"Est-ce vraiment les bon profs de philo qui se font rares ou alors les élèves qui ne prennent pas toujours la peine de s'intéresser à la matière ?"
Je suis dans l'incapacité de répondre à ta question, étant donné, qu'à mon sens, je n'ai jamais rencontré de bon prof de philo (j'en ai eu deux de toute ma scolarité, et probablement que se seront les seuls).
Je suis issu d'une section scientifique sans pour autant dénigrer les matières littéraires. Au contraire. Je n'en reste pas moins cependant imperméable à la philosophie ; la philosophie scolaire. J'aime la philosophie, la petite philosophie, pas celle faite des mots simples qui, mis bout à bout, forment un amas d'énigmes dont la première sera d'en déterminer le sens.
J'ai la sensation d'avoir été marqué au fer rouge par la philosophie. Car en terminale, on demandait aux élèves - dont moi - de restituer les idées des autres philosophes.
"Qu'est-ce que la pensée ? Oh eh bien pour Platon la pensée c'est ça, pour Spinoza c'est cela, en revanche pour Marx c'est autre chose". Oh, bien sûr, on peut agrémenter l'idée des nos ancêtres philosophes par des exemples de notre époque ; mais, en terminale, les exemples ne devaient pas faire plus de deux lignes, car trop lourds. J'imagine que l'exemple précis était justement trop précis pour rentrer dans le domaine de la philosophie.
Mais cela, c'était selon mon professeur de terminale. J'étais curieux envers cette matière, mais m'en suis vite détourné avec dégoût.
Après le bac, c'était - c'est - différent. On lit des livres prescrits, on nous balance une phrase qui, a priori, se rapporte aux livres (je dis bien "a priori", car parfois on se demande quel lien il peut y avoir avec un charabia de philosophe et celui d'un autre), puis vient la sempiternelle question : "En quoi ces propos éclairent-ils votre lecture des oeuvres du programme", parfois tournée de façon différente. A cette question, j'ai bien envie d'y répondre : "ces propos ne m'éclairent en rien du tout, mais me confortent dans l'idée que les oeuvres prévues au programme sont, à mon seul et unique sens, inintéréssantes au possible".
Bref, quand je lis "Un brin d'élévation d'esprit c'était trop demandé" je me reconnais dedans. Par contre, je n'ai jamais regardé la Star'Ac'.