Le monde.
Ma bouche est une trompe qui aspire une eau invisible.
Tandis que je dépéris, mon ventre fictif est bien repus.
Lentement, je crachote du sang.
Que se passe t'il ?
Je meurs !
Tiens donc, je ne l'avais pas remarqué.
La question est conséquemment la suivante :
Tout puissant je suis,
Dans un monde illimité, l'omniscience peut-elle s'échapper ?
Si.
Un trône instable ou mes fesses bien rebondies me gardent de tout remous.
Ah ! Si j'avais eu deux trônes, peut-être cette terrible offense m'eus t'elle épargné !
Mais suffisait-il de me dédoubler psychiquement pour cela ?
Bien sur que non, je ne peut m'échapper de moi meme, je repose donc mes fesses sur les choses de ce monde, la ou elles étaient à l'origine.
Lorsque je naquis, j'aimais à regarder les crottes se mouvoir avec célérité dans cet espace de l'en dessous.
Ils ignoraient son existence, et je me gardais bien de le leur révéler.
Cependant, je savais qu'un jour, ce trou m'aspirerait, et que je m'étirerais jusqu'à me perdre moi meme. Sans doute.
Cette heure la, je la redoute.
Mais heureusement, elle n'est pas encore arrivée.
Ah, les adultes, bonheur de l'insouciance.