Le lendemain de l’ouverture du mercato, Michel Seydoux a pris quelques minutes pour parler de cette période très importante pour un club. Une période que le président du LOSC vit, cette année, sereinement.
PHOTO STEPHANE MORTAGNE
- Michel Seydoux, pensez-vous que ce mercato estival débute lentement à cause de l’Euro ?
« L’Euro n’est pas la bonne excuse. Le vrai problème, ce sont les finances des clubs. Les acheteurs classiques, comme Marseille ou Lyon, ont déjà annoncé qu’ils diminueraient leur investissement. Aujourd’hui, le seul gros qui dépense c’est le PSG et il le fait hors de France. Le mercato, c’est comme un jeu de quilles. Si vous achetez des joueurs en France, ça se répercute en France. Si vous le faites à l’étranger, ça ne se répercute pas en France. Le mercato sera donc calme. »
– Le LOSC semble quand même une exception en France, grâce à la vente d’Hazard...
« On est aujourd’hui l’un des rares acheteurs avec le PSG, et nous sommes en train de changer de catégorie avec le Grand Stade. Ce rendez-vous se gagne si l’on présente un projet de jeu sur le rectangle vert. Nous nous occupons de notre progression et pas de celle des autres. Nous suivons notre feuille de route pour monter l’équipe la plus compétitive possible. »
– Marvin Martin est l’exemple de cette politique ?
« Oui, c’est un joueur que nous suivions depuis longtemps. Nous étions d’accord financièrement avec Alexandre Lacombe (le président de Sochaux), à partir du moment où le joueur choisissait le LOSC. Nous officialiserons son arrivée à son retour d’Ukraine. »
– Et Nenê ?
« Je laisse de côté les commentaires sur les noms qui circulent. Il y a deux périodes importantes dans un mercato. Le début, pour avoir un effectif le plus complet possible pour la reprise de l’entraînement, et la fin pour réussir des coups, comme avec Joe Cole la saison dernière. On a encore plein d’idées, et il n’est pas impossible qu’un autre talent nous rejoigne d’ici la reprise le 2 juillet. Notre priorité est de trouver un attaquant spécifique sur le côté, qui marque des buts. C’est le profil du nom que vous avez cité, mais il y a aussi des joueurs de ce style à l’étranger. »
– Il y a le cas Debuchy aussi. On a l’impression que votre défenseur tend des perches pour avoir un bon de sortie ?
« Ça fait sans doute partie d’une guerre de communication. Mais nous ne sommes pas vendeurs. On peut comprendre que Mathieu ait envie, comme son ami Cabaye, de voir l’Outre-Manche, mais il fait partie de nos plans. On ne l’a pas prolongé il y a un an, pour qu’il ne reste qu’une saison supplémentaire. C’est un homme du LOSC ! »
– Finalement, ce mercato ne vous perturbe pas ?
« Je le vis d’une manière sereine. Nos plans ont été travaillés avec beaucoup d’anticipation. C’est une année plutôt facile pour le LOSC. »
RECUEILLI PAR OLIVIER FOSSEUX
La Voix Du Nord