Il faisait nuit, alors je ne les voyaient pas, mais je les entendaient.
Aux premières lueurs du jour, personne n'est à coté de moi, car ils sont partis. La méchante lumière les a fait fuir.
Mais chaque nuit, ils reviennent, c'est comme un joli refrain, dans le manège de mon esprit, ils passent, et vroum vroum et tagada, puis vint la pâleur de l'aube et ses fourbes intrigues.
Je ris parfois lorsque je vois ma peau bruler, non sans détachement, même si j'ai parfois les yeux qui piquent.
Alors je pleurs, non sans un certain plaisir.
Et la, j'attends mes petits amis du soir, dans le noir, pour leur faire du mal.
Et depuis, ils ne reviennent plus, et je suis l'homme le plus seul du monde, et lorsque l'halo de l'astre rutilant vint me toucher, je semble mourir mille morts, et mes yeux ne mouillent plus.