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Une fusillade mortelle s'est produite jeudi, vers 14 heures, avenue Michelet, à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, annonce Le Parisien.
Un jeune homme d'une vingtaine est décédé, après avoir essuyé des tirs venus de deux personnes. La fusillade s'est déroulée autour d'un carrefour très fréquenté de la ville, non loin du marché aux Puces, qui jouxte la capitale.
Un passant qui attendait le bus a été légèrement blessé à l'oreille par une balle, précise Le Parisien.
Un jeune homme, joint par la rédaction du Post, a été témoin d'une partie de la scène. Il raconte :
"J'ai entendu un coup de feu, je me suis retourné et j'en ai entendu quatre autres. J'ai alors vu un gars partir en courant. Il était cagoulé et est monté sur un scooter T-Max conduit par un complice, puis ils sont partis. Le quartier a été bouclé en partie et un hélicoptère tourne au-dessus de nos têtes."
D'après plusieurs témoins, interrogés par un journaliste du Post sur place, le jeune décédé serait "un 'guetteur' (personne chargée de surveiller les alentours lors d'un deal de drogue, ndlr)" décrit comme "un des plus gentils de sa bande". Toujours selon des témoins, il s'agirait en effet d'"un règlement de comptes" entre deux quartiers de Saint-Ouen, Michelet et Garibaldi.
Toutes les sources interrogées s'accordent à dire que ce n'était pas le jeune, décédé, "qui était visé". C'était "un gars poli, bien élevé, qui portait les courses aux gens", dit ainsi l'un d'eux.
La maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon, "chamboulée et révoltée", a annoncé au journaliste du Post sur place, que c'était "un jour noir pour la ville". "On est dans un climat de peur, beaucoup d'armes circulent", a-t-elle ajouté.
Plus de policiers à Saint-Ouen ?
Depuis quelques temps, la présence policière était pourtant plus visible dans la ville selon les habitants, notamment dans le quartier Zola-Arago, tout proche des lieux du drame. En effet, des riverains ont manifesté plusieurs fois pour exiger la fin des trafics de drogue en bas des immeubles. Des doléances entendues par Claude Guéant, qui avait alors annoncé un "nettoyage" du quartier.