Capable du pire comme du meilleur, Daniel Braaten reste une énigme au TFC depuis 5 ans. En juin, il arrivera en fin de contrat. Pour le moment, le club est en phase de réflexion. Le Norvégien, lui, n'y pense pas encore : "Je vais tout donner jusqu'au bout. On verra comment ça se passe. Si je n'ai pas de proposition, pourquoi ne pas rentrer en Norvège ? Je ne suis pas vraiment inquiet. Si j'arrive à prolonger, tant mieux. Sinon, la vie va continuer pour tout le monde."
Très apprécié dans le vestiaire, Braaten peut compter sur la sélection norvégienne où il est titulaire régulièrement, parfois en attaque, parfois sur une aile, pour augmenter son temps de jeu : "Heureusement, sinon ce serait compliqué !"
Alain Casanova, qui l'a fait venir de Bolton en 2008, connaît le personnage par coeur : "On ne peut pas le changer. Il est très attachant. Humainement, on l'aime beaucoup. Mais en même temps, parfois, j'ai envie de lui en coller une ! Parce qu'on sait qu'il a du potentiel. Ce n'est pas le plus grand technicien, mais il a des qualités de vitesse, de percussion et même de finition extraordinaires. Je voudrais qu'il soit à son niveau. Il doit se faire violence dès qu'il met un pied sur le terrain. Il est très objectif sur ses performances."
Pour valider le portait de Braaten, Casanova nous a raconté une anecdote : "Il y a un an, ses 4 meilleurs amis sont venus à Toulouse et ils ont pu voir l'entraînement. A la fin de la séance, j'ai eu l'occasion de parler avec un de ses amis en espagnol. Je lui ai demandé si Daniel était tout le temps comme ça. Il m'a répondu : "Ne m'en parlez pas, parfois on a envie de le frapper pour le réveiller !"
Jerry 