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Le Tour d'Italie qui débutera samedi à Naples aura deux favoris pour le classement général, Bradley Wiggins et Vincenzo Nibali, un tenant, Ryder Hesjedal, et une grosse demi-douzaine d'outsiders. Revue des troupes.
SERGIO HENAO et RIGOBERTO URAN
L'an dernier, Uran et Henao s'étaient classés respectivement septième et neuvième du Tour d'Italie. Mais cette année, la présence de Wiggo change tout, fatalement. Les Colombiens seront des équipiers de luxe et il reste à voir s'ils offriront un soutien aussi solide que Froome, Porte et Rogers sur le Tour l'an dernier. On a vu où cela pouvait mener avec les deuxièmes places de Froome sur la Vuelta 2011 et le Tour 2012. (L'Equipe)
VINCENZO NIBALI
Nibali est l'adversaire n°1 de Wiggins. Le Requin de Messine n'avait pas pu déstabiliser la machine Sky sur le Tour l'an dernier, mais cette fois il est chez lui, au pays, là où il a gagné Tirreno-Adriatico et le Tour du Trentin cette année. S'il pourra compter sur le prometteur Fabio Aru dans la montagne, il lui faudra limiter la casse sur le chrono de 55 km. (L'Equipe)
RYDER HESJEDAL
Vainqueur inattendu en 2012, Ryder Hesjedal n'est une nouvelle fois pas favori. On se méfiera beaucoup plus du Canadien cette fois, même si garder son titre est rare en Italie puisqu'il faut remonter à Miguel Indurain (1992-1993), puis Eddy Merckx (1972 à 1974) pour trouver les derniers doublés. S'il s'est montré offensif sur Lièges-Bastogne-Liège, le leader de Garmin n'a pas impressionné son monde depuis l'an dernier. (L'Equipe)
CADEL EVANS
Faut-il encore compter Cadel Evans parmi les favoris ? Le vainqueur du Tour 2011, qui n'a couru que feux fois le Tour d'Italie (5e en 2010), a perdu de sa superbe et son inscription au Giro, voulue par BMC, peut être lue comme une façon de laisser les coudées franches à Tejay Van Garderen en juillet. L'Australien, seulement 22e de Tirreno, affirme qu'il est là justement pour se mettre en forme en vue de la Grande Boucle. Il aura avec lui notamment Taylor Phinney, maillot rose trois jours en 2012. (L'Equipe)
ROBERT GESINK
Il ne faut pas croire toutes les annonces, sinon il y aurait trente coureurs dans le top 10. Blanco, l'ex-Rabobank, a annoncé que Gesink visait le top 5 pour son premier Giro. S'il n'a pas converti tous les espoirs placés en lui, le Néerlandais, sixième de la Vuelta l'an dernier, vaut quand même mieux que les critiques qui l'accablent souvent désormais. Il n'a que 26 ans, passe bien la montagne et sera bien entouré avec notamment Keldermann. (L'Equipe)
SAMUEL SANCHEZ
A 34 ans, Samuel Sanchez est un peu l'inconnue de ce Giro. Spécialiste des Grands Tours (quatre top 10 sur la Vuelta, trois dans le Tour), l'Espagnol n'a disputé qu'une seule fois le Tour d'Italie, en 2005 (17e). Il intervertit les rôles avec Mikel Nieve, dixième l'an dernier, qui disputera cette fois le Tour. Sanchez a signé peu de résultats significatifs depuis sa fracture d'une clavicule en juillet dernier. (L'Equipe)
MICHELE SCARPONI
On arrive dans la longue liste des outsiders italiens avec Michele Scarponi. Le vétéran, 33 ans, a déjà remporté l'épreuve sur tapis vert, en 2011, après le déclassement d'Alberto Contador. Il était encore quatrième l'an dernier. Ses faiblesses en chrono sont rédhibitoires mais sa troisième place lors du Tour de Catalogne (devant Wiggins et Gesink) et sa cinquième place sur Liège-Bastogne-Liège montrent qu'il existe toujours, là où un Ivan Basso a préféré déclarer forfait. (L'Equipe)
DOMENICO POZZOVIVO
Beaucoup moins connu que Basso et Scarponi, Domenico Pozzovivo, 30 ans déjà, n'en est pas moins dangereux. Il s'était classé huitième du Giro l'an dernier avec une équipe Continental Pro, avant d'être recruté cet été par AG2R. Gabarit réduit, il semble rouler sur un vélo trop grand pour lui mais s'interdit rarement d'attaquer. Il a fini septième du GP de Francfort mercredi, à trois jours du départ. (L'Equipe)
MAURO SANTAMBROGIO
A l'inverse de Pozzovivo, Mauro Santambrogio, ici en jaune fluo à côté de Francesco Reda et Filippo Pozzato, a quitté une formation World Tour (BMC) pour une Continental Pro (Vini Fantini-Selle Italia). Bien lui en a pris puisqu'il semble libéré cette saison, luttant les yeux dans les yeux avec Nibali ou les Sky sur Tirreno (7e) et au Trentin (2e). Longtemps cantonné à un rôle d'équipier, il n'a jamais réussi à briller sur un Grand Tour. (L'Equipe)
ARNOLD JEANNESSON
Des treize Français engagés, Arnold Jeannesson semble être le mieux placé pour obtenir un bon classement au général. 14e du Tour en 2011, le grimpeur est le leader de la FDJ avant d'aller aider Thibaut Pinot sur la Grande Boucle. Dans son équipe, Nacer Bouhanni tentera d'exister au mieux dans les sprints, sachant qu'il aura un concurrent redoutable avec un certain Mark Cavendish. (L'Equipe)
A vous de choisir et vivement le début 