C´est clair qu´on aurait été mal si le Brésil avait égalisé sans Ribéry pour refaire le jeu... Faut arrêter de faire rentrer Govou franchement...
On refait le MATCH ^^
LANCÉS COMME DES FUSÉES
L´équipe de France s´est qualifiée pour la cinquième demi-finale de son histoire en Coupe du monde en battant le Brésil (1-0). Les champions du monde ont été mangés physiquement et techniquement par des Bleus touchés par l´état de grâce en seconde période.
Un exploit considérable
Alors que deux matches restent à conquérir pour redevenir champions du monde, l´heure n´est pas forcément à rappeler les souvenirs, surtout s´ils sont récents, surtout s´ils sont mauvais. Ce qu´est en train de réussir l´équipe de France dans cette Coupe du monde 2006 est proprement inouï au regard du visage qu´elle offrait il y a encore deux semaines. Elle ne gagnait pas, ne maîtrisait pas grand-chose. Un soir de match nul contre la Corée du Sud (1-1), Vieira se demandait si son équipe était «poissarde ou bidon». Elle a sorti samedi l´archi-favori de la Coupe du monde, le Brésil tenant du titre, et il n´y a strictement rien à en redire. Il a suffi d´un but, inscrit par Henry sur un coup franc de Zidane, autrement dit, une passe décisive, une vraie (57e), la première de l´un vers l´autre, pour envoyer la France vers la cinquième demi-finale de son histoire (1958, 1982, 1986, 1998). La dernière fois, ce n´était d´ailleurs qu´une étape. Cette victoire récompense une équipe qui a encore haussé son niveau de jeu par rapport à son huitième contre l´Espagne (3-1). La même rigueur tactique lui a permis de ne jamais permettre aux stars brésiliennes de recevoir le ballon dans des circonstances satisfaisantes. Le Brésil a peu frappé au but et n´a pas eu vraiment d´occasion avant cinq dernières minutes un peu folles, comme toujours.
Un volume technique considérable a conduit les Bleus à dominer le Brésil au point de l´humilier sur ses points forts. La première demi-heure de la seconde mi-temps est à ce titre à ranger dans l´anthologie des grands moments de l´histoire de l´équipe de France. Sous la baguette d´un Zidane enchanteur, elle a mis au supplice une sélection brésilienne incapable de faire le moindre pressing. C´est sur ce dernier plan que la victoire tricolore fut assommante. Le Brésil a donné de lui l´image d´une équipe lestée par une grosse caravane, incapable d´accélérer et de jouer lucidement. Le poids de l´attente qu´il suscitait et d´une saison trop longue, à moins que ce ne soit le volume pris par les Bleus sous la direction de Robert Duverne. Le Brésil doit se demander ce qu´il a fait pour mériter d´être la victime d´une France même pas capable de terminer en tête de son groupe. Depuis 1990, la France est la seule à avoir éliminé le champion des champions du tournoi intercontinental. Elle était l´unique à l´avoir sorti deux fois de suite (1986, 1998). Ça fait trois. C´est un exploit considérable.
Une demi-heure géniale
Il s´est dessiné de façon progressive et il a fallu moins d´une heure pour comprendre le sens de la logique du jour. La France a commencé par offrir au Brésil sa densité défensive. Ronaldo et Ronaldinho semblaient si dangereux dans leur position d´attente mais ils n´ont rien reçu de vraiment exploitable. Derrière les quelques imprécisions techniques du début du match, le carré défensif Thuram - Gallas - Makelele - Vieira a tenu la boutique, au point de mener tout le monde vers une expression individuelle maximale. La France aurait très bien pu prendre l´avantage plus tôt. Comme le Brésil, elle n´eut d´abord que des proto-occasions, mais elle était en droit de demander un penalty pour une faute de Lucio sur Vieira (22e). En toute fin de première période, deux coups francs, l´un de Henry, l´autre de Zidane, offraient deux nouvelles opportunités. Mais le mur a repoussé deux tirs qui partaient bien. Puis vint une demi-heure géniale, jouissive, entamée par une tête de Henry à côté (46e), poursuivie par le but, à bout portant devant Dida (57e), un centre de Ribéry dévié par Juan au ras de son poteau (61e), puis un mouvement du Marseillais avec Henry stoppé par Dida (70e). L´heure de devenir plus prudent avait sonné. Le Brésil jeta ses maigres forces dans la bataille. A la 89e minute, Ronaldinho permit au Brésil de se rapprocher du cadre sur un coup franc impeccable, à 15 centimètres près. Dans nos souvenirs très récents, il y a aussi celui-ci : la France est le demi-finaliste qui aura fait la plus forte impression. Ça n´a pas dû échapper au Portugal.
Gallas : «Ce n´est pas fini»
William Gallas est heureux. (L´Equipe)
William Gallas a réalisé contre le Brésil une rencontre à l´image de sa Coupe du monde : énorme. Mais le défenseur de Chelsea doucherait presque l´enthousiasme général. «On ne va pas s´enflammer parce qu´on a battu le Brésil» dit le défenseur central dont l´association avec Thuram progresse à vue d´oeil. Gallas rappelle que l´objectif des Bleus est d´aller au bout de la Coupe du monde. Ce ne sera possible qu´à condition de garder la tête froide et de ne pas sous-estimer le Portugal en demi-finale, mercredi à Munich.
«William Gallas, vous avez battu le Brésil en quart de finale de Coupe du monde. Racontez-nous...
Les Brésiliens n´étaient pas imbattables, on a pu démontrer qu´on avait la force pour gagner ce match. On avait tout mis en place pour les empêcher de jouer. Ça a bien marché. On a encore haussé notre niveau et notre solidarité. On sent qu´on peut aller encore plus loin. On ne va pas s´enflammer parce qu´on a battu le Brésil. On garde les pieds sur terre. On s´enflammera peut-être après si on gagne la Coupe du monde.
Samedi, les Brésiliens étaient français et le plus brésilien d´entre tous était Zidane non ?
On peut dire ça, oui. Zizou a fait des gestes techniques impressionnants. Ça nous a été bénéfique. Quand vous avez Zidane au plus haut niveau, c´est vrai que... (Il s´interrompt) Mais c´est toute l´équipe qui a fait un match plein. Zidane a fait ce qu´il fallait faire. On a revu un grand Zidane.
Vous avez maîtrisé le jeu de passes, notamment au milieu. Comment avez-vous réussi ?
On savait comment ça allait se passer. On connaissait leurs défauts. Il ne fallait pas avoir peur de jouer. Le Brésil aime faire courir ses adversaires mais il n´aime pas courir après le ballon. Il fallait faire en sorte que ce soit comme ça. C´était le même style que les Espagnols au niveau au-dessus.
Quand on est défenseur, comment prépare-t-on un match contre Ronaldo et Ronaldinho ?
En restant concentré pendant 93 minutes. C´est ce qu´on a réalisé. Avant le match, on avait décidé de ne pas prendre de but. Il fallait être vigilant. Avec Lilian, on avait beaucoup parlé de Ronaldo. Dans les deux contre un, il fallait un marquage serré, ne pas le laisser seul car avec sa vitesse, le danger était de le laisser partir tout seul. Chaque fois que les Brésiliens avaient le ballon, on faisait un marquage plus serré sur Ronaldo. Ces deux-là, il faut les surveiller à chaque seconde, une occasion leur suffit pour mettre un ballon au fond. Toute l´équipe a bien joué sur le plan défensif.
Finalement, ça a été tranquille...
Je ne peux pas dire tranquille. Ronaldo est malin vous savez. Quand il a vu qu´il n´aurait pas de ballon en profondeur, il a commencé à décrocher. Il nous a mis un peu le feu.
Où en est la progression de votre entente avec Thuram ?
Nous sommes de plus en plus costauds. On se parle moins, ça prouve qu´on se connaît maintenant, même si on peut encore progresser. On connaît nos styles de jeu respectifs. Ça n´a rien à voir avec le début de la préparation. Quand vous avez une bonne défense, il suffit d´une occasion pour que les attaquants la mettent au fond. Makelele et Vieira, devant nous, ont encore abattu un boulot énorme.
Vous semblez irrésistibles dans cette Coupe du monde...
Nous sommes de mieux en mieux, défensivement costauds, bien au milieu, et devant, ça marche aussi. Nous ne sommes peut-être pas à 100% mais nous sommes bien physiquement. C´est pour la finale qu´on sera à 100%. On monte en puissance.
Ça change quelque chose d´avoir réussi une telle performance ?
Non, il faut faire attention à ne pas s´enflammer. Il n´y a que nous qui pouvons nous arrêter. Si nous ne restons pas concentrés, si on croit que tout est arrivé, ça s´arrêtera. On en a déjà parlé dans les vestiaires. Tout le monde sait que le plus dur reste à faire. Ce n´est pas fini, il reste deux matches pour gagner cette finale. C´est l´objectif. Il faudra entamer la demi-finale dans les meilleures conditions. Si, dans votre tête, vous vous dites que vous allez gagner, vous courez des risques.
Que pensez-vous du Portugal, votre futur adversaire ?
C´est une grosse équipe mais je ne connais pas sa façon de jouer. Il ne faudra pas la sous-estimer. Ils nous reste trois jours pour bien les observer.
Vous serez favoris ?
Non. Ce sera du cinquante-cinquante. Il n´y a pas de favori en Coupe du monde. Les Portugais sont en demi-finale car ils l´ont mérité. Les journalistes ou les spectateurs vont peut-être dire qu´on est favoris. Mais dans nos têtes, ça n´existe pas.
Auriez-vous préféré l´Angleterre, pour des raisons sentimentales ?
Ouais, non.... Le plus important pour moi, c´est d´être en demi-finale.
Cette équipe de France revient de si loin...
C´est vous qui le dites. Nous, dans nos têtes, tout était clair. On savait ce qu´on voulait. Beaucoup de personnes nous ont critiqués. On répond de la meilleure des façons, sur le terrain.
Le staff vous a fait la haie d´honneur à la sortie du terrain...
Ils sont fiers de nous. Ils font partie du groupe. Cette victoire n´est pas seulement celle des joueurs, c´est aussi celle du staff. Dans le vestiaire, c´était de la pure folie. Nous sommes des déconneurs.
Cette équipe a-t-elle le niveau de celle de 1998 ?
Seuls les anciens peuvent vous le dire...»
02/07/2006
Foot - CM - FRA : Domenech : «Des vieux solides»
Le sélectionneur de l´équipe de France reprend à son compte les commentaires qui ont accompagné l´entrée en lice de son équipe, notamment son âge avancé, pour souligner la cohésion dont ont eu besoin les Bleus pour éliminer le Brésil de la Coupe du monde (1-0), samedi en quart de finale. Mais Raymond Domenech «ne cautionne pas» le discours «cocorico» qui salue cette qualification pour les demi-finales comme un événement. Il le répète sans se lasser : l´objectif est de devenir champion du monde le 9 juillet.
«Raymond Domenech, quel est le sentiment qui prédomine ce soir ?
Le 9 juillet... ça paraît bête mais il y a encore un match, le Portugal, qu´il ne faut pas négliger. Mais on a une idée, un objectif, une volonté : c´est le 9 juillet ! C´est une chose que je répète depuis longtemps... Le Brésil, c´était une étape excitante mais juste une étape. On est heureux mais on oublie pas que le prochain match, c´est le Portugal.
Comment expliquez-vous cette domination sur les champions du monde ?
On a souffert sur la fin quand même... Et je ne trouve pas que nous les avons dominés. On a géré la rencontre comme il fallait. Le Brésil était champion du monde mais, sur le terrain, le match s´est joué à onze contre onze. Ils ne sont pas entrés comme des champions du monde mais pour jouer un quart de finale contre l´équipe de France. Cette notion de champion du monde, pour nous, entraîneurs et joueurs, elle n´existe pas.
Etait-ce le match le plus excitant de votre carrière comme vous l´avez laissé entendre il y a quelques jours ?
Je ne sais pas si je l´ai vécu d´une manière excitante mais je l´ai vécu, ça c´est sûr... J´ai vécu 92 minutes à fond, sans me relâcher et en restant attentif à tout. J´ai surtout essayé de regarder quels étaient les problèmes que pouvait nous poser le Brésil et ce qu´il fallait rectifier.
Avez-vous un sentiment de plénitude après cette victoire, quoi qu´il arrive après ?
Non, pour moi, la réussite, elle n´est que le 9 juillet. Arriver en demi-finale, c´est bien mais on n´a pas le droit de se dire maintenant «C´est bon, on est content, on s´arrête là». Je ne peux pas cautionner ce genre de discours. On va se battre pour aller au bout. Aujourd´hui, c´est pas cocorico ! C´est bien, mais ça continue.
Comment avez-vous trouvé Zidane ?
C´est Zidane... Il a l´air de vous surprendre. Nous, il ne nous surprend pas. On sait ce qu´il est capable de faire. Et justement, c´est parce qu´il sait qu´il va bientôt s´arrêter qu´il a envie de jouer tout à fond. Il n´y a plus de calcul. C´est d´ailleurs le discours que l´on tient aux joueurs à chaque match : «Imaginez que c´est le dernier». Samedi, chacun a fait son boulot et même ceux qui étaient sur le banc. Comme contre l´Espagne, on a eu tout un groupe qui était derrière son équipe.
Votre équipe ne cesse de progresser. Cela vous surprend-il ?
Une Coupe du monde, c´est sept matches et pas juste un en entrée. Notre objectif a toujours été de bien se préparer pour être champions du monde. Peut-être n´avons-nous pas été très impressionnants dans les premiers matches, mais toutes celles qui l´ont été regardent maintenant les matches à la télé.
Sur quoi la rencontre s´est-elle jouée ?
Ce sont les joueurs qui l´ont gagnée sur le terrain. Par une rigueur, une discipline, une générosité et une solidarité. C´est ce qu´il fallait contre l´Espagne, c´est ce qu´il faut pour jouer contre le Brésil et c´est ce qu´il faudra pour jouer le Portugal. Ce sont ces éléments, de respect des uns et des autres sur le terrain, qui font que cette sélection est solide. C´est une équipe de «vieux solides».
Aviez-vous prévu un plan anti-Ronaldinho ?
Non ! Nous avions une stratégie pour jouer contre le Brésil mais pas pour contrer un joueur en particulier. Sinon, il aurait fallu faire ça également pour tous les autres.
Que pensez-vous de cette équipe du Portugal, qui va par ailleurs récupérer deux joueurs frais (Deco et Costinha) ?
On respecte beaucoup cette équipe parce qu´on les connaît tous. On les a suivis durant toute la compétition. Ils ne sont pas faciles à jouer. C´est une équipe qui sait poser des problèmes à l´adversaire. Elle sait faire déjouer, casser le rythme et accélérer. C´est une équipe brésilienne. Ils ont ce côté technique que nous n´avons pas forcément.
Quand, il y a quelques mois, l´équipe de France avait du mal à se qualifier, pouviez-vous imaginer vous retrouver parmi les quatre meilleures équipes du monde ?
Ce n´était pas de l´imagination. Il y a deux ans, notre objectif était de se qualifier et de refaire vibrer les spectateurs français. De ce côté là, on a rempli une partie du contrat. Mais on a envie que ça dure. Ce genre de chose ne se programme pas. On savait que ce serait difficile. Cette équipe se mettait en place et on savait qu´il fallait du temps et des matches à répétition pour qu´elle s´épanouisse. C´est ce qu´elle est en train de faire.»
2006 - Sites brésiliens: "Zidane fait pleurer une 2e fois le Brésil"
[ dimanche 02 juillet 2006, 00h19 - AFP ] - Les sites internet brésiliens, comme uol.com.br, ont évoqué "le bourreau Zidane" qui "a fait pleurer une 2e fois le Brésil" après la qualification de la France aux dépens de la Seleçao (1-0) samedi en quart de finale du Mondial-2006 de football.
"Zidane était dans un jour de Zidane. Et l´un des derniers mohicans du football créatif et imprévisible a battu le Brésil de (Carlos Alberto) Parreira", commente le site uol.com.br.
Folha Online titrait: "Et (le Brésil) a eu de nouveau la France de Zidane sur son chemin."
"Le Brésil perd face à la France et le rêve du +hexa+ (6e titre mondial) s´éteint", dit le journal O Globo sur son site.
"Le résultat démontre le poids historique du Brésil contre les Français en Coupe du monde. Après la défaite 5-2 en demi-finales en 1958 (en Suède), la France a remporté les trois confrontations suivantes: en quart en 1986 (au Mexique) aux tirs au but, lors de la finale de 1998 et maintenant", rappelle le quotidien.
"Les stars du Brésil n´ont pas réussi à créer du jeu", regrette O Globo.
"La France est le plus grand tourment du Brésil en Coupe du monde", déclare pour sa part le journal O Estado de Sao Paulo.
"Ce soir, c´est tout le Brésil qui a été pris de convulsions", a affirmé l´envoyé spécial de ce média en Allemagne en référence aux mystérieux mal qui avait frappé Ronaldo avant la finale de 1998 perdue 3-0 par la Seleçao.
"Pour le match de 1998, les convulsions de Ronaldo ont servi d´excuse. Qu´est-ce qui expliquera la désastreuse prestation de ce samedi à Francfort?", s´interroge-t-il.
"Les interprétations se multiplieront ces prochaines années. Mais rien ne justifiera l´apathie, les erreurs d´appréciations, l´inertie totale de cette équipe invincible. Invincible dans les campagnes publicitaires, dans les jongleries en-dehors du terrain et dans les poses de cirque pour des centaines de professionnels de l´image", a asséné le journaliste.
La France a interrompu la série de 11 victoires consécutives du Brésil en phase finale de Coupe du monde. Les Français sont les derniers à avoir battu le Brésil, lors de la finale 1998 remportée par les Bleus 3-0 en 1998.
BARTHEZ : L´un des héros du 12 juillet 1998 a encore été le cauchemar de Ronaldo, qui s´est cassé les dents par deux fois sur le gardien. En début de match avec une bonne sortie dans les pieds du Madrilène (18e) puis à la toute fin de la rencontre sur une frappe cadrée (90e). Maître dans les airs, il a été l´auteur de deux belles sorties aériennes (48e et 87e) et a été vigilant sur une offensive de Ronaldinho, qu´il a bien devancé (58e).
SAGNOL : Très vite, il s´est montré dangereux sur quelques centres bien ajustés dont un directement sur Dida (17e). Il a souvent cherché à jouer long sur Henry, qu´il a recherché de la tête. Défensivement, il a correctement tenu son couloir et a bien endigué les montées de Roberto Carlos. Bien en place en seconde période, il a été averti pour avoir stoppé la course de Kakà (74e).
THURAM : Le défenseur de la Juve a fait parler son vécu, ce qui lui a permis de passer une soirée sans souci majeur. Toujours bien placé et attentionné jusqu´au bout, il a éteint les velléités de Ronaldo, qu´il a parfaitement couvé. Il a été averti pour une faute quelque peu imaginaire sur Ronaldo (88e). Le grand Thuram est revenu.
GALLAS : Comme son alter ego Thuram, il n´a pas eu besoin de forcer son talent face à un Ronaldo bien trop seul. Il n´a jamais paniqué et a été présent dans les duels aériens. Un joli sauvetage dans les dernières secondes. Il réalise un grand tournoi.
ABIDAL : Sur son premier ballon, le Lyonnais a tout de suite montré une grande détermination. Sur sa lancée, il s´est engouffré dans les espaces laissés vacants par Cafu pour porter le surnombre. Son entente avec Malouda est toujours aussi bien huilée et il s´est plusieurs fois trouvé en position de centrer. Un match propre.
MAKELELE : Après deux matches en demi-teinte, il est revenu à un très bon niveau. En première période, il a souvent mis Kaka sous l´éteignoir, ce qui n´est pas rien. Récupérateur hors-pair, il a joué vite et a cherché Henry dans la profondeur (35e). Après le repos, il a suivi Zé Roberto à la trace tout en réussissant à temporiser le jeu et relancer avec le plus grand soin.
VIEIRA : Il est monté en puissance en même temps que l´équipe, pour évoluer au final dans la lignée de ses deux dernières rencontres, c´est-à-dire à un niveau monstrueux dans le harcèlement, la récupération et la relance. Entre toutes les qualités, il a celle-ci : il montre l´exemple en permanence quand il s´agit de soutenir Henry.
MALOUDA : Il a réalisé quelques percées intéressantes en première période et livré un inlassable abattage sur son côté gauche. Peu décisif, il a cependant pesé par une force de percussion supérieure à celle des précédents matches, subissant notamment de nombreuses fautes. Remplacé par WILTORD (80e).
RIBERY : Même s´il a joué sans complexe, il a eu du mal à exister dans son registre habituel avant le repos. Il a en revanche percé la vieille cuirasse brésilienne à plusieurs reprises en seconde période, étant à l´origine de deux énormes occasions. Il est recherché par tous ses partenaires, qui ont une confiance aveugle en lui. Remplacé par GOVOU (74e), à un moment où il fallait surtout défendre.
ZIDANE : L´homme du match selon le comité d´expert de la FIFA et les 48 000 spectateurs enchantés. Il a perdu un ballon en 93 minutes. Le reste ne fut que déviations magnifiques et contrôles hallucinants, une démonstration dans l´élimination d´adversaires par la passe ou par le dribble. Il avait mis tout le monde dans l´ambiance par un grand numéro dès la première minute, avec trois joueurs éliminés. Il se prépare une sortie de seigneur.
HENRY : Sa position d´unique attaquant de pointe l´oblige à l´exploit sur à peu près chaque ballon reçu en situation d´infériorité numérique. Mais il semble accepter son rôle de bonne grâce et a toujours l´énergie pour filer sur les côtés. Il reste quelques incompréhensions avec Zidane, sauf sur coups de pied arrêtés. Ça a donné une occasion nette et un but, son troisième dans la compétition. Remplacé par SAHA (85e), qui a eu le temps de frapper une fois au but, mais son ballon tendu a été capté par Dida.
De tout coeur pour remporter la Coupe !
Mais ce qu´ils ont déjà fait , prouve que c´est déjà une très grande équipe de football !
2002 est oublié !
c´est clair qu´on va s´en souvenir de cette année elle est magique maintenant il faut aller au bout ! si on arrive à être champion du monde ça va être ENORME en france ![]()
billjackhammer
Je suis complètement d´acoord avec ton analyse ![]()
Bon maintenant, il faut que les joueurs se concentrent sur le match contre le Portugal ![]()
j ai un peut rater le c/c c est tiré de l equipe.fr je n est fait que relayer l info ![]()
ça va être dur le portugal on avait eu du mal à l´euro 2000 !! il va falloir bien jouer ![]()
et que ribéry, zidane et vieira ne prenne pas de carton ![]()
Ahoui! J´avais oublié les cartons ![]()
Il faut absolument que Zidane ne prenne pas de carton contre le Portugal.
billjackhammer
bon bah je suis d´accord avec lequipe.fr alors ![]()
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La France a remporté deux de ses trois titres sur ses terres et un chez son voisin du nord, cette année c´est à l´est que ça se déroule et notre équipe nationale est encore là ce qui me fait penser qu´elle est capable de gagner chez elle où dans un pays voisin d´abord en Belgique puis cette année en Allemagne, il faudra attendre le prochain euro chez les Suisse pour s´imposer donc ce qui fera encore un doublé mondial-euro ^^
vive la france !!
Raymond et tout les français t´aime ![]()
02/07/2006
Foot - CM - FRA : Zidane met la presse d´accord
L´ensemble de la presse mondiale a salué la magistrale partition jouée par le meneur de jeu de l´équipe France face au Brésil samedi. Pas étonnant que la presse brésilienne salue avec objectivité la «leçon de football» donnée par Zidane à une équipe brésilienne «médiocre» et «apathique» selon O Globo. Le quotidien de Rio de Janeiro n´hésite pas à titrer «La France liquide le Brésil», alors que le célèbre commentateur Clovis Rossi accentue le trait en affirmant avec lucidité : «le récital de magie que Zidane a donné à une sélection brésilienne sans âme, sans organisation, sans football, va rester dans l´histoire». Une presse qui accable Carlos Alberto Parreira de tous les maux, demandant le retour au pays de Luiz Felipe Scolari, vainqueur de l´épreuve avec la Seleçao en 2002.
Pour les Allemands, «Zidane danse la samba», les médias n´hésitant pas à encenser «ce meneur de jeu de génie» qui est venu à bout du Brésil. Bild am Sonntag a même titré «Vive la France !» , en français dans le texte, et n´a pas non plus hésité à saluer la performance de Thierry Henry qui a «désensorcelé le champion du monde». Tagesspiegel évoque «une superstar qui dépasse une superstar» tandis que Welt am Sonntag parle d´une France qui «détrône le Brésil». En espérant de tout coeur que cela soit un bon présage.
Première a titiller Zinédine Zidane, la presse espagnole s´est bien calmée face au talent du numéro 10 Français. «Que Dieu garde Zidane pour encore beaucoup d´années. Zizou vit et joue encore mieux que personne» affirme le journal généraliste El Pais qui aimerait donner un «Ballon d´Or de la Coupe du monde» à Zidane. «Personne ne peut mettre en doute la supériorité de la France de Zidane, meilleur footballeur et plus séduisant que jamais, du haut de ses 34 ans...faute d´un roi pour le Mondial d´Allemagne, rien de mieux que Zidane retrouve le trône», conclut même le journal.
Le journal sportif Marca, qui avait proclamé le 24 juin : «Nous allons mettre Zidane à la retraite», a retourné sa veste, son manteau, et même son pantalon en titrant : «Ne prends jamais ta retraite !» .
on va battre les portuguais !! ! allez les bleus !! ![]()
j´espere qu´on va les battre
02/07/2006 - Foot -CM -FRA
Domenech :«Dépasser l´étiquette»
Domenech soucieux de garder la sérénité.
Le sélectionneur des Bleus a parfaitement conscience de la trace qu´a laissée l´équipe de France dans cette Coupe du monde après avoir dominé le Brésil (1-0) en quart de finale. Son combat du moment est de neutraliser l´euphorie qui plane autour de l´équipe et du statut de favori que la France semble désormais devoir endosser pour la suite, en tout cas en demi-finale contre le Portugal. «On a battu le Brésil, les champions du monde, donc on va avoir une étiquette. Notre travail est de dépasser ça. C´est un moment exceptionnel à vivre. Il faut le faire à fond en se préparant à fond.» Les «cocoricos» sont remis à plus tard. Au 9 juillet, bien sûr.
«Raymond Domenech, quel est le sentiment qui domine au lendemain de cette qualification pour les demi-finales contre le Brésil (1-0) ?
La satisfaction du travail bien fait. C´est un plaisir de se dire qu´on travaille et qu´on récolte le fruit de son travail. En ne lâchant pas ses idées, ses efforts, on arrive à quelque chose de super. En même temps, ce n´est pas fini, il ne faut pas relâcher. Nous sommes passés de l´euphorie momentanée d´après-match à la préparation d´un avant-match, avec une possible finale derrière et tout ce que ça peut représenter.
Vous attendiez-vous à la possession de balle si importante contre le Brésil ?
On ne s´attendait pas forcément à avoir plus le ballon qu´eux. Je n´ai pas les statistiques. On l´a eu plus sur l´ensemble du matches ou par périodes ? (Réponse : 56% en première mi-temps et 45% en deuxième selon la FIFA). Ce qui compte, ce sont les séquences. L´idée de base c´était : les Brésiliens sont bons quand ils ont le ballon. Moins on leur rend, mieux c´est. On a su ne pas leur permettre de nous user.
C´était un match encore meilleur que devant l´Espagne ?
Pour moi, c´était un match différent. Le Brésil n´a pas tout à fait les mêmes caractéristiques. On a été bons dans les deux cas, face à deux adversaires différents.
Avez-vous l´impression d´avoir été plus menaçants sur le plan offensif ?
C´est logique. Quand on assure, quand on a des certitudes sur les bases défensives, ça donne un peu de liberté à ceux qui sont chargés du registre offensif, d´aller un peu plus loin. S´il y a un plus à rechercher dans notre confiance, c´est là.
Quel effet cela vous a-t-il fait de voir Zidane à ce niveau ?
Un joueur, quelle que soit sa qualité, est dépendant d´une équipe. L´équipe doit permettre à un joueur d´exprimer son talent. Quand personne ne se prend pour un autre et fait bien ce qu´il a à faire, dans son registre, on rend possible cette expression individuelle. Et quand on voit Zidane dans son registre, on voit le grand Zidane. A chaque match j´ai vu Zidane, j´ai vu ce qu´il a permis. L´équipe s´est construite avec ça, et même parfois sans lui. J´ajoute que d´autres joueurs que lui ont fait des matches énormes pendant cette Coupe du monde.
Quel est le principal danger, à cette heure ?
C´est d´abord l´adversaire, le Portugal. Sa qualité, le fait qu´il soit capable de s´imposer devant toutes les équipes. Je dis depuis le début que cette équipe a quelque chose. Elle sait s´accrocher, faire déjouer l´adversaire tout en possédant des talents individuels exceptionnels. Après, il y a tout ce qui tourne autour. On a battu le Brésil, les champions du monde, donc on va avoir une étiquette. Notre travail est de dépasser ça. C´est un moment exceptionnel à vivre. Il faut le faire à fond en se préparant à fond.
Quels indices avez-vous de l´euphorie dont vous parlez ?
Dans le groupe, aucun. De l´extérieur, plusieurs. J´ai fermé mon portable. On reçoit des messages de partout. On n´ouvre pas la télé car c´est cocorico sur toute la ligne. J´essaie de tout relativiser. C´est diffus, mais c´est là. Pour trois jours, il faut retrouver l´état d´avant le match. On va continuer à se fermer au maximum pour ramener tout le monde à la réalité. En soi, être en demi-finale est un exploit. Toutes les équipes ont ce travail à mener.
Ne craignez vous par l´agressivité des Portugais, qui leur a valu beaucoup de cartons, et dont vous avez fait les frais avec les Espoirs en novembre 2003 ?
Ce genre de jeu est permis par l´arbitrage. J´attends plutôt des Portugais un vrai spectacle, une vraie demi-finale, je n´ai pas envie de revoir Pays-Bas - Portugal (0-1, quatre expulsions au premier tour). Mais surtout ne réduisez pas le Portugal à ça, vous n´avez pas le droit, c´est une équipe organisée, qui sait défendre et provoquer.
Quel regard portez-vous sur le travail de Luiz Felipe Scolari ?
Je ne le connais pas bien. (Faussement interrogatif) Il a été champion du monde non ? (en 2002 avec le Brésil). Il doit avoir quelques certitudes sur son travail et la vie d´un groupe en grande compétition. Il connaît ses joueurs depuis quatre ans, j´ai beaucoup de respect mais je ne juge pas.
Est-il possible que l´équipe reste aussi forte physiquement que samedi ?
Je ne sais pas, on va tout faire pour. La réalité n´est pas scientifique. Il y une part d´intuitif dans cette préparation. Depuis le Togo, on n´a pas fait de vraie séance athlétique. On a fait de l´entretien, du football.
Historiquement, la demi-finale est l´étape la plus difficile à franchir pour la France...
C´est toujours la plus difficile pour tout le monde. Car derrière une demi-finale, il y a quelque chose d´énorme, une finale de Coupe du monde. Donc une pression s´installe. Être en demi-finale, c´est être à deux mètres du sommet et avoir peur de rater la dernière marche. On craint le "tout ça pour ça". Pas plus la France que les autres.
Raymond, ce n´est toujours pas une Coupe du monde réussie ?
Non, la Coupe du monde ne sera réussie que pour l´équipe qui la gagnera. Pour les autres, ce sera plus ou moins réussi en fonction du niveau d´espérance initial. On s´accrochera aux petits plaisirs qu´on a pris en passant. Mais le vrai bonheur de ce tournoi c´est de le gagner.
Votre place de sélectionneur n´est plus menacée, en tout cas...
Vous souhaitez que je reste vulgaire ? Je m´en fous ! Ce n´est pas mon souci. Je veux juste continuer à travailler pour que le rêve et le projet qu´on a mis en place se concrétisent. C´est en marche, il ne faut pas arrêter. Je vivrai, de toute façon.
Craignez-vous que la France ait réalisé trop tôt une sorte de match parfait ?
Je ne crains rien, sinon le Portugal, cet adversaire qui a aussi envie d´aller en finale. Les cocoricos, les bilans, ce sera à la fin de la Coupe du monde.»
on a réussi de battre les champions du monde alor moi je pense qu´on peut battre tout le monde !! !
J´ai remarqué un truc bizarre pour les supersticieux ^^ :
France 0 - 0 Suisse
France 1 - 1 Corée
Puis :
Togo 0 - 2 France
Espagne 1 - 3 France
Brésil 0 - 1 France
A chaque fois que la France est à droite de l´affiche on gagne...
XD
la france sera donc championne du monde^^
03/07/2006
Foot - CM : Thuram : «Il faut que je m´arrête»
Interrogé lundi sur une possible fin de carrière en équipe de France en Coupe du monde, Lilian Thuram a laissé entendre qu´il n´irait pas plus loin que ce tournoi mondial. «Pour l´instant je savoure cette Coupe du monde, je prends du plaisir mais je me dis que pour le bien de tout le monde, il faut que je m´arrête. A cet âge-là quand même...». La semaine dernière, il avait de refusé de se prononcer sur le sujet. «Je n´aime pas cette question» avait-il déclaré. A 34 ans, Lilian Thuram est le recordman français des sélections avec 119 sélections.
Oui ils seront champions allez les bleus !!