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Liste des sujets

[FIC] Dommage collatéral

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 14:12:51

Bonjour,
Voici ma nouvelle FIC, qui se déroule bien sûr dans l'univers western :)
j'ai arrêté la précédente, car l'histoire ne me plaisait plus :(
Mais celle-ci, à mon avis, va déchirer !
Voilà, lisez, et dites-moi ce que vous en pensez svp :)

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 14:13:06

Il était à peine 7 heures du matin quand Owen Miller, ouvrit son établissement. Il leva, à grand peine, le volet de fer qui protégeait son bar des voyous nocturnes et des bandits sans foi ni loi qui rôdaient dans la région.
Il avait racheter ce bar il y a moins d’un an. Il pensait à l’époque que cela allait rapporter, à lui et à sa famille, beaucoup d’argent, étant donné le nombre incroyable d’alcooliques qu’il y avait ici à Midland.
Mais il s’était trompé… Oh, bien sûr il avait fait de l’argent, mais loin en dessous de ses espérances. Sa femme travaillait à la maison, située à l’étage au dessus du bar. Elle ne travaillait pas : elle s‘occupait de la maison et des enfants quand ils n‘étaient pas à l‘école. Car Miller aimait ses enfants plus que tout, et il voulait qu’ils deviennent docteurs, ou avocats, ou shérif… mais pas barman !
Les jours s’enchaînaient, les uns après les autres, aussi épuisant les uns que les autres. Il voyait défiler des dizaines d’étrangers par jour, portant de longs cache-poussière et de grand chapeau. Aucun ne voulait discuter, mais tous buvaient du whisky.
Mais il y a une semaine, sa femme avait reçu un télégramme lui annonçant une terrible nouvelle : son père, habitant à la Nouvelle-Orléans, venait de mourir. Étant fille unique, elle devait faire le déplacement jusque là-bas pour toucher l’héritage. Elle avait décidé de prendre les enfants avec elle, car Miller ne pouvait pas s’en occuper tout en travaillant au bar. Lui, il était partagé entre tristesse, pour sa femme, et joie, car peut-être était-ce le début d’une nouvelle vie à présent ! Il s’imaginait déjà dans une grande maison à la Nouvelle-Orléans, quittant ce bar miteux. Mais sa femme l’avait vite découragé : son père avait tout vendu en apprenant sa gangrène, pour ne rien laisser à sa fille qu’il détestait.
Le voyage, en train et charrettes, allait prendre certainement plusieurs semaines : plusieurs semaine de solitude pour Miller.
Les jours de solitude se succédaient les uns après les autres, n’ayant pour seule compagnie que les alcooliques du bar, et l’armurier qui venait lui rendre visite une fois par jour.
Rien de bien original ne s’était produit durant l’absence de sa femme et de ses enfants, il ne faisait que servir des verres, servir des verres, encore et encore…
La quarantaine approchait pour lui, et ses articulations commençaient déjà à le faire souffrir.

Ce matin-là donc, Miller astiquait les verres en attendant les premiers client matinaux. Mais, contrairement à l’habitude, personne ne vint. Ce n’était pas habituel : il avait toujours l’habitude de recevoir Mr Honney, un vieillard alcoolique, à 7 heures 30 tapantes ! Mais peut-être que cette larve était enfin morte, qui sait, à force de passer sa journée dans les bars.
Miller alla chercher des bouteilles dans la réserve, située derrière la porte à l‘arrière du comptoir. Un escalier sombre et glissant y conduisait. Il alluma une lampe à pétrole et s‘engagea dans la pénombre. Il remonta l’escalier quelques minutes plus tard, une bouteille de whisky dans l’autre main. Il s’apprêta à pousser la porte au sommet de l’escalier, celle qui conduisait au bar, quand un bruit sec et soudain brisa le silence qui régnait. Ce bruit, il ne le connaissait que trop bien, c’était celui d’une arme à feu. Il venait de la rue, en face du bar. Il n’osa pas pousser la porte, il commençait à trembler.
Un autre coup de feu répondit au premier, et bientôt, une fusillade éclata au beau milieu de la rue. S’ensuivit les cris des femmes, et les hennissements apeurés des chevaux.
Miller avait un fusil dans une commode derrière le comptoir, mais il espérait ne pas devoir à s’en servir. Et puis, il ne savait pas s’en servir. Il priait simplement pour que la fusillade s’arrête, il ne voulait pas savoir qui l’avait déclenché ni qui elle concernait, il voulait simplement vivre tranquille et revoir sa famille.
Les coups de feu approchaient grandement, les truands ( en était-ce ? ) étaient juste en face du bar ! Tout allait très vite : pas plus de trente secondes. Tout le monde criait.
Soudain, tout s’arrêta. Il entendit un bruit sourd, celui d’un corps qui tombe au sol, et tout s’arrêta.
Il allait sortir de sa cachette, soulagé, quand il entendit une porte à double battant s’ouvrir lentement. Ce bruit, il le connaissait bien, c’était celui qu’il entendait à chaque fois qu’un client entrait dans son bar !
Sa respiration s’accéléra à nouveau, et son cœur se mit à battre de plus en plus vite : quelqu’un ( un des tireurs ? ) était entré dans son bar !
Les pas résonnaient sur les lattes de bois : ils étaient très lents, voire chancelants ! Ils approchaient de plus en plus.

keba1991
keba1991
Niveau 10
12 avril 2010 à 14:13:48

sweet :content: _________________________________

Voila mon coin "jeux" :ok: :)

http://s2.noelshack.com/upload/13998932736723_photo0075.jpg
http://s2.noelshack.com/upload/14881338037368_photo0076.jpg

vromifou
vromifou
Niveau 4
12 avril 2010 à 14:32:01

C'est vraiment bien. J'ai bien ton style qui se prend pas trop au sérieux. Tu utilises des mots simples mais pas trop.

J'ai juste deux/trois remarque

J'ai trouvé que tu utilisais le mot alcoolique un peu trop souvent (3 fois) sur le début. Ma prof de français me disait toujours de ne pas trop utiliser le même mot d'affilé. Donc tu pourrais remplacer ces deux là par "clients habituelles" et "ivrogne" par exemple

"Les jours de solitude se succédaient les uns après les autres, n’ayant pour seule compagnie que les clients du bar habituelles"

"Ce n’était pas habituel : il avait toujours l’habitude de recevoir Mr Honney, un vieille ivrogne, à 7 heures 30 tapantes ! "

Dans cette phrase là ca fais deux fois habitude et habituel. C'est pas terrible aussi. Tu peux remplacer par "Ce n’était pas habituel : en temps normal il recevait toujours Mr Honney, un vieille ivrogne, à 7 heures 30 tapantes ! "

J'ai remarqué le même problème pour
"Ce bruit, il ne le connaissait que trop bien"
et
"Ce bruit, il le connaissait bien"
La j'ai pas trop d'idées pour le remplacer. A la limite tu peux supprimer le deuxième et juste dire: "Soudain, il entendit un coup de feu venant de l'extérieur"

A par ca j'ai vraiment bien aimé.
Bravo!
Continue :ok:

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 14:34:28

merci, c'est très constructif :)
Je ferai gaffe aux répétitions, promis :)

vromifou
vromifou
Niveau 4
12 avril 2010 à 14:37:25

Le plus simple c'est de faire ctrl+F quand ta un doute et tu vois si tu utilises le même mot souvent en peu de temps. Et pour changer tu fais click droit dans word et tu regardes les synonymes.
Je faisais toujours ca pour mes dissertations :p)

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 15:13:50

Je m'attelle à la suite alors :)

P-McMurphy
P-McMurphy
Niveau 4
12 avril 2010 à 15:38:48

sweet :ok: s'est trés bien :oui:
je viens de le lire, je voulais dire pareil que vromifou attention au repetition "contrairement à l’habitude, personne ne vint. Ce n’était pas habituel : il avait toujours l’habitude " c'est limite la :rire2:

Vadeuh_bis
Vadeuh_bis
Niveau 5
12 avril 2010 à 15:53:27

Super :ok:
J'veux la sweet ais fait gaffe aux répétitions et essaye d'aéré un peu si possible

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 16:56:22

j'avoue que les répétitions :s
c'est parce que je relis, mais après je rajoute des phrases au milieu des autres, sans regarder les phrases précédentes...

mais je ferai attention :)

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 17:50:16

La suite arrive bientot :)

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 18:34:38

Les pas étaient sourds, et se faisaient de plus en plus lents… Soudain, il y eut un bruit de chute, qui fit sursauter Miller.
Il déglutit, et prit son courage à deux mains pour pousser la porte et voir ce qu’il se tramait ici. Il se leva d’un bond, et découvrit une longue traînée de sang qui allait de l’entrée du bar au comptoir. D’un geste agile, Miller enjamba le comptoir : il découvrit un homme couché face contre terre, un grand chapeau noir sur la tête, portant un long manteau marron et poussiéreux et une barbe broussailleuse.
Il tenait encore un pistolet à la main droite, alors que la gauche était posé sur son épaule droite. C’était de cet endroit que venait tout ce sang ! Il avait été blessé dans la fusillade ! Il avait réussi à se traîner jusqu’ici…
Miller se pencha sur lui : était-il mort ou vivant ? Miller s’agenouilla et tâta ton pouls.
Il n’eut pas le temps, une main griffue et vigoureuse le saisit à la gorge et l’étrangla. Le blessé trouvait encore la force de se défendre.
- Lâchez-moi, bon Dieu ! Je veux vous aider, cria Miller, d’un voix étouffée.
Dans un soupir profond, le blessé desserra son étreinte et laissa retomber son bras.
- Aide-moi… murmura l’autre entre deux respirations saccadées.
Il était à bout de force, et avait du mal à respirer. Il perdait beaucoup de sang.
- Je vais t’aider mon vieux… Qui es-tu ?
Il ne bougeait plus…
Que faire ? Prévenir le shérif ? Ou aider cet homme à moitié mort ? Était-ce un honnête personnage ? Ou un bandit ?
Miller penchait plutôt pour la dernière solution, mais néanmoins, une force irrésistible le poussa à sauver cet homme qui allait mourir d’un instant à l’autre.
Il courut au dernier étage de la maison, là où il vivait lui et sa femme, et rapporta des bandages, une pince, et l’alcool le plus fort qu’il avait en réserve. Il avait déjà fait face à ce genre de situation, il savait comment agir.
Miller le retourna, dos sur le sol, afin de soigner la plaie. Miller eut un mouvement de recul : le blessé n’avait plus qu’un œil. Un bandeau noir couvrait l’orbite vide.
- Je vais retirer la balle, ça va faire mal.
- Whisky… murmura le blessé, à bout de force.
Miller déboucha une bouteille, et lui versa l’alcool dans la bouche. Ensuite, il prit son couteau de poche, et déchira les vêtements pour avoir un grand espace autour du trou qu’avait percé la balle.
Il saisit la pince, et d’un geste sûr, de quelqu’un qui a déjà fait cela plusieurs fois, il parvint à extirper la balle sous les plaintes sourdes de son patient.
- Je désinfecte, dit Miller, plus pour lui-même que pour son patient.
Il versa l’alcool fort sur la blessure, « le Cyclope » contint sa douleur cette fois. Miller continua sa tâche en serrant un bandage autour de l’épaule du malheureux.
- Je dois me cacher… vont revenir pour m‘avoir…La c…
La suite était des marmonnements incompréhensibles…
- La quoi ? Qui va revenir ? Demanda Miller, en terminant le bandage.
- Ou…
« Cyclope » n’arrivait plus à parler distinctement. Il tomba en arrière, et son œil se ferma …
Miller le prit sur ses épaules et le porta dans les chambres du premier étage, réservée normalement aux clients qui désiraient passer la nuit.
Miller le posa le plus délicatement possible sur le lit de la chambre numéro 2, et le laissa se reposer.
Quand il redescendit au rez-de-chaussée, il alla chercher un baquet d’eau dans l’abreuvoir face au bar, et nettoya la longue traînée de sang qu’avait laissée son visiteur. A ce moment-là, il n’avait pas encore réalisé dans quel pétrin il s’était fourré…

vromifou
vromifou
Niveau 4
12 avril 2010 à 18:58:05

Cool :ok:

C'est bien. Il n'y a qu'une seul chose qui me dérange

"Il tenait encore un pistolet à la main droite, alors que la gauche était posé sur son épaule droite."
Je trouve ca pas terrible les deux "droite" qui se suivent.
Tu pourrais dire par exemple:
"Il tenait encore son pistolet à la main droite. Sa chemise était couverte de sang.Il avait été touché à l'épaule et il ne lui restait visiblement plus beaucoup de temps"

On s'en fou un peu en faite que ca main gauche est sur son épaule. Ca n'a pas beaucoup d'intérêt. Par contre tu peux bien accentuer qu'il saigne beaucoup.

Après tu pourrais parler justement de la main gauche qui est libre en disant
"Il n’eut pas le temps que sa main gauche, griffue et vigoureuse, le saisit à la gorge et l’étrangla."

Je donne des idées. Fais en ce que tu veux bien sûr :)

Au sinon le scénario est super accrocheur. Les 3 petits points de la fin font une magnifique fin de chapitre :p)

vromifou
vromifou
Niveau 4
12 avril 2010 à 19:09:27

Désolé du double poste

J'ai remarqué autre chose de bizarre.
Un cyclope c'est un "humain" qui n'a qu'un œil (dès la naissance)
C'est plutôt un borgne que tu devrais dire. Un homme qui a un bandage c'est qu'il a perdu un oeil donc ce n'est pas un cyclope.
Enfin tu dis qu'il n'a qu'un oeil mais qu'il a un bandage. C'est un cyclope aveugle en faite? Ca fait beaucoup je trouve d'être cyclope et aveugle.
Fais soit un borgne avec un bandeau soit un cyclope.

Désolé je critique beaucoup mais sinon l'histoire est quand même super prenante et c'est le plus important :ok:

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 19:23:48

POur moi un cyclope est quelqu'un qui n'a qu'un seul oeil, même si ce n'est pas dès la naissance.
Mais c'est vrai que je ferais mieux de mettre borgne.

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 19:48:09

Postez vous impressions les autres svp !! :)

Grap
Grap
Niveau 8
12 avril 2010 à 21:31:27

:( pas beaucoup de lecteurs ...

Grap
Grap
Niveau 8
13 avril 2010 à 11:34:40

:up:

P-McMurphy
P-McMurphy
Niveau 4
13 avril 2010 à 12:28:41

on a pas eu le temps de lire attends un peu :noel:
s'est trés bien meme si il y a encors des repetition comme dit
vromifou

Grap
Grap
Niveau 8
13 avril 2010 à 17:32:28

j'écris la suite alors :)

La vidéo du moment