Un coup de feu résonna dans les allées du magasin. Le mercenaire qui tenait en joue Booker tomba sur ses genoux, quand une turienne approchait de la porte :
"Vous êtes en état d'arrestation au nom du conseil... En tant que Spectre, j'ai pas a donner de motifs..."
Elle donna du médigel à l'assassin avant de le menotter et le mettre à terre. Elle releva alors son arme sur Booker, qui titubais en direction d'elle. Il faisait quelques pas, avant de s'écraser lui même sur ses genoux, devant-elle.
Zeiza s'approchait doucement de Booker, tenant son arme toujours prête a faire feu, jusqu'à ce qu'elle soit à bout portant. Elle posa alors le canon de son pistolet sur son front. Booker semblait rire un peu :
"Vous voulez vraiment faire ça ? Je pourrais vous désarmer et..."
Il appliquais sa main sur son torse. La douleur devenait maintenant insoutenable.
Il observait la turienne. Elle avait des yeux étrangement verts, d'un vert extrêmement brillant, et une peau gris-blanche. Elle avait des tatouages que Booker crut reconnaître. Des lignes blanches sur certaines de ses franges, un T avec deux chevrons allant vers l'intérieur sur ses joues, blanches aussi, et un chevron allant vers l'extérieur au dessus d'un ovale près de sa bouche. Enfin, son armure était très simple : De couleur vert-de-gris, elle n'était constituée que d'une simple couche protectrice en plus du bouclier, avec quelques morceaux d'armures ajoutés sur les points sensibles.
Booker était en train de faiblir, et maintenant il était a terre, une simple main le retenant. Zeiza rangea son arme :
"Et bah, on dirais que je vais devoir vous porter, très cher..."
Elle se retourna et avança vers la sortie, quand 2 officiers du SSC entraient dans la pièce : Elle s'adressa à eux :
"Spectre Irin, envoyée du conseil. Vous pouvez embarquer ce mercenaire là, mais laissez ce mec là. Donnez lui assez de médi-gel pour qu'il ne crève pas et foutez le dans ma bagnole"
Elle jeta les clés dans les mains d'un des policiers. Celui-ci s'approcha de Booker, et lui donna un gigantesque coup de pied dans la tête.
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"30 SECONDES !"
Le camion roulait a vive allure, virevoltant sur la route, des explosions et des balles sifflants. Tout le monde savait ce qu'il avait a faire : Attaquer un bunker situé en haut d'une colline rempli de tarés butariens. Le meilleur moyen de crever jeune.
Le camion s'arrêta net, le freinage faisant chuter plusieurs des soldats à l'intérieur :
"TERMINUS ! DEGAGEZ QU'ON AILLE EMBARQUER D'AUTRES GARS !"
Tout le monde sauta, et couru quelques mètres pour atteindre un réseau de tranchée, où le petit groupe atteignit les premières lignes.
Ils étaient 16 hommes. 12 étaient répartis en équipe de 4 avec 3 fantassins et un mitrailleur léger. Les 4 autres constituaient une double équipe d'armes spéciales : 2 tireurs d'élites/observateur, deux mitrailleurs lourds pourvoyeur/tireur. Parmi ces 16 hommes, il y avait 5 vétérans Serbes assez abrutis pour s'engager gentiment dans l'armée. Parmi eux, Booker et son frère...
Les 11 autres étaient ou bien des 3-semaines, des sales conscrits qui ne voulaient pas être là mais qui n'avaient pas le choix, ou bien des militaires de carrière qui étaient là depuis bien, bien plus longtemps, et qui étaient devenus presque des techniciens de la guerre. Des gens qui l'ont lue, qui l'ont vécue, mais qui agissaient comme si c'était presque... Une science.
C'était le cas du chef de groupe. Il ne voyait pas ses hommes comme des humains, ou comme des lâches. Ils les voyait comme des soldats : Des êtres sans faiblesses censés accomplir un travail avec loyauté et compétence. Et c'est pas quelque chose qu'on peux attendre d'un conscrit, le futur allait lui apprendre...
"Debout, gros con !"
Booker se réveillait en sursaut. Un humain en costume venait de frapper dans sa chaise, avant de s'installer devant lui. Booker jeta un coup d’œil dans son dos : Zeiza se tenait contre la porte, croisant ses bras :
"Alors, mon cœur, lui, c'est l'officier judiciaire Amron Goldman, chargé des affaires criminelles dans l'espace concilient. Il a à te parler. Je suis pas pour, mais c'est pas de mon ressort."
L'humain sortait de son attaché caisse un gros dossier, qu'il prit soin d'ouvrir, et d'en sortir quelques pièces et fichiers. Booker, sans même regarder Zeiza, s'adressa à elle :
"Bien... En fait, il est comme vous, sauf qu'il ne sais pas se servir d'un flingue..."
Zeiza levait les yeux au ciel. Le simple fait qu'il compare Amron qui avait gagné toutes ses promotions grâce à sa lèche à elle qui aurait préféré rester sur Palaven la faisait doucement marrer. Amron reprenait alors le discours :
"Bon, ben, je ne sais pas comment m'adresse à vous, monsieur...
-Slate, coupa alors Zeiza
-Slate, bon, d'accord... On a assez de preuves pour vous accuser de 94 délits, notamment la mort du fils du conseiller turien. Vous êtes vraiment dans un beau bordel... Pendant que vous étiez dans les vapes, on a fait une recherche ADN et d'empreintes digitales, et bordel... 94, c'est rien comparé a TOUT votre dossiers sur toute l'autorité du Conseil. Et encore, l'autorité du conseil seule..."
Zeiza coupa la discussion. Elle s'approcha de la table, et s'assit dessus :
"Je vais être honnête avec toi : Tu vas payer. Tu vas te faire pendre, ou lynché, ou fusillé, ou passer sur la chaise... En fait, t'as fait tellement de crime que selon ceux que t'as offensé, t'aura une peine de mort différente. On peux t'éviter ça, mais pour ça, va falloir que tu déballe ta merde sur les gens qui t'envoient commettre ces crimes"
Elle sorti une feuille de papier, et la jeta sous les yeux de Booker. Celui-ci s'enfonça dans son fauteuil. Il sentait moins la douleur, le SSC ou les Spectres venaient de le recoudre. Booker s'enfonça dans son fauteuil, et s'adressa à la Turienne :
Combien de personnes as-tu tué, Zeiza ?
La Turienne était étonnée de la question, et après quelques secondes de silence, elle répondit, sans même le quitter des yeux :
Quelle différence cela fait pour vous ?
-Cela fait que vous êtes hypocrite... Vous pensez que je suis fou, un taré psychopathe qui mérite d'être éliminé... Mais vous, là, vous pensez que vous êtes des saints... Dites moi Zeiza, selon vous, jusqu'où est prêt a aller un homme déterminé ?
-N'importe où, répondit Amron
Qu'Amron réponde à la place de Zeiza énerva Booker. Il mit ses coudes sur la table, se mit droit devant lui, et lia ses mains :
''C'est ce que je pensais... "