi que des grenades à fragmentations. Nous ne savons rien d’autre. Notre contact les a juste entre aperçu.
- Qui est votre contact ?
Andy se racla la gorge.
- Euh…un certain Frédéric… mais ne vous occupez pas de cela, ça ne vous aidera en rien dans votre mission. D’autres questions ?
Frédéric ? Frédéric ! Ce nom me dit quelque chose mais quoi ?
- Non, colonel !
- Très bien, rassemblez votre équipe, mettez au point une stratégie et au boulot.
- D’accord Chef !
Il y avait deux unités de SWAT dans tout le secteur, et c’est toujours mon unité qui se tape le sale boulot, l’autre ne fout rien ! Tout ça parce que le chef de l’autre unité est le fils de ce salaud d’Andy. Il protège son gosse en m’envoyant au suicide. Ce type n’a pas bougé son cul depuis 6 mois ! Décidément, Andy ne m’aime pas, de toute façon c’est réciproque.
Je respirais un bout coup avant de sortir dans le couloir. J’ai croisé Richard et lui fit un signe de tête. Il me répondit d’un clin d’oeil.
Je devais à présent rassembler mon équipe, élaborer une stratégie et passer à l’attaque. Espérons que cette mission se déroule bien, j’ai eu trop de chance jusqu’à présent… ma femme me manque de trop ces derniers temps, la dernière fois que je lui ai parlé, cela doit remonter à plus de 5 mois. Andy m’a interdit tout contact téléphonique avec l’extérieur. Pourquoi ? Ca je n’en savais rien, tout ce que je sais c’est que……..
- Quoi ? T’es encore là ? T’es pas encore parti?
C’était Martine Sanchez, la spécialiste en communication. Agé d’une trentaine d’années, elle s’occupe de nos communications entre le CT et notre équipe. Je me sens toujours mal à l’aise à chaque fois que je la voie…peut-être qu’elle me plaît, bien qu’elle soit relativement jolie………. J’en sais rien…..
- Euh…si justement, je me prépare, au fait Martine ?
- Oui ?
- Euh…je voudrais te demander un service si ça ne te dérange pas ?
- Vas-y demande moi ! Tu sais très bien que tu peux tout me dire !
- Je voudrais te demander si tu pourrais faire une petite enquête sur un certain Frédéric ?
- Qui est-ce ?
- Je n’en sais rien, mais apparemment il travaille pour Andy !
- Des soupçons ?
- Non, enfin c’est juste comme ça !
- Histoire de m’embêter ? fit-elle avec un sourire
- Oui…euh…non…c’est juste comme ça ! Ce nom me dit quelque chose, mais ça peut-être rien.
- Très bien, tu viendras me voir dans mon bureau demain pour les résultats.
- Ca marche ! Merci !
Elle me fit un dernier sourire avant de disparaître.