PELÉ A TROUVÉ SES MAÎTRES
Le triple champion du monde brésilien a déclaré, vendredi, n´avoir jamais connu de Brésil aussi fort que l´actuel. Jour après jour, toutes les infos sur le tournoi.
Brésil
Avec les encouragements de Pelé
S´il réstait encore un doute sur la qualité de l´équipe du Brésil et surtout sur son statut de grande favorite, Pelé a mieux situé le débat par une déclaration fracassante, vendredi. Il a assuré que «le Brésil avait la meilleure équipe (qu´il ait) pu voir». «Je n´aime pas qu´on dise que le Brésil est favori parce que chaque fois que cela a été le cas, nous avons perdu, note aussi Edson Arantes do Nascimento. C´est arrivé en 1950 (au Brésil) quand l´Uruguay nous a battu. En 1982, on disait que nous avions la meilleure équipe du monde avec Zico, Socrates et Falcao et nous avons été éliminé (par l´Italie)». Triple champion du monde (1958, 1962, 1970), Pelé était le maître à jouer de la sélection du dernier triomphe, souvent considérée comme la meilleure équipe de l´histoire.
La liste des 23
Le 15 mai reste mission impossible
Alors que la FIFA a annoncé que la date de remise des listes des 23 serait réexaminée le 15 mars par le Bureau de la commission d´organisation de la Coupe du monde, Raymond Domenech a dessiné, vendredi, ce qui pourrait être solution acceptée par tous. «Normalement, il y aura un compromis. Je pense qu´on donnera une liste élargie le 15 mai et une liste de 23 définitive le 1er juin, ou peut-être le 28 mai» a déclaré le sélectionneur national à L´Equipe.fr. Quelques jours après le séminaire de Düsseldorf, sa confiance sur un report de la date initiale a crû au contact de tous ses homologues. «(Les gens de la FIFA) sont obligés d´en rediscuter. Personne n´en veut. S´ils ont entendu ce qu´ont leur a dit, notamment Marco Van Basten, je ne pense pas qu´ils puissent passer outre.» L´idée d´un boycott a traversé l´esprit des sélectionneurs. «C´est ce que j´ai proposé à un moment. Je ne vois toujours pas comment on pourrait, le 15, donner une liste de 23 et autoriser les autres à partir en vacances. C´est impossible».
Croatie
L´Argentin Bilos n´est plus candidat
L´attaquant de Boca Juniors Daniel Ruben Bilos a changé d´avis. Moins de 48 heures après avoir fait savoir qu´il comptait disputer la Coupe du monde avec la Croatie, Bilos est revenu sur sa parole. «Bilos était enthousiaste à l´idée, mais il a remercié la Fédération croate pour sa proposition et lui a dit que son rêve de joueur était de défendre les couleurs de son pays l´Argentine», a dit vendredi Hugo Issa, le représentant du joueur. Bilos a été retenu pour un match amical perdu contre l´Angleterre le 12 novembre (2-3), sans jouer, et a disputé 59 minutes contre le Qatar (3-0) lors d´un match organisé hors des dates internationales. Il est d´origine croate par une grand-mère.
Allemagne
Le pouvoir soutient Klinsmann
Martyrisé par la presse populaire, discrédité par ses résultats et critiqué lundi par Franz Beckenbauer pour son absence au séminaire de Düsseldorf, le sélectionneur de l´Allemagne Jürgen Klinsmann est sur la défensive à moins de trois mois de la Coupe du monde. La question d´un départ avant l´ouverture du tournoi n´est plus taboue. La pression est si forte que la Fédération et même le pouvoir politique du pays ont dû voler au secours de l´ancien Monégasque. «Il a toute notre confiance, il est l´homme qu´il nous faut, a déclaré le président de la DFB Théo Zwanziger dans "Die Welt". Cela ne fait aucun doute et il n´y aura pas de plan d´urgence». Le ministre des Sports Wolfgang Schäuble y est aussi allé de son couplet : «Je ne vois rien de bon dans le fait de changer de chevaux en pleine tempête . Klinsmann a choisi d´assumer des responsabilités qui ne sont pas faciles. La DFB, qui l´a engagé, savait que Klinsmann n´était pas un homme facile. Je reste convaincu, malgré toutes les faiblesses affichées en préparation, que notre équipe ne nous décevra pas».
Jürgen Klinsmann est notamment contesté pour ses retours incessants vers les Etats-Unis, où il réside. Pour justifier cette obsession du sélectionneur, le parlementaire (CSU) Peter Ramsauer a déclaré «soupçonner une raison : il s´agit de demeurer au moins 183 jours par an aux Etats-Unis pour des motifs fiscaux». Klinsmann a déclaré, dans la foulée, qu´il payait ses impôts en Allemagne. Il sait déjà ce qu´il devra faire pour conserver son poste après 2006. «Il faudra que nous soyions sûrs qu´il vive en Allemagne», a déclaré le vice-président de la DFB Hans-Georg Moldenhauer. L´intéressé doit déjà conserver son poste d´ici à la Coupe du monde. Il a assuré au "Bild" qu´il avait un «plan» pour relever la Mannschaft avant le Mondial. Sans en dévoiler le détail.