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Liste des sujets

[HS] Story

batou10
batou10
Niveau 10
11 décembre 2004 à 17:48:00

et la suite ? j´en bave ^^

pius987
pius987
Niveau 10
11 décembre 2004 à 19:18:54

Ouais franchement je trouve ça pas trop mal, j´attends la suite ! ^^

Sérieux je te conseille de continuer :o))

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
11 décembre 2004 à 20:08:48

la suite je la donnerai tout a l´heure....

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
11 décembre 2004 à 20:09:19

ou demain ^^

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
11 décembre 2004 à 22:19:35

La suite ^^

Chapitre 3 : Le cauchemar devient rêve.

Je peux vous dire que mon coach, je n’ai fait que le remercier pendant une semaine…
On est le 1er août, le voyage jusqu’à Nantes s’est très bien passé, j’ai eu l’occasion de discuter du FCNA avec des supporters durant le trajet. J’ai ainsi appris que le FCNA faisait partie des clubs les plus réputés pour leurs grands centres de formation qui, régulièrement, révèle des stars.
La chambre à la Jonelière était immense, je la partageais avec un jeune joueur du même age que moi qui, lui aussi, avait été sélectionné.
Tout allait pour le mieux, je me baladais dans le centre quand une voix familière m’interpella.

-Tiens Hassan, quelle surprise ! !! Mais dis moi, ils ont eut pitié de toi, t’as vendu ton appart pour les payer pour pouvoir venir ici ou quoi ? ?

Non, pitié, tout mais pas ça ! ! Pas lui ! !! Pitié ! !!

-Oh Hassan, tu me réponds quand j’te parle ? ?
-Tiens, mais c’est le fils de l’autre abruti, dis-je avec un léger ton ironique.
-Redis encore une seule fois un truc sur mon père et je t’extermine. T’as compris ?
-Ouh, arrête tu me fais flipper là ! !!

J’avais une chance sur un million de le retrouver, lui ou son père sur ma route et voilà… Le cauchemar allait commencer.

-Samir, Nicolas ! !!! Mais séparez-les bon sang de bon soir ! !!! Ca suffit, arrêtez ! !

Je lui avais cassé le nez, mais il l’avait mérité. Ce connard ne faisait que m’insulter depuis deux jours. Heureusement, les entraîneurs qui nous supervisaient l’avaient remarqué et il avait déjà été rappelé à l’ordre plusieurs fois alors que moi j’étais passé au travers.

-Bon, je ne vais pas vous le cacher plus longtemps, la fin du stage approche et notre objectif était de connaître les cinq meilleurs du groupe de vingt que vous êtes. Il reste encore quatre jours, à vous d’en profiter pleinement car seulement cinq d’entre vous continueront un stage spécialisé.

Une semaine et demie. Ca avait été formidable. Je crois que les moments que j’ai le plus apprécier, c’est quand nous avons fait les tests de vitesse. Non seulement j’avais été le plus rapide mais j’avais relégué Nicolas à plus de 3 secondes sur le 100m.
Et la fois ou il a voulu faire un concours de jongles à midi. Le pauvre en a fait 200 et s’est arrêter. Il a défié quiconque de faire mieux. Il est arrivé dernier de son concours. Et encore une fois j’étais arrivé premier avec près de 512 jongles.

Il ne restait plus qu’un jour. Tout le monde était mort de fatigue, et on souhaitait tous connaître les résultats le plus vite possible.

8h30, Ce fut Loïc Amisse en personne, l’entraîneur de Nantes qui vint annoncer les résultats et féliciter les meilleurs.

Je pensais qu’on serait tranquille, entre nous et les entraîneurs. Je m’étais fourré le doigt dans l’œil. En arrivant dans la salle de réunion, une bonne quinzaine de personnes était assise et nous attendait. J’appris très vite qu’ils étaient tous, soit des agents de joueurs, soit des recruteurs, venus de clubs très différents. Aussi bien de Paris que de Caen.

-Asseyez vous s’il vous plait. Merci. Nous allons donc commencer. Tout d’abord, je tiens à…

Pendant que Loïc Amisse parlait, je dévisageais chacune des personnes présentes dans la salle. Et notamment le badge accroché à leurs vestes.

-...Romain Saunier et Samir Hassan.

Hein, quoi, pourquoi est-ce qu’il avait dit mon nom ? Mais pourquoi est-ce que je n’écoutais pas ? Quel imbécile ! !!
C’est alors que tout s’enchaîna. J’ai jeté un rapide coup d’œil dans mon dos et Nicolas me lança un : « Suceur ! !!»
Un petit doigt d’honneur discret s’imposa alors puis dans la seconde qui suivie, je me rendis compte que tout le monde me regardais, on m’attendais. J’avais été sélectionné parmi les cinq et pas Nicolas. J’étais heureux. Tout simplement. Le rêve…

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:15:54

je mettrai la suite demain....

link-du-93
link-du-93
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:18:10

pas mal

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:19:20

merci ca me fait chaud au coeur
si si vraiment ^^

Dans la suite je part un peu en live a un moment mais je vous laisserai libre juge...

link-du-93
link-du-93
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:26:47

tu peeux pas la donnez maintenant car je vai y penser toute la nuit :o))

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:30:39

et non, fo ke je la relise, corrige les fautes ( et yen a bcp ^^), et l´améliorer un peu...
alors tu attendras..dsl . ...

link-du-93
link-du-93
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:33:17

o non :( tu la met a quel heure demain?

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:34:59

bon allez je suis gentil je mets une partie de la suite, je mettrai le reste quand je me levrai demain, c´est à dire assez tard ^^

Chapitre 4 : Un invité de dernière minute.

- Messieurs, j’ai l’honneur de vous présenter les cinq jeunes joueurs qui partiront en Suisse pendant 15 jours avec la CFA du FCNA.

La réunion se termina dans le calme. Tout le monde commençait à sortir. Je passais dans les rangs, je me dirigeais lentement vers la sortie quand tout à coup, un brouhaha se fit entendre dans la salle. Une personne se tenait là, elle venait d’entrer et attirait toute l’attention sur elle. Le contre-jour… Impossible de la distinguer. Assez grande, un homme sûrement d’une cinquantaine d’année. Il s’avança vers nous. Il marchait avec prestance.

- M. Jacquet. C’est un honneur que de vous voir parmi nous.
- Bonjour, bonjour. Ne vous occupez pas de moi messieurs, continuez…
- C’est que nous avions fini, répliqua Loïc Amisse.
- Ah ! !! Très bien. Je souhaitais m’entretenir avec vous, Loïc. A propos des cinq jeunes hommes que vous deviez sélectionner.
- Bien sur, suivez moi, je vous en prie.
- Merci.
- Messieurs, je ne vous raccompagne pas, la sortie est en face.

Tout le monde s’exécuta alors et en quelques secondes la salle se vida. Je vis au loin plusieurs personnes s’affairer autour des quatre autres gagnants, sûrement des agents ou des recruteurs. Je vis également Nicolas et les autres rentrer tête basse vers leurs chambres. Les pauvres… Je me mis à sourire.
Je restais encore un peu dans la salle, je me disais que si je sortais maintenant, moi aussi je serais assailli par toutes ces personnes qui m’attendaient dehors.
Et puis, il y avait la curiosité aussi. Qu’est-ce que Aimé Jacquet en personne faisait ici ? Ils étaient dans le bureau d’à côté, lui et Loïc Amisse.

La porte ! La porte n’était pas fermée. Je m’approchais doucement. Je percevais assez distinctement des voix.

- …peut-être des futures stars, Loïc. Nous ne pouvons pas nous permettre de les laisser dans les mains de ces recruteurs sans cervelle.
- Ils décideront eux-mêmes de leurs futurs, Aimé. Nous ne pouvons pas non plus les forcer.
- Mais, toi, tu les as vu jouer ?
- Oui, en tout cas, j’ai vu les cinq gagnants.
- Et y en a-t-il qui sortent du lot ?
- Deux. Il y a ce Romain Saunier et le petit jeune de douze ans, Samir Hassan…

Moi ? Un pas en arrière et bing, la chaise dans les jambes.

- Qu’est-ce que c’est ?
- Je ne sais pas, on nous écoutait je crois.
- Viens allons dans ton bureau, Loïc, on y sera plus tranquille.

Ouf ! ! J’avais eu chaud. Saleté de chaise. Alors comme ça je faisais parti des meilleurs. J’étais étonné et à la fois heureux. Ca m’avait fait très plaisir.
Afin d’esquiver tous ces gars qui n’attendaient plus que moi là dehors, je décidais de passer par derrière. Merde, il y en a un qui m’a devancé. Il est seul, ça sera plus simple pour m’en débarrasser.

- Samir Hassan ?
- Non, non, je suis le technicien de surface, dis-je agacé.
- Pardon. Je me présente, Gregory Martin. Je suis mandaté par l’AS Monaco pour rechercher des jeunes. Et je suis sur que vous êtes le prochain Zidane, M. Hassan.
- Monaco ? Et vous voulez quoi ?
- Eh bien je voudrais vous faire signer un contrat afin d’intégrer notre centre de formation. Par contre, si vous signer ce contrat, vous devrez renoncer au stage avec la CFA de Nantes.
- Vous me laisser combien de temps pour réfléchir ?
- 24 heures. Après je devrais partir et ce sera trop tard.
- Où pourrais-je vous trouver ?
- Voici mon numéro. Appelez moi, je viendrais vous voir.
- Je vous donne ma réponse dans une heure.
- Très bien, à tout à l’heure.

link-du-93
link-du-93
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:39:51

:merci: landreau mais quelle suspens lol

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:42:37

je sais je sais ^^

bon ben hésitez pas a donner votre avis aussi les autres ( bon ou mauvais tout m´interesse)

link-du-93
link-du-93
Niveau 10
12 décembre 2004 à 00:43:36

lol

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
14 décembre 2004 à 17:33:17

avec bcp de retard, les deux chapitres suivants.

Chapitre 5 : Bienvenue à Monaco.

- Allo ? M. Martin ? C’est Samir Hassan.
- Oui, je vous écoute. Vous avez pris votre décision ?
- Oui.
- Alors ?
- Alors je pars avec vous.

J’avais appelé Maman avant de partir, mais de toute façon, elle se fichait pas mal de ce que je pouvais faire. Je ne lui avais même pas dit où j’étais parti durant quinze jours et cela ne l’avait pas inquiété plus que ça.

M. Martin et moi-même sommes partis très tôt dès le lendemain matin. J’avais appelé Loïc Amisse pour lui faire part de mes intentions, et il avait dit qu’il comprenait et qu’il comptait bien me revoir un jour au plus haut niveau.
Le voyage se fit sans encombres. On arriva dans la soirée à Monaco, je pus visiter les installations avant d’aller m’installer à l’hôtel qu’on m’avait réservé.

Monaco est une ville magnifique. Il y a toujours de l’animation, beaucoup de beaux endroits et on croise sans cesse des gens riches où qui en ont l’air. Quand aux installations du club, elles sont gigantesques mais je n’avais encore rien vu.

Dès le lendemain, M. Martin m’emmena avec lui au centre d’entraînement de l’équipe des -15 ans de l’ASM. Il y avait trois terrains, des gens qui courrait partout. C’était immense. Rien à voir avec mon ancien club de Créteil. J’étais émerveillé.

- Dites, est-ce que se serait possible de voir Didier Deschamps, je le trouve fabuleux et il a déjà tellement montré en seulement deux ans à Monaco ! !
- Oui, Samir, je pense que c’est possible. Tu permets que je t’appelle Samir ?
- Si vous voulez de toutes façons, si j’ai bien compris, on ne risque pas de se revoir de sitôt, non ?
- Eh oui, mon job m’oblige à énormément voyager, et c’est vrai que de tous les joueurs que j’ai recruté, très peu m’ont revu plus tard.
- En tout cas, moi je ne risque pas de vous oublier. Surtout si je fais des grandes choses à Monaco. C’est à vous que je devrai tout ça.
- Je te remercie Samir. Allez viens, on doit continuer la visite.

Plus tard dans la journée, je pus rencontrer Didier Deschamps, lui et son équipe était en pleine préparation pour la saison qui approchait à grands pas. Didier est un gars qui inspire confiance. Il sait redonner confiance aux gens, il a toujours les mots justes. Et puis il a beaucoup d’expérience, autant en tant que joueur qu’en tant qu’entraîneur.
Mon contrat fut rapidement signé dans les heures qui suivirent. Je n’étais pas payé, mais en revanche, l’ASM devait me loger, me nourrir, subvenir à mes besoins et j’avais l’autorisation de m’entraîner dans leur club.

Je pris très vite mes repères et comme l’équipe était composée de joueurs très sympathiques, ils m’intégrèrent rapidement. J’avais de grandes ambitions à mon arrivée. Si j’étais venu à Monaco, c’était pour devenir un titulaire indiscutable de l’équipe. Et peut-être, qui sait, un jour, intégrer l’équipe professionnelle.

Chapitre 6 : Mon premier exploit.

Un mois. Un mois que je suis tous les jours l’entraînement avec l’équipe. Un mois que la saison a débuté à Monaco, et je commence à me demander si j’ai fait le bon choix en venant sur le Rocher. En un mois, l’équipe a joué quatre matches. Deux victoires à domicile pour un nul et une défaite à l’extérieur. Je n’ai encore jamais été titulaire. Une seule fois sur la feuille de match en tant que remplacent et je ne suis pas rentré sur le terrain. Je commence légèrement à douter de moi, à me poser beaucoup de questions. Ai-je fait le bon choix en refusant l’offre de Nantes et en acceptant celle de Monaco ? Suis-je suffisamment bon pour pouvoir prétendre à une place de titulaire ? Et puis le moment que j’attendais tant arriva.

- Bon, s’il vous plait, un peu de silence. Merci. Comme vous le savez, la coupe Gambardella approche, eh oui, c’est dans quatre jours. Il est temps que je donne les noms de ceux qui participeront à ce premier match. Alors…

Faites que j’y sois, allez, faites que j’y soit, me répétais-je dans ma tête.

- …voilà pour le onze de départ. A présent, les remplacents…

Merde, je ne suis pas parmi les titulaires, allez faites que je sois au moins sur le banc. Je VEUX jouer.

- …et Samir Hassan.

Enfin ! !! Maintenant, j’espère que cette fois je pourrais jouer au moins quelques minutes.

Je peux vous dire que durant les quatre jours qui suivirent, je m’entraînais avec beaucoup d’acharnement. Je fis tout pour que le coach remarque mes efforts et me fasse rentrer en cours de match.

Cette nuit, j’ai vraiment mal dormi. J’ai rêvé que l’équipe adverse gagnait et que moi j’assistais à ça, impuissant, depuis le banc. Et ils passaient devant moi en riant…
La journée passa rapidement, déplacement à Marseille, reconnaissance du terrain, les banalités habituelles quoi.

20h30, nous sommes tous réunis dans les vestiaires, le coach donne ses dernières consignes aux titulaires. Je ne l’écoute pas. A vrai dire, je me fous pas mal de ce qu’il raconte. De toute façon, je le sens bien, je ne vais encore pas jouer.
20h45, l’arbitre donne le coup d’envoi du match.
J’assiste à une première mi-temps agréable, pas de buts mais de belles occasions de part et d’autres. Notamment à la demi-heure de jeu avec la frappe de notre attaquant qui vient s’échouer sur la barre transversale ou encore le coup franc adverse, enlevé de la lucarne de justesse par notre gardien.
On apprécie le spectacle. Dans les vestiaires, le coach n’est pas franchement heureux de notre prestation et les titulaires en prennent plein la figure.

- Mais c’est comme ça qu’on vous a appris à jouer au foot les gars ? Non, bordel ! ! Allez, remuez vous un peu, passez d’avantage sur les côtés, vous ne centrez pas assez. Concrétisez-moi toutes ces occasions ! !!!

Et c’est reparti. Plus la soirée passe plus je me fais à l’idée que ce n’est pas encore ce soir que je rentrerais sur le terrain pour marquer.
Le match commence à être un peu ennuyant. On a de moins en moins d’occasions de chaque côté jusqu’à la 79ème minute.

- Et c’est le numéro 10 marseillais qui tente de percer au milieu. Il passe un joueur, deux joueurs, trois joueurs, c’est extraordinaire, hurla le commentateur. Il tire et… But ! !!!!! Ouverture du score à la 79ème minute par le numéro 10 marseillais ! !!!
- Eh merde ! !!! gueula le coach.
- On a encore le temps, hein coach ? lui demandais-je.
- Ca va être très difficile. Ils ont vraiment une bonne défense. Il faut que je change mon attaque. Samir, part t’échauffer, tu vas rentrer.
- Ok, coach.

Je vais rentrer ! ! Merveilleux ! ! Maintenant, il va falloir marquer. Et le coach avait raison, les marseillais possédaient la meilleure défense du moment. Ca s’annonçait très difficile.

- Allez Samir, amène toi, tu rentres ! !
- J’arrive.
- Bon, écoute moi, je veux que tu prennes ta place habituelle, il te reste moins de 10 minutes, je te fais confiance, je sais que tu peux marquer alors fais-le ! !
- Oui, coach ! !!

Et voilà, je suis sur le terrain à présent, à moi de me débrouiller. On joue la touche au niveau de la ligne médiane. On est à la 87ème minute. On aura seulement deux minutes de temps additionnel, alors il faut se dépêcher. Mon capitaine me voit. Je tente une course vers l’avant. Il me balance la balle, je ne suis pas hors-jeu. Je jette un rapide coup d’œil autour de moi, je suis seul, en face de moi un défenseur et le goal. Les autres sont trop loin, j’accélère, je me déporte vers la gauche, dribble le défenseur d’un grand pont. Le gardien adverse a anticipé et court vers moi. J’ai juste le temps de pousser légèrement mon ballon, avant de me faire expédier à deux mètres du sol par un violent tacle. Je suis sonné. Ca s’agite autour de moi. Les soigneurs arrivent. Je me relève, tout va bien. Très vite je comprends que le gardien m’a fauché en plein dans ma course et qu’il vient d’être expulsé. Le problème c’est que les marseillais on déjà fait leur trois changements. C’est donc le capitaine qui prend les gants.

- Je tire. Dis-je à mon capitaine.
- Toi ? Tu rigoles ?
- Sans moi, il n’y aurait pas eu le penalty alors je veux tirer.
- Ok, ok, j’te laisse tirer. Pas de problème.

Où vais-je tirer ? Une panenka ! !! Non ce n’est pas un gardien, il risque de ne pas plonger.
Le coup de sifflet retentit. Je pris mon élan et boum ! ! Mon tir fila droit dans la lucarne gauche. Le goal n’avait pas bougé comme je l’avais pensé.

1-1, et maintenant qu’ils n’avaient plus de gardien ça allait être beaucoup plus simple.
Nous voulions marquer avant la fin du temps réglementaire afin de ne pas nous fatiguer en jouant les prolongations. Dès le coup d’envoi, le pressing se mit en place très haut. On pu ainsi récupérer la balle assez vite. Une passe sur le côté gauche et notre ailier était parti seul.
Une course époustouflante. Un centre bien ajusté et je pliais la partie avec une belle tête sous la barre. Imparable pour un gardien inexpérimenté.

On avait gagné. Mon premier doublé à Monaco. Exceptionnel. Depuis ce match, je suis toujours titulaire.

batou10
batou10
Niveau 10
14 décembre 2004 à 17:55:50

Putain je suis completement dans le truc la ^^

bravo Landreau_leboss

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
14 décembre 2004 à 18:01:09

merci, ca me fait plaisir.

Bon allez j´en remets une dernière couche pour aujourd´hui.

Chapitre 7 : Un tournant majeur.

Depuis ce doublé, j’ai découvert un nouveau rythme de vie. En effet, je dois m’entraîner plus dur et je joue toutes les semaines. C’est un rythme infernal. Ça fait maintenant trois mois que je suis titulaire à chaque match avec Monaco. Je suis fatigué et mon entraîneur le ressent. Malgré cela, je reste le meilleur buteur du championnat, avec déjà seize buts inscrits. Je joue tantôt attaquant, tantôt milieu offensif. Plus je joue, plus mon entraîneur me donne des responsabilités vis-à-vis de l’équipe. Avec son système de jeu, je me sens vraiment comme le meneur de l’équipe.

C’est bientôt la fin de la saison. Il nous reste encore deux matches. La finale de la coupe Gambardella et le dernier match du championnat. Nous sommes classés deuxième, juste derrière Lyon. Dans cinq jours, c’est le choc final du championnat. Un duel pour la première place. Monaco accueille sur sa pelouse Lyon. Les lyonnais n’ont besoin que d’un match nul pour être champion alors que nous, nous ne devons pas perdre. Je n’ai pas joué le dernier match contre Cannes. Mon entraîneur voulait me préserver. Je suis en pleine forme. Prêt à jouer le plus grand match de l’année. Mon entraîneur a décidé de me positionner en milieu offensif dans un schéma tactique dans lequel j’évoluerais juste derrière les deux attaquants. Mon rôle est de les servir en ballons, je suis la plaque tournante de l’équipe. C’est moi qui vais avoir le plus de travail à fournir. Mais je m’en moque. J’aime bien me sentir important et indispensable.

C’est le grand soir. J’entre sur la pelouse de notre stade. Une centaine de personnes sont venues nous supporter. Nous nous devons de produire du spectacle et je veux gagner ! !!
Quelques personnes sont également là pour observer les joueurs. Des recruteurs en quelques sortes. Le coup d’envoi est donné et nous nous apercevons très vite que la tâche s’annonce difficile. Les lyonnais jouent très bas. Ils sont tous regroupés en défense et joue quasiment avec onze joueurs derrière. Ça va être très dur.

Malgré les frappes répétées de nos attaquants, le score reste vierge. Nous devons donc nous en remettre aux coups de pieds arrêtés. Et là, c’est ma spécialité. 46ème minute, un milieu lyonnais bouscule notre attaquant et provoque une faute à trente mètres environ de ses cages. La faute est commise sur le côté gauche. L’arbitre fait reculer le mur pendant que je place mon ballon. A cette distance, je peux tenter de placer le ballon dans la lucarne, un but simple mais qui serait terriblement efficace. Il me suffit d’enrouler le ballon et de bien le frapper. J’en rentre des centaines comme celui-là à l’entraînement. Mais là je me dis que le gardien est préparé, il s’attend sûrement à ce genre de frappe. Il me faut trouver un moyen de surprendre toute l’équipe adverse. Mais comment ? Et là, la solution se présente à moi. Tout seul au deuxième poteau, mon capitaine me fixe droit dans les yeux. On acquiesce tous les deux d’un signe de la tête. Le problème, c’est que pour la mettre au deuxième poteau, il faudrait que ce soit un gaucher qui frappe. Hors, je suis droitier. Tant pis. Pour ne pas montrer aux lyonnais ce que je voulais faire, je me mis parfaitement en face du ballon. De cette manière, ils ne pouvaient pas savoir si j’allais tirer enroulé, de l’extérieur du pied, à gauche, à droite ou même du pied gauche. Je pris suffisamment d’élan et bing ! !! La balle partit vers la tête de mon capitaine qui n’eut plus qu’à la déposer dans les cages. Le goal avait été réellement surpris par cette frappe, il avait plongé en lucarne, mais beaucoup trop tard et la balle était déjà au fond des filets. 1-0. Et l’arbitre siffla la mi-temps.
Dans les vestiaires, on me félicitait, mais très vite l’entraîneur nous a remis sur les rails.

- Ca n’est pas fini les gars ! ! Il reste une mi-temps à jouer et on n’a pas encore gagné. Maintenant qu’ils sont menés, la défense risque d’avoir plus de problème. Faut être solidaire. Jouer vite et les priver de ballons…

Le discours de l’entraîneur dura dix bonnes minutes puis quelques instants plus tard, c’était reparti. On a une mi-temps à tenir et on est champion. Champion de France des moins de quinze ans à seulement douze ans.

Contrairement à ce qu’avait dit le coach, les lyonnais n’attaquèrent pas plus et jusqu’à la 81ème minute, le score resta inchangé. Mais à quoi jouaient-ils ? Ils allaient perdre le championnat sans combattre ? Etrange… C’est alors que je compris quand l’entraîneur lyonnais fit entrer Didier Rousti. Le gars n’avait joué que quatre match avec les lyonnais et avait déjà marquer sept buts. On le surnommait le bulldozer. Ils avaient décidé de tout miser sur lui. Et après quatre vingt une minutes de jeu, notre défense commençait à fatiguer. Je craignais le pire. Et j’avais raison. Après seulement quatre minutes passées sur la pelouse, il se mit en avant grâce à une frappe somptueuse détournée in extremis par notre gardien. Il restait deux minutes de jeu. On était dans le temps additionnel et on menait toujours par un but d’avance quand mon entraîneur me demanda de venir le voir.

- Ecoute Samir, je vais te demander quelque chose d’assez spécial et tu n’es pas obligé de la faire. Tu vois leur attaquant, Didier Rousti. C’est le seul qui nous gène. Débrouille toi pour qu’il passe les deux dernières minutes avec les médecins sur la civière. Tu m’as compris ?
- Vous voulez que je le blesse ? demandai-je abasourdi.
- Exactement ! Et vite !

Vite, vite, c’est facile à dire. Et si je faisais ça, je risquais de passer pour un tricheur et de ruiner ma carrière. Et si je le blessais un peu trop ? Il pourrait ne pas pouvoir jouer pendant très longtemps. Je ne pouvais pas en prendre la responsabilité. C’était trop dur. La seule solution qui me restait, était de tout faire pour que Didier ne marque pas ou… que j’en marque un.
On pu conserver le ballon une minute en jouant à la passe à dix. Mon entraîneur se rongeait les ongles sur son banc mais je refusais de blesser qui que se soit. Encore trente secondes à tenir. Les lyonnais balançaient sans cesse leurs ballons devant dans l’espoir que Rousti marque un but. Mais jusque là, il était bien pris par notre défense.
Et l’arbitre siffla soudainement la fin du match, surprenant tout le monde. On avait remporté le championnat. Et je n’avait pas eu à blesser Rousti. J’avais remarquablement bien joué et avais réalisé le coup franc décisif au bon moment. J’allais être acclamé par toute mon équipe. Du moins je le pensais. Ces dix dernières minutes avaient été fatales pour moi, et sans le savoir, je venais de jouer mon dernier match sous les couleurs monégasques.

En seulement quatre jours, mon entraîneur me vira tout simplement de l’équipe. Il n’avait pas apprécié que je n’exécute pas ses ordres. Et j’avais beau tenté de m’expliquer, rien n’y faisait. Après une saison passée à Monaco, je fus prié de rentrer chez moi. On me donna même mon billet de train. J’étais dégoûté.

Chapitre 8 : Un nouveau départ.

Mon anniversaire n’avait pas été très gai. Je venais d’avoir treize ans. J’allais m’entraîner tous les jours avec mon ancien entraîneur, Fabien Paumas afin de ne pas perdre le rythme. J’avais espéré recevoir des offres d’autres clubs plus vite que prévu mais ça n’avait pas été le cas. J’avais même rappelé le FC Nantes, sans succès.
Je commence à déprimer. Je vois ma mère de moins en moins, elle travaille trop. J’ai treize ans et si je veux devenir champion du monde, il faut que je me trouve un club et vite. Un jour, en revenant de l’entraînement, je trouve un mec qui est devant chez moi, il m’attend. Je le fais entrer, il me dit qu’il est envoyé par son club afin de me recruter. Il veulent me faire jouer avec l’équipe A, chez les professionnels. Il me dit que dans son équipe il y a pas mal de français, ce qui faciliterait mon adaptation.

- Sans vouloir vous déranger, monsieur, ça fait un quart d’heure que vous me parler de votre équipe, mais je ne connais toujours pas son nom.
- Oh oui, excusez moi, dans ma précipitation j’ai oublié de mentionner l’équipe pour laquelle je travaille. Eh bien, sachez que je suis employé par Arsenal.
- Arsenal ? dis-je, époustouflé.
- Oui, c’est ça. Arsenal. Donc comme je le disais, vous évoluerez dans un grand championnat aux côtés de grands joueurs dont quelques français, et notamment Thierry Henry, Patrick Vieira ou encore Robert Pires.
- Et vous êtes sur que je vais pouvoir jouer avec les pros ? Parce que si c’est pour être sur le banc de touche tout le temps, je préfère m’engager avec un plus petit club pour jouer plus.
- Arsène Wenger, l’entraîneur de l’équipe m’a promis que vous aurez un temps de jeu avec les pros. Mais il est clair que vous ne serez pas toujours titulaire.
- Alors j’accepte.
- Eh bien quand serez vous prêts ?
- Dans dix minutes, le temps de faire mes valises.

Dix minutes plus tard, je refermais la porte de la maison, direction l’aéroport de Roissy puis Londres, dans les quartiers d’Arsenal.

Après avoir parler avec Wenger, au téléphone, ma décision fut rapidement prise et c’est pour cinq ans que je m’engageai avec le club londonien.
Highbury, le stade d’Arsenal était magnifique. Immense, incomparable au stade de Monaco. Je savais qu’en Angleterre, les supporters venaient en masse assister aux matches et j’attendais avec impatience le moment où je pourrais fouler la pelouse.
Les entraînements commencèrent dès le lendemain, mais à ma grande surprise, je dus m’entraîner avec les espoirs car j’appris que les pros étaient en tournée aux Etats-Unis depuis une semaine et ne reviendraient que dans quatre jours.
Le temps passa très vite et quatre jours plus tard je pus rencontrer mes coéquipiers et mon entraîneur.
Je lisais beaucoup la presse. On ne parle pas de moi dans les transferts du club. J’occupe une minuscule ligne sur le site Internet du club et il n’y a aucune trace de mon nom dans les journaux. Trop jeune sûrement. Mais j’espère avoir l’occasion de faire parler de moi en étant le plus jeune buteur de tous les temps dans le milieu du football professionnel.
Vieira était immense. Déjà à la télévision, il paraissait très grand mais en vrai… Henry facilita beaucoup mon intégration. Il m’apprit les principaux points faibles des défenses anglaises et fut extrêmement surpris de mes performances aux entraînements. J’étais très flatté. Mais une question revenait régulièrement dans ma tête. Combien de match allais-je réellement joué ?

link-du-93
link-du-93
Niveau 10
14 décembre 2004 à 18:28:49

bien landreau continue comme sa sa valais le coup dattendre :cool:

BG128
BG128
Niveau 10
14 décembre 2004 à 19:21:57

Elle est pas mal du tout cette histoire :ok: , j´espere qu´on aura bientot la suite :oui:

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