Oui, pour Payet ça me ferait quand même bien chier de le voir partir.. D'ailleurs un article sur lui :
« Ma meilleure saison »
Hormis quelques réactions offertes au bord du terrain à des confrères de télévision, l'ancien Stéphanois ne se livre jamais, en effet. Après les matchs, il traverse la zone mixte avec un petit air qui veut dire : « Pas la peine d'essayer, je ne répondrai pas ». Ceux qui tentent encore leur chance sont ceux qui découvrent l'endroit. Les autres laissent filer, de guerre lasse.
Hier, on en a donc profité pour évoquer des sujets un peu éculés mais qu'on n'avait jamais pu aborder avec lui. Le retour en forme de Lille, par exemple, depuis fin janvier. « II y a eu un déclic au Parc des Princes, on fait vraiment un gros match, même s'il n'y a pas le résultat derrière(défaite 1-0), explique-t-il. On s'est dit que si on était capables de refaire ce genre de choses, on perdrait peu de matchs. Tout le monde s'est mis au diapason, tire dans le même sens. Avec l'état d'esprit d'un groupe solide, on peut faire de bonnes choses. » Le secret de sa réussite, aussi, alors que les chiffres le désignent comme l'homme en forme cette saison. « Je pense que c'est ma meilleure saison. Je voulais faire les deux, passer et marquer, je pense que j'ai réussi, après je sais que je peux encore être plus décisif en étant plus concentré et plus tueur devant le but. Ce qui a changé ? C'est un travail. Le fait d'avoir de bons rapports avec le coach et les dirigeants, qui m'ont mis en confiance et aidé quand ça n'allait pas, a compté. J'ai besoin de sentir qu'on a confiance en moi, ils l'ont compris. Je suis bien dans ma tête. J'ai envie de leur rendre cette confiance. »
Pas de réponse sur son avenir
L'attaquant fonctionne à la confiance mais aussi à l'orgueil. Piqué au vif, il répond présent. À Lille comme en équipe de France. « Ça m'avait boosté de ne pas être dans la liste contre l'Allemagne », avoue-t-il simplement. Il a suffisamment bien bossé, ensuite, pour être convoqué face à la Géorgie et l'Espagne.
Préparé à son passage devant les médias - le contraire eut été étonnant -, il a en revanche balayé les questions sur son avenir (« là, on est à la conférence de Lille - Bastia »), demeurant vague quand on a évoqué la nécessité pour lui de jouer une coupe d'Europe l'an prochain, ramenant la question à son club. Preuve qu'il est plutôt habile dans l'exercice. « Ça fait deux ans que je suis ici, deux ans que je joue la C1, ça fait partie des trucs importants, surtout pour le club. L'Europe fait partie du quotidien à Lille, c'est ce qui fait qu'on est très motivés par l'objectif qu'on s'est fixé. » Fin de l'entretien. Ce n'était pas si terrible, si ?