Kevin
J'ai mis beaucoup de temps pour l'écrire
Je dirais bien en tout si j'enlève les chansons de Judas Priest écoutées en même temps, 1 heure 15 par là.
Mais ca faisait longtemps que j'avais pas eu l'occasion de défendre mes opinions, alors je me suis un peu lâché
Concernant le patriotisme, je reconnais avoir pu paraître pour un type dangereux car j'ai été trop catégorique. J'entends par le côté négatif du patriotisme tout ce qui a pu justifier, dans l'optique de servir le grand patronat et l'accumulation de capital, des guerres, des colonisations, de la haine, de la xénophobie, de la non tolérance, du fascisme voilé et des idées fascisantes (FN) bref tout autant d'éléments que l'idée de "patriotisme", par son caractère fédérateur, peut dangereusement attiser et légitimer sous la forme d'une "grande cause nationale".
Je ne sais pas si je suis clair. Je parle patriotisme dans ses dérives et il faut toujours garder un oeil (electric eye
je suis obsédé vraiment ce soir ) sur la possibilité nouvelle de leur émergence.
Un amour de son pays oui. Un amour excédentaire qui viendrait nuire à un autre pays, non. Car le nationalisme prend sa source dans le patriotisme.
Je peux prendre l'exemple de ce chant républicain guerrier très connu, dont la musique est magnifique mais dont les paroles me sont répugnantes:
http://www.youtube.com/watch?v=uqdxBh4ZUeM
Pour contrer ceci, je vous donne à écouter ce chant libertaire et notamment son dernier couplet à partir de 3min27
http://www.youtube.com/watch?v=Xo_lSTo-uok
Quand au dépérissement de l'Etat, je me suis pas non plus exprimé assez clairement. La collaboration entre prolétariat, qui est au fait des réalités laborieuses mais a une niveau intellectuel trop pauvre, et l'intelligentsia, extérieure à ces réalités mais qui connaît les enjeux théoriques de cette période de transition (elle doit impérativement aussi avoir à bien connaitre l'histoire, car celui qui ne la connais pas est condamné à la revivre) est la condition première à cet achèvement.
Cependant, dans l'état actuel des choses, je ne crois pas du tout à quelconque révolution populaire, ni en France, encore moins aux E-U, ni même en Russie, au Vatican, ou au Zimbabwe. Je parle d'un contexte où l'opinion publique, plus malléable que jamais aujourd'hui, a majoritairement tendance à gober les conneries, les effets de spectacles ou les idées reçues que les médias de masse entretiennent dans la simple optique de toujours abrutir un électorat qui, fier d'avoir fait "acte de citoyenneté et de démocratie" en étant allé voter le dimanche après-midi (et il aurait pu faire une promenade à la place
...), geste qu'il n'avait pas commis depuis 5ans, pourra aller se targuer d'être au fait de l'actualité en allant mater le JT de TF1 de 13h et suivre les pérégrinations d'un collectionneur de bouses de vaches du Morbihan.
(C'est pour ça que je suis un fervent partisan de la démocratie participative, car pour moi, tout le monde peut et doit faire de la politique, à sa manière. L'homme est un animal politique (merci tonton Aristote).
La seule arme qu'il nous reste pour préparer les conditions fécondes d'une future révolution est Internet, seul moyen de communication encore véritablement libre. Il s'agit, je pense, d'entreprendre une éducation populaire qui sera considérée comme réussie lorsque ceux qu'elle vise auront développé un ESPRIT CRITIQUE. Je pense que si tout le monde en avait un, nous vivrions dans un monde bien meilleur et Rtas serait philanthrope
Les pavay césar que je poste ici ne sont ainsi aucunement inutiles, bien au contraires 