bon treve de plaisanterie, voilà la suite..
Chapitre 18 : Une soirée pas comme les autres…
Le coup d’envoi allait donc être donné sans moi. Je regardais, à travers le poste de télévision, l’entrée de mes coéquipiers sur le terrain. Ils avaient l’air gonflés à bloc. Je voulais tant les voir gagner. L’entraîneur était assis sur le banc, il me manquait. Ils me manquaient tous. J’aurais tellement voulu être à côté d’eux.
Tout à coup le commentateur prononça une phrase qui attira mon attention. Oui ! ! Il était en train de parler de moi.
- … nous avons tenté de connaître la raison de l’absence de la star montante de cette formation de Nantes, Samir Hassan mais l’entraîneur a invoqué une raison personnelle qui ne regarde que lui. Peut-être en saurons nous plus dans les jours qui viennent.
Et bien ! !! Les médias me considèrent aussi comme une star. Ca fait plaisir.
La rencontre débuta donc. Le Stade de France était peu rempli, les gens arrivaient en règle général pour le coup d’envoi de la finale de la Coupe de France. Mais un bon millier de personnes était déjà installée dans les gradins.
L’équipe d’Auxerre était impressionnante. Ils avaient un collectif superbe qui exerçait un pressing très haut. Dès le début de la rencontre notre équipe ne jouait vraiment pas bien. On perdait tous nos ballons. On était incapable d’aligner deux passes consécutives, de garder les ballons plus de trente secondes. C’était affreux comme spectacle.
La déroute totale. Je n’avais jamais regardé un match de football à la télévision aussi déséquilibré. On aurait dit qu’une équipe de L1 jouait contre une équipe de CFA2.
Et logiquement, l’ouverture du score ne se fit pas attendre. Pour une fois qu’on arrivait à faire une belle action, ils fallaient que les Auxerrois nous prennent en contre. Résultat : Une frappe somptueuse des trente mètres et un tir digne de Roberto Carlos.
Au bout de quinze minutes seulement, le score avait donc évolué en faveur des bourguignons. Et ça n’était pas terminé. Seulement deux minutes plus tard, le numéro sept auxerrois débordait sur l’aile, dribblait un de nos défenseur et réalisait ensuite un centre au millimètre pour son attaquant. Catastrophique.
Quand l’arbitre siffla la mi-temps, notre entraîneur se fit interviewer.
- Selon, qu’est-ce qu’il manque à votre équipe pour mieux jouer ?
- Qu’est-ce qui nous manque ? Vous voulez que je vous dise ? La seule personne qui aurait pu remettre l’équipe sur les bons rails n’est pas là ce soir, et c’est bien dommage. Je vais devoir faire avec et ça va être très dur. Les Auxerrois sont très forts. Trop fort peut-être…
- Vous parlez de Samir Hassan ? C’est lui le joueur qui aurait pu sauver la situation ?
- Je vous laisse y penser.
- Mais…
Trop tard, mon entraîneur, était déjà parti vers les vestiaires. Il avait presque réussi à me faire culpabiliser. En même temps, c’était une sorte de compliment. J’étais quasiment indispensable à l’équipe.
- M. Hassan, je vous présente…
- Chut ! !!! Attendez ils remontrent les buts…
- Oui mais…
- Deux secondes…
J’étais tellement absorbé par la télévision que je n’avais même pas remarqué que l’infirmière venait d’amener un lit dans ma chambre. J’apprendrais plus tard que l’hôpital manquait de place ce soir là alors on avait du être deux dans la même chambre.
La page de publicité se lança ensuite quelques minutes plus tard.
- Bonsoir.
- Ouah ! ! Tu m’as fait peur ! !!
- Excuse moi. Mais tu étais tellement absorbé par la télévision que je ne voulais pas te déranger.
- Euh, bah… Je suis désolé, je… Je m’appelle Samir. Et toi ?
- Laetitia.
- Laetitia ? C’est joli comme prénom.
- Merci.
Elle était si belle. A ce moment, le match n’avait plus aucune importance et c’était mieux ainsi étant donné qu’on allait s’en reprendre trois en deuxième mi-temps.