Heureusement que nous étions 10'000 Borussen pour mettre un peu d'ambiance, malgré la présence de deux Footix viagogo devant moi en Gästeblock, des vrais caricatures: les mecs essayaient de chanter et de taper dans les mains, ils étaient toujours faux, ils ont tenté d'agiter le drapeau qu'on leur a donné, ils ont juste réussi à l'enrouler, ils se sont assis dès le 25e au milieu d'un bloc entièrement debout et ont finit par quitter le stade à la 75e en emportant (ultime transgression) un drapeau ultra en souvenir (en plus de 237 selfies). Les mecs, si vous payez 150 euros un billet qui en coûte 15, c'est votre pognon mais, si vous ne parlez pas allemand et ne connaissez ni les chants ni les traditions, évitez les places debout, ça vous évitera de plomber l'ambiance et d'être la cible d'insultes et moqueries durant tout le match. Coup de gueule terminé, le match ?
Notre entraîneur a pris un risque en voulant bousculer le Bayern chez lui, c'était pas inintéressant, j'ai trouvé qu'on a proposé des choses intéressantes, quelque part meilleures que le Bayern dans le jeu. Et pourtant, l'expérience a tourné au fiasco. Pour toutes sortes de raison: trois grosses erreurs d'arbitrage (le rouge non donné à Boateng, le pénalty inexistant et le hors-jeu sur le 4e but), un gardien à la rue, des erreurs défensives de juniors et un risque beaucoup trop grand pris en alignant une défense expérimentale. Et face à des attaquants qui marchent actuellement sur l'eau comme Müller et Lewandowski, l'addition fut salée. 5-1, forcément le score est lourd et vient jeter un voile sur nos ambitions de Meisterschale. On s'était posé beaucoup de questions durant la préparation que notre début de saison idyllique avait un peu occultées, elles ressurgissent après ces quatre matchs sans victoire, il faudra rapidement y apporter des réponses, en particulier pour Thomas Tuchel.