Il errait parmi les ruines et les cendres du monde, telle une âme damné. Portant sur ses épaules voûtées le lourd fardeau de l’immortalité. Les années puis les siècles avaient glissé sur lui comme l’eau d’une rivière. Sa punition pour avoir abandonné sa mortalité avait été de survivre à la fin de son monde. Parcourant de vaste étendues ravagées par les démons, dormant dans le royaume de la mort.
Rien n’avait survécu, le Temps lui-même semblait absent. Les nuits succédaient aux jours dans le silence effrayant de la solitude. Parfois il chantait de poignantes complaintes, s’adressant aux nuages gris. Une fois détruit les démons avaient quittés se monde devenu sans intérêt.
Tout est mort tout est froid. Le chant des oiseaux à jamais éteint, les murmures du vent autrefois si doux, désormais sinistres. Les cours d’eau demeurent sans vie, la nature elle aussi n’a pas résistée à la marée déferlante du Mal. Des arbres comme tordus de souffrances, un sol stérile a remplacé la nature verte et généreuse.
Les millénaires passent, épargnant cet être tourmenté, jamais il ne trouvera le repos que même la mort ne peut lui donner.
Voici se que la Prophétie annonce :
« Les temps de ténèbres approchent, la Mal préparent ses hordes infernales. Déjà son immonde perversion a corrompue le peuple de ce monde. Le baignant dans les atrocités de la guerre.
Peu nombreux seront ceux qui le verrons et encore moins ceux qui le croirons. Un homme pourtant se dressera et aidé par de puissants alliers, il forgera se qui pour lui sauvera son monde des flammes et de la destructions.
Mais ils serons aveuglent aux signes qui apparaîtrons, ce monde ne peut être sauvé. Ce monde était déjà condamné avant d’être créé. »