Tennis - RG (H)
Monfils «continue à se soigner»
Blessé à un genou, Gaël Monfils n'était pas certain de disputer Roland-Garros il y a une semaine. Qualifié jeudi pour le troisième tour des Internationaux de France après son succès sur Victor Crivoi (6-4, 6-3, 6-4), le Français reste très gêné par sa blessure, mais croit en ses chances pour la suite.
«Gaël Monfils, vous venez de remporter vos deux matches en trois sets, c'est un joli parcours...
Je suis un peu étonné, je suis là, je suis relax sur le terrain, je tape bien la balle. Aujourd'hui (jeudi), je me déplaçais un peu moins bien, ça s'est un peu vu. Mais arriver àprès 4, 5 semaines d'arrêt et jouer un bon niveau, même si j'ai encore connu des hauts et des bas au niveau de la concentration, c'est bien et je suis content.
Vous souffriez de votre genou encore hier (mercredi). Et moins de vingt-quatre heures après, ça va déjà mieux ?
J'ai fait 5 heures de traitement hier, je les ai comptées ! C'était même l'enfer, c'était la préoccupation du jour. Quand je me suis révéillé, j'avais très mal au genou. Je suis allé faire une IRM. Avant de la faire, j'avais déjà fait une heure de glace. Derrière j'ai vu le docteur qui m'a dit que le résultat de l'IRM était moyen. On a même parlé d'injection. Je n'aime pas trop les piqûres. Il y avait la machine Zamar (machine de soins thérapeutiques utilisée en cryothérapie par le Français), j'en ai fait 2 fois. J'ai pu voir la fin du match de Josselin, après j'en ai encore fait pendant une heure. Le soir, je suis revenu chez moi, j'ai mis de la glace au moins jusqu'à minuit. Ce matin, je me suis réveillé, j'ai encore mis de la glace et avant le match j'ai fait une demi-heure de Zamar. Il fallait bien que ça marche quand même !
Pensez-vous à votre blessure pendant vos matches ?
Dès que je rentre sur le terrain, non. Vraiment, je ne me considère pas comme un joueur blessé. Au début, j'ai un peu mal, mais il faut que je me fasse violence. Une fois que j'ai dépassé le stade de la douleur, je n'y pense plus trop. Mes appuis sont peut-être un peu plus contrôlés, j'essaie de moins pousser, mais j'essaie d'y penser le moins possible. Mais mon avant-match est différent... Je suis avec la nouvelle machine que j'adore, j'ai la jambe gelée toute la journée et après je cours comme un lapin ! (Rires).
Pensez-vous pouvoir tenir encore longtemps ?
Tennistiquement, ça va aller. C'est plutôt physiquement que ça peut être plus difficile. A la fin, aujourd'hui, j'avais du mal à reprendre mon souffle. Apparemment, Jurgen est plus explosif, il vient vachement à la volée, il fait plus d'amortis. Ce sera une autre sorte de test le prochain match. Ca répondra un peu à la question.»