Cyclisme - Tour de France
« Wiggins ne m'impressionne pas»
Vincenzo Nibali se pose en challenger de l'Anglais et semble craindre davantage Cadel Evans. Mais il sait que c'est à lui d'inventer l'imprévu.
Epernay, hier matin, 10 heures. Le pullman des Liquigas s'est à peine garé sur l'esplanade Charles-de-Gaulle qu'il est assailli, ceinturé par une horde de journalistes venus capter les dernières saillies verbales du facétieux Peter Sagan, le nouveau phénomène du cyclisme mondial. A l'écart, le manager Roberto Amadio s'amuse de ce remue-ménage qui tourne au rituel. (...) « La réussite de Peter est une aubaine pour Nibali, qui vit ce Tour le plus tranquillement du monde, loin de toute agitation », fait remarquer Amadio (...). Demain, après les Alpes, l'Italien cristallisera peut-être le même tourbillon médiatique que Sagan s'il parvient à emballer le Tour dans la montagne et le jeu programmé de Bradley Wiggins, qu'il ne craint pas tant que ça. « Je ne me sens pas inférieur à lui, loin de là », dit-il...
