-Bonjour, t´a pris ton petit déjeuner ?
-Beh, il n´y a plus rien dans le figo!
-On n´a qu´a aller acheter quelque chose ?
-Est-ce que tu as de l´argent ?
-Attend voir...euh...20.
-Beh moi il me reste 10.
-Bon, 30 centimes, où est-ce qu´on va aller avec ça ?
-Et pourquoi tu récupères pas les 100 francs qu´t´a r´filé à Thierry ?
-Oh, eh, 100 francs, hein...
-Eh beh quoi ? Une dette c´est une dette!
-Une dette c´est une dette!
-Une dette c´est une dette!
(Ils chantent)
-Thierry nous dois 100 francs, depuis bientôt un an, c´est le temps qu´est désespéré, une dette c´est une dette!
(Ils arrêtent)
-Bon d´accord, j´lui passe un coup de fil mais ça me fait chier!
(Début de la conversation au téléphone)
-Allôô ?
-Allo, Thierry, salut beh c´est euh...beh...Michel!
-Ah bon. Beh salut.
-Eh, eh, ça fait un sacré bout de temps qu´on s´est vu!
-Ouais.
-La dernière fois je crois que c´était au bar, là, où en prennait une bière, et puis, soudainement, tu n´avais plus d´argent...
-Et toi ça va comme tu veux ?
-Ouais, ça va bien, depuis qu´on s´est vu à ce bar, où j´t´ai prêté 100 francs...
-Et qu´est-ce qu´il fait froid, par les temps qui courent!
-Ah c´est affreux mon vieux, en tout cas beaucoup plus froid que dans ce bar où j´t´ai prêté...
-T´as vu dans le journal c´matin, ils annoncent une grêve des P.T.T.
-Eh, P.T.T., ouais, ça me fait penser à ce bar, tu te souviens, il y avait eu une bagarre, et le mec avait P.T.T. la gueule à l´autre, juste avant que je te prête...
-Et en plus, ils veulent augmenter les impôts, alors, on aura tout vu!
-Tu sais ce bar où je t´ai prêté...
-T´a regardé le match de foot ?
-Le bar où...
-J´ai été au cinéma hier.
-Le bar où...
-J´ai eu une crevaison le mois dernier.
-Le bar où...
-T´es à court de sujet là.
-Le bar où...
-Tatatatatitata.
-Mais, le bar euh...
-Oh, tu veux bien attendre, j´ai un autre appel.
(Fin de la conversation)
-Oh putain, il a raccroché!
-Beh, tu lui a dit ou quoi ?
-J´ai essayé, mais à chaque fois il change de conversation!
-Eh beh tu le rappelle, et tu essayes de glisser ça subtilement dans la conversation!
-Oh, c´est facile à dire ça "subetieblement".
-Ça n´a pas l´air si facile!
-Ah...la ferme!
-J´te parie qu´il va faire le coup du "fax"!
-C´est quoi ça l´coup du "fax" ?
-C´est quand tu veux pas parler à quelqu´un, tu lui fait croire qu´il est tombé sur un numéro de fax.
(Début de la conversation au téléphone)
(Bruit de fax)
-Inutile, Thierry, j´t´ai reconnu, c´est toi qui fait le fax avec ta bouche!
-Eh merde...
-Eh, comment vont ta femme et tes enfants (il pronnonce 100 francs) ? 100 francs, tu piges ?
-Oh, ils vont bien, y´a ma femme qui a un nouveau job, et ça la fait paniqué un peu, mais...
-Ah, mais il faut pas s´en faire, il y en a qui s´en feront (il pronnonce 100 francs) pour rien. 100 francs, t´a compris ?
-Eh beh ça m´a fait plaisir de...
-Eh tu sais, parfois il ne faut pas trop qu´on s´emballe, euh...100 balles.
-Alors embrasse quelqu´un pour moi, et...
-Parfois il est important de savoir garder son sang froid...
-Hein ?
-100 francs...
-Hein ?
-100 francs...
-Bon, alors euh...
-Euh, tu prends des vacances bientôt ?
-Ouais, on conptait peut-être aller aux Etas-Unis quelques choses comme ça...
-Comme à San Fransisco...100 francs, quoi...
-Peut être, ouais...allez au revoir!
-Eh! eh! eh! quoi de neuf à part ça ?
-Euh, on vient de repeindre la maison, ciao!
-Non, sans blagues ? A 1 franc la blague ça fait 100 francs!
-Euh, on a choisi une couleur, là, un peu jaune, comme la fleur, là...
-100 francs ?
-Ouais, c´est ça, jaune safran, ouais.
-Super!
-Ouais euh...au revoir!
-Et quelle couleur t´as fait les fenêtres ?
-Euh...merde...les fenêtres sont plus foncés, un peu caramel...
-Un peu comme des billets de 100 francs, quoi!
-Dis-donc, ça te dérangerais de me parler d´autre chose que tes putains de 100 francs ??
-Ah, ouais j´peux de parler d´autre chose si tu veux...ma cousine viens d´accoucher, elle a eu deux petits jumeaux.
-Ah, félécitations...
-Et j´ai assisté à l´accouchement!
-Ah beh bravo!
-Quand ils sont nés, ils étaient tout bleus!
-Ah...il paraît que c´est normal à la naissance.
-Comme deux billets de 50 francs!
(Fin de la conversation au téléphone)