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Liste des sujets

[HS] Story

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
09 mai 2005 à 14:10:05

Chapitre 23 : Des problèmes venus d’ailleurs

Je me mis à accélérer le pas pour parcourir les derniers mètres qui me séparaient d’Ernesto. Qui avait bien pu lui faire un truc comme ça ?

- Ernesto ? Ca va ? Merde ! Qu’est ce qui t’es arrivé ?
- Je… Je ne sais pas…
- Quoi ? Comment ça tu ne sais pas ? Bon allez amène toi ! Faut que t’ailles à l’hôpital ! Et vite !
- J’ai la tête qui tourne…
- Ca va aller je te dis ! Ne bouge pas, j’appelle le S.A.M.U. !

Ernesto était dans un sale état quand les secours sont arrivés. Je me demandais bien ce qui avait pu se passer. Qui avait pu faire un truc pareil ?

- Alors ? Comment il va ?
- Il se remet doucement de sa blessure. Il a besoin de beaucoup de repos mais les séquelles de ce traumatisme crânien semblent être plus importantes que je ne le pensais…
- Comment ça ?
- Et bien, il semble que votre ami a subi un choc très violent sur le haut du crâne, qui pourrait être le manche d’un couteau ou la crosse d’une arme de poing par exemple. Le problème est qu’il ne se souvient absolument de rien et je pense que la perte de mémoire est définitive.
- La perte de mémoire ? Il a oublié qui il était ?
- Non rassurez vous. La perte de mémoire se limite à une ou deux heures avant son agression, car je suis persuadé qu’il s’agit d’une agression.
- Merci docteur. Je peux le voir ?
- Non je ne préférerais pas. Il a vraiment besoin de beaucoup de repos. Seule sa famille ou son tuteur sont autorisés à le voir. Je suis désolé. Les règles sont très strictes.
- Je comprends. Merci.

Quelques semaines plus tard, Ernesto était sur pied. Mais la mémoire lui faisait toujours défaut. Du moins c’est ce qu’il prétendait aux gens qui lui posaient des questions.
Il devait être environ onze heures du soir. Il faisait nuit depuis un bout de temps et nous nous étions couchés assez tôt car la journée avait été éprouvante. Quand tout à coup, alors que je dormais profondément, une main vint me secouer.

- Samir ! Samir, réveille toi s’il te plait ! Allez debout ! Faut que je te parle, c’est important !
- Hein ? dis-je en tentant d’entrouvrir les yeux.
- Faut que je le dise à quelqu’un, j’en peux plus.
- De quoi tu me parles, Ernesto ?
- De mon agression.
- Tu te souviens ?
- Je n’ai jamais oublié…
- Quoi ? Mais et les médecins qui...
- Je leur ai menti.
- Pourquoi ?
- Pour me protéger. Ils m’auraient retrouvé et tué sinon !
- Qui ça ?
- Les types qui m’ont agressé. Je les connais. Ils viennent de mon pays. D’Argentine.
- D’Argentine ? Mais qu’est ce qu’ils viennent foutre en France ? Et pourquoi ils t’ont cassé la gueule ?
- Mes parents leurs doivent de l’argent, beaucoup d’argent. Ce serait trop long à t’expliquer. Et il fallait qu’ils leurs donnent un avertissement.
- Et ils sont venus jusqu’en France juste pour de l’argent ? Mais pourquoi tu n’en parles pas à la police ? Ils pourraient t’aider.
- Non ! Surtout pas. C’est le meilleur moyen pour que ces types deviennent plus agressifs. Je vais finir de les payer. Après ils nous laisseront tranquilles. Je veux que tu n’en parles à personne. Compris ?
- Ok, ok… Mais je reste persuader que tu fais une erreur en n’en parlant à personne. Parce que comment tu comptes les payer ? Ce n’est pas avec l’argent qu’ils nous donnent ici que tu vas pouvoir les payer. Ou alors c’est que tu ne leur dois vraiment rien.
- Le F.C. Barcelone continue à me payer. Et plutôt bien. Dans un an j’aurais la somme qu’ils me demandent.
- Un an ? Et tu crois qu’ils attendront tout ce temps ?
- Crois moi, ces types là ne sont pas pressés. Tant que je les paye régulièrement…
- Donc tu vas leur envoyer de l’argent tous les mois ?
- Voilà… C’est la seule solution. Je pensais qu’en venant en Europe, ils nous laisseraient tranquilles. J’ai eu tord, ils m’ont retrouvé.

Et bien voilà, après une semaine de vacances voici ( enfin ^^) la suite. Et bientôt le prochain chapitre arrivera, voilà voilà ^^

guichon
guichon
Niveau 9
09 mai 2005 à 14:21:12

Toujours aussi bien Landreau :-)

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
09 mai 2005 à 14:28:15

merci ^^ ! !!!

Talib_Kweli
Talib_Kweli
Niveau 7
09 mai 2005 à 16:07:45

c bien mais faudrait pas que ça s´écarte trop du foot :ok:

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
11 mai 2005 à 15:38:07

nan t´inkiete, ca va y revenir tranquille.....

Faut bien qu´il la gagne cette put*** de coupe du monde au final ^^

psg-psg2
psg-psg2
Niveau 10
11 mai 2005 à 15:54:27

t´a trouvé un éditeur ? ^^

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
11 mai 2005 à 15:58:22

ouais mon imprimante... :p)

batougone
batougone
Niveau 10
11 mai 2005 à 16:34:51

^^ Bien joué :ok: elle est cool ta story !

_Gojira_
_Gojira_
Niveau 10
05 juin 2005 à 02:26:30

bientot la suite j´espère

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
05 juin 2005 à 14:40:31

´tain ca fait un mois que j´ai pas mis de suite....

Je suis désolé c´est pas faute d´avoir écrit....

Faut que je les mettent sur le net, désolé... je vais y penser, et je mettrais deux ou trois chapitres pour me faire pardonner ( pitié ^^ ! !!)

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
05 juin 2005 à 14:58:11

Chapitre 24 : Pas de panique, tout va bien se passer…

- Joyeux anniversaire Samir ! Joyeux anniversaire Samir ! Joyeux anniversaire Samir ! Joyeux anniversaire !
- Ouais ! !!!

Ca c’était de la surprise. Tous mes potes s’étaient regroupés, et pour mes seize ans, m’avaient offert la nouvelle paire de chaussures d’Adidas. Et Ernesto m’avait ramené d’Argentine, un maillot de l’équipe nationale qu’il avait réussi à faire dédicacer par Saviola.

- Un discours ! Un discours !
- Ok, ok ! ! Bon d’abord, je vous remercie tous d’être venus. Et encore merci pour ces cadeaux ça me fait vraiment plaisir. Ca fait maintenant un an qu’on joue tous ensemble. On va entamer notre deuxième saison. C’est un groupe formidable et je dois avouer que je me suis de vrais potes ici. On s’ennuie jamais et vous êtes tous vraiment super. Je voudrais aussi remercier plus particulièrement Ernesto qui est revenu spécialement d’Argentine et qui a interrompu ses vacances pour moi. Je sais que tu as passé une année géniale avec nous et j’espère que cette année tu vas déchirer au Barca ! ! Et un jour je viendrais te rejoindre et à nous deux on sera la meilleur attaque que Barcelone n’est jamais connue, dis-je en rigolant.

La fin de la journée fut merveilleuse. Cette année avec Nantes m’avait appris tellement de choses. J’espérais bien que cette saison, le coach me laisserait jouer quelques minutes en L1. Je pense que je le méritais.

- Hep Samir !
- Ah Ernesto ! Alors quoi de neuf ? C’était bien l’Argentine ? Bah t’en fais une tête, qu’est-ce qu’il y a ?
- C’est dans une semaine que je dois avoir fini de rembourser ces types et il me manque encore dix mille euros et je les ais pas.
- De quoi ? A qui tu dois dix mille euros ?
- Mais si ! Tu ne te souviens pas ? Mon agression, il y a un an…
- Ah oui ! Eux ! Excuse moi, comment j’ai pu oublié un truc pareil. Et tu leur dois encore dix mille euros ? Merde, c’est pas mal comme somme ça !
- Et le Barca ne veut pas me faire une avance. Ils disent que je n’en ai pas besoin, que je n’ai pas de problèmes de fric. Mais je ne peux pas leur dire. Sinon les autres me tueront.
- Ecoute, je vais voir ce que je peux faire mais dix mille euros c’est une sacré somme. Ca ne se trouve pas comme ça !
- Je te rembourserais tout mais j’ai besoin de temps, s’il te plait, faut que tu me sauves la vie.
- Tu as demandé au FCNA ?
- Non ! Et je veux pas leur demander, je me barre d’ici je vois pas pourquoi ils me filerait de la thune.
- J’ai peut-être une solution. J’appelle quelqu’un et je vois ce que je peux faire. C’est quand déjà ta date limite pour l’argent ?
- Le 20 juillet 2008 ! ! A minuit ! ! Dernier délai !
- Ca nous laisse six jours. Je te rappelle demain pour tenir au courant.
- C’est vrai ? Oh, je te remercie vraiment ! Mais… A qui tu vas demander ? Qui c’est qui va accepter de prêter autant d’argent ?
- Ne t’inquiète pas pour ça. Je m’en occupe…

Six jours plus tard, alors que j’avais réussi à obtenir la somme et en liquide. Ernesto et moi, on se retrouva dans un parc où les types nous avaient filé rendez-vous. Je peux vous dire qu’on était quand même sacrément stressé. Et il y avait de quoi. Je repensais à la tête d’Ernesto en sang l’année dernière et je commençais à me demander si c’était vraiment une bonne idée de faire ça… Mais je ne pouvais pas lâcher Ernesto. Pas après tout ce qu’on avait fait ensemble cette année. C’était devenu un de mes meilleurs amis. Et s’il avait des problèmes, je devais tout faire pour l’aider.

Il était onze heures du soir, il faisait nuit. Un groupe de quatre mecs assez costauds surgirent de l’ombre. Mon pouls battait de plus en plus fort. Dans mes mains je tenais l’enveloppe qui contenait l’argent. Si ça pouvait se passer vite et qu’ensuite on s’en aille. La tension qu’il y avait dans l’air était insoutenable. L’un d’eux pris la parole.

- Vous avez le fric ?
- Oui ! Je l’ai, dis Ernesto.
- Et c’est qui lui ? Je ne veux pas d’embrouille. Si vous tenez à repartir vivant, il…
- Non, mais ne vous inquiétez pas. J’accompagne juste Ernesto, je suis un de ses amis. Prenez l’argent et laissez nous partir.
- C’est moi qui décide ici. T’as compris ?
- Oui, oui… Tais toi un peu, me chuchota Ernesto qui tremblait énormément.
- Allez, file le blé. Et t’auras fini de payer. T’auras été plutôt rapide finalement. La prochaine fois que tes parents font affaire avec nous, dis leur de ne pas se barrer comme ça sans payer. On retrouve toujours les gens qui nous doivent des sous…
- Je leur dirais. Tenez.
- Allez, cassez vous, dit-il après avoir recompté l’argent.

On ne se fit pas prier.

Chapitre 25 : Et c’est reparti ! !!

Finalement, l’épisode Ernesto s’était plutôt bien passé. Il me remboursait un petit peu tous les mois et moi je remboursais la personne à qui j’avais emprunté l’argent. Vous vous demandez sûrement qui a été assez fou pour me prêter dix mille euros et ça, aussi rapidement. Et bien quand on passe une année entière à côtoyer des stars à Arsenal, on se fait pas mal d’amis assez riches. Et comme j’avais toujours été honnête avec eux. Ils savaient parfaitement que je les rembourserais.

La saison allait commencer. Je venais donc d’avoir seize ans et cette année j’espérais très fort jouer quelques matchs avec les pros. Mon entraîneur m’avait assuré que si je continuais à bien joué et à bien m’entraîner comme ça, il n’y aurait absolument aucun problème pour que je joue avec l’équipe première en L1.

En attendant, je continuais mon entraînement tranquillement avec les autres de la CFA. Sans Ernesto, c’était moins drôle et la CFA, j’avais fais le tour. On commençait de plus en plus à parler de moi dans les journaux, forcement avec la saison que j’avais fait. J’avais même lu que je risquais d’être le sauveur de l’équipe de France dans deux ans, pour la coupe du monde. N’importe quoi… Les journalistes ne savaient plus où chercher leurs sauveurs. Il faut dire qu’après l’échec cuisant de la France à l’Euro 2008, il y avait de quoi vouloir en chercher des sauveurs. Elle n’avait même pas réussi à se qualifier pour la compétition car elle avait terminé deuxième de son groupe et avait été sèchement battu par les Pays-Bas sur un score sans appel de sept à un sur l’ensemble des deux matchs de barrage. Bref les journaux sportifs et moins sportifs s’en étaient donnés à cœur joie et évidemment l’entraîneur n’avait pas tenu deux jours. Mais le fait qu’on m’annonçait comme future star me faisait bien rire. C’est vrai qu’avec Ernesto, on avait tout déchiré. L’attaque de feu, qu’on nous avait surnommé. A nous deux on avait inscrit quarante-trois buts en CFA la saison dernière. Un record pour le club. J’avais aussi hérité du titre de meilleur passeur et meilleur espoir du championnat. Bref, une saison de folie. Mais je n’avais que seize ans et même si pour la coupe du monde je serais majeur. Je doute être ce fameux sauveur.

- Bon ! Les gars ! On se bouge un peu ! Le match n’est pas fini ! On est mené ? Et alors ? on en a vu des pires l’années dernières ! Vous êtes des battants ou pas ? Vous êtes solides en défense depuis dix minutes ! C’est mieux. Mais ça manque de vivacité tout ça. Ca manque d’imagination. Tout ce que vous faites est prévisible ! Alors bouger vous ! Mettez de l’animation dans votre jeu et faites vous plaisir un peu ! Samir, qu’est ce qui t’arrives là ? On ne va pas commencer la saison par une défaite quand même !
- Non, je vais essayer de faire mieux.
- Essayer ? Non, non ! Tu vas te bouger un peu et tu vas planter ! Si tu veux vraiment jouer avec les pros mon petit gars, va falloir donner tout ce que tu as à chaque match !
- Ok ! On y va alors !
- Voilà ! Je préfère ça ! Allez les gars ! Au boulot ! Je sais que vous pouvez le faire !
- Ca aurait été plus simple avec Ernesto, dis-je en marmonnant.

Malheureusement le coach m’avait entendu.

- Pardon ? Oh Samir viens voir deux secondes, s’il te plait !
- Oui ?
- C’est bon les autres, allez-y. A quoi tu joues là, Samir ?
- Comment ça ?
- Montre moi que le titre qu’on t’a refilé la saison dernière ce n’était pas du vent. Je ne veux pas voir un duo Samir Ernesto moi. Je veux voir le grand Samir Hassan. Qui donnes tout ce qu’il a et qui se défonce. Oublie Ernesto quand tu es sur le terrain. Tu ne pourras pas jouer avec lui toute ta vie.
- Ouais…
- Allez vas me planter deux ou trois buts maintenant, dit-il avec le sourire.

Et le match contre la CFA de Lyon repris. Ce n’était pas simple, on était menés déjà deux à zéro seulement dix minutes après le coup d’envoi. Depuis on maîtrisait assez bien la situation mais je n’arrivais vraiment pas à me mettre en position pour marquer. C’est vrai que sans Ernesto ça n’était vraiment plus aussi simple. On se complétait si bien tout les deux.
52ème minute. On souffre de moins en moins et Lyon commence à laisser passer nos joueurs beaucoup plus souvent. Je vois bien que leur défenseur sur le flanc droit est fatigué. Trop fatigué, même. Il ne prend même plus la peine de courir sur certaines actions. Il faut que j’en profite avant qu’on ne le remplace. On récupère la balle dans le rond central. Et là tout va très vite. Je lance notre ailier droit qui fait une course merveilleuse. Comme prévu leur défenseur n’arrive pas à suivre et notre nantais l’efface assez facilement. Pendant ce temps j’ai eu le temps de courir vers le point de penalty. Notre ailier est au point de corner. Il centre. Mais la balle n’arrive pas comme je le pensais. Impossible de mettre une tête qui aurait assez de puissance pour terminer au fonds des filets. En une fraction de seconde, ma décision est prise, je me décale un peu saute et récupère la balle sur la poitrine. Le mouvement est suffisamment rapide pour que la balle soit détournée et revienne exactement dans les pieds de notre milieu. Tom ne se fait pas prier et reprends ma balle en retrait d’une superbe reprise de volée qui passe sous les bras du gardien qui s’incline devant cette puissante frappe nantaise. On revient à deux à un.
La suite du match s’avère plus difficile. Il nous reste encore deux buts à marquer si on veut gagner mais plus les minutes s’écoulent plus je pense, qu’à part un nul, il sera difficile de faire mieux.
Et pourtant. A la 76ème minute arrive un fait assez surprenant mais qui va complètement changer la donne. Une passe en retrait totalement anodine d’un défenseur lyonnais pour son gardien. Le gardien récupère la balle et malheureusement, et on n’a toujours pas compris pourquoi, il glisse au moment de faire sa passe. La balle part alors trop doucement vers son défenseur et mon coéquipier qui allait presser se voit remettre dans les pieds une balle d’égalisation. Le gardien n’a même pas le temps de se relever que le nantais ajuste son tir et égalise alors que les défenseurs adverses en restent bouche bée.
Le match aurait pu se finir sur ce score de deux à deux et ça aurait été mérité. Mais le sort en avait décidé autrement. En récupérant une balle au milieu du terrain, je tente une longue passe qui arrive dans la surface. Le gardien vient s’interposer dans les pieds de notre attaquant qui se jette par terre. Une ou deux roulades pour en rajouter et l’arbitre n’y voit que du feu. Malgré les vives protestations du gardien lyonnais et de son entraîneur, l’arbitre siffle un penalty. Je décide alors de le tirer même si, pour moi, c’est un peu du vol. Je plaçai une frappe puissante et le score évolua en notre faveur. Le deuxième attaquant nantais arborait un grand sourire. Moi je trouvais ça vraiment dommage de gagner en trichant.

Mais comme dit l’entraîneur, l’important, c’est les trois points. Peu importe la manière après tout.

Et voilà les chapitres 24 et 25... bonne lecture...

Alain_Deloin
Alain_Deloin
Niveau 9
05 juin 2005 à 15:01:56

Je préfère lire ton histoire plutôt que de lire mes bouquins de français :o))
Encore une fois bravo landreau :ok:

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
05 juin 2005 à 15:11:12

Merci mais le francais c´est important aussi ! !! Faut pas faire comme moi, bon c´est vrai c´était ya déjà deux ans mais moi je me suis ramassé en français ( un superbe 6 à l´oral et un gentil 11 à l´écrit)

Alors au boulot feignasse ^^

[Foot__13]
[Foot__13]
Niveau 10
05 juin 2005 à 17:54:39

Beaux Chapitres :ok: ! !

juninhooo
juninhooo
Niveau 10
05 juin 2005 à 18:50:45

ouép beau boulot :ok:

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
05 juin 2005 à 19:38:29

Merci

Alain_Deloin
Alain_Deloin
Niveau 9
05 juin 2005 à 19:45:16

Landreau_leboss Posté le 05 juin 2005 à 15:11:12
Merci mais le francais c´est important aussi ! ! ! Faut pas faire comme moi, bon c´est vrai c´était ya déjà deux ans mais moi je me suis ramassé en français ( un superbe 6 à l´oral et un gentil 11 à l´écrit)

Alors au boulot feignasse ^^

Ma prof veut que je lise une quinzaine de livres pendant les vacances pour me préparer au bac :ouch: ^^

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
05 juin 2005 à 20:42:18

J´ai déjà eu du mal à lire les trois livres qui nous étaient imposés en première alors lire pendant les vacances... elle est folle ta prof ^^

crampou10
crampou10
Niveau 9
20 juin 2005 à 19:06:32

A quand la suite Landreau? Je meurs d´impatience!

Landreau_leboss
Landreau_leboss
Niveau 10
20 juin 2005 à 19:45:37

Chapitre 26 : Dur, dur, d’être avec les pros

La saison s’avère finalement tout aussi tranquille que la précédente. Nous enchaînions les bons résultats et moi j’enchaînais les buts et les passes décisives. J’essayais de toujours jouer au maximum de mon potentiel. Il fallait vraiment que je marque les esprits des gens et surtout celui de l’entraîneur de l’équipe première.

Et ma persévérance fut enfin récompensée après six mois de dur labeur.

- Samir !
- Oui ?
- Faut que je te parle.
- Bah… Je vous écoute.
- Tu vas enfin jouer avec les pros. L’entraîneur veut que tu sois prêt pour le match de samedi à la Beaujoire contre Lens.
- Samedi ? Sérieux ?

Enfin ! Enfin, j’allais pouvoir retrouver le top de la compétition. Mon premier match avec Arsenal était un très bon souvenir. Si celui-ci pouvait l’être aussi. J’espère que je jouerais plus de cinq minutes.

Le mercato d’hiver finissait donc et j’allais pouvoir jouer le premier match de l’année avec les pros. J’en rêvais depuis que j’étais arrivé ici. J’avais pas mal évolué, j’avais bien grandi aussi. Mais physiquement je me sentais plus fort. Vraiment plus fort. Vivement que je montre de quoi je suis capable.

- Et le numéro 29 ! Un petit nouveau, très prometteur du FCNA ! Je vous demande d’accueillir comme il se doit : Saaaaammmiiiiirrrrr Haassssaaaaannnnn ! !!!!

Le speaker venait de m’annoncer et ça faisait vraiment plaisir de retrouver à nouveau un public aussi extraordinaire. C’était merveilleux. En ce début de saison, les tifos avaient été vraiment soignés et c’était merveilleux. Le public lensois n’était pas non plus en reste et quelques fumées de fumigènes commençaient doucement à s’élever dans la tribune visiteur.

Le coach m’avait fait tellement confiance que je jouerais dès le début du match. La pression sur mes épaules était énorme finalement. Je ne devais pas décevoir le public. Mes parents et Brahim étaient même venus assister au match. Je ne les avais pas vu depuis tellement longtemps.

Le début du match fut vraiment très difficile. Même toute la première mi-temps fut extrêmement difficile. Le rythme était assez élevé et, même avec le soutien du public, on n’arrivait pas à trouver des solutions.

- Samir ?
- Oui, coach ?
- T’as bien joué. Mais là je vais te remplacer maintenant.
- Mais, je…
- Nan, nan ! Je n’ai pas le temps discuté du pourquoi maintenant. T’as fait un bon match mais j’ai besoin de modifier mon système de jeu si on veut gagner. Désolé.
- Ok, coach, dis-je avec amertume.

Et voilà. Mon premier match en L1 c’était résumé à ça. Une toute petite mi-temps assez déplorable et un remplacement en coulisses, donc sans applaudissements des supporters. Assez frustrante, cette soirée même. J’espère que ça ne sera pas comme ça la prochaine fois.

Mais finalement, je ne pouvais qu’approuver les décisions du coach. Je ne connaissais peut-être pas assez les joueurs de l’équipe adverses, ni ceux de mon équipe d’ailleurs. Il n’y avait pas d’automatismes. Et le coach avait fait le bon choix en me remplaçant puisqu’au final on avait gagné deux à zéro, dont une superbe frappe d’un milieu nantais tout juste arrivé du mercato. Il s’était apparemment mieux intégré que moi lui.

Mais une discussion avec le coach après le match me redonna le sourire.

- Ecoute Samir. J’ai vu des belles choses ce soir. De très belles choses même. J’ai peut être voulu aller trop vite en te mettant tout de suite dans le grand bain. Mais comme tu t’es défoncé ce soir. Je veux qu’à partir de maintenant tu viennes t’entraîner avec moi. Ca marche ?
- Est-ce que ça marche ? bien sur que ça marche ! Depuis le temps que j’attends ça. C’est génial.
- Et bien le marché est conclu alors. Dès demain je veux te voir dans le groupe avec les pros pour le décrassage. On te donnera l’emploi du temps et tout ce dont tu auras besoin.
- Merci, coach.

Et voilà. Finalement elle n’avait pas été si mauvaise que ça, cette soirée.

Chapitre 27 : Un agent ? Moi ? Non ! ! Vous plaisantez ?

La L1, c’était vraiment autre chose. J’avais beaucoup moins de temps qu’avant car le coach me faisait bosser beaucoup plus dur. Les entraînements étaient fatiguant mais je tenais le coup. Je tenais le coup parce que j’étais ultra motivé, et surtout, que j’avais un soutien moral derrière de la part de Laetitia. Niveau scolaire. J’avais vraiment bien rattrapé mon retard et j’allais passer en seconde à la fin de l’année.
Ce qui m’ennuyait, c’était que le coach ne me faisait plus vraiment jouer. J’étais de temps en temps sur la feuille mais, soit je ne rentrais pas, soit je jouais les trois dernières minutes. Bref, rien de très enrichissant.
La fin de saison s’avérait compliquée. En effet, Nantes avait beaucoup de mal à marquer et on stagnait en milieu de tableau. De plus, d’un point de vue plus personnel, plus la fin de saison approchait, plus j’entendais mon coach me parler d’un futur contrat pro et ça aussi, ça m’ennuyait. Parce que cette fois. J’allais être payé. Et bien payé, du moins c’est ce que j’espérais. Mais niveau négociation de contrat, j’étais un vrai brêle. Et régulièrement je me rappelais de ma conversation avec mon ancien coach, il y a un ou deux ans. Je me souvenais surtout de cette phrase qu’il avait dite : « Tous les jeunes talents de nos jours ont un agent ». Et je ne voulais pas me faire avoir. Cette fois je voulais un contrat en béton. Mais le problème restait entier. Où trouver un agent, mais surtout, où trouver un agent qui soit le moins crapuleux possible ? Je décidai donc d’en parler avec d’autres joueurs pros afin qu’il me conseille.

- En général, Samir, ce n’est pas toi qui les cherches. C’est eux qui te trouvent.
- Oui mais moi, ça fait des années que, à chaque fois q’un agent m’appelle, je lui raccroche à la figure, alors je doute qu’il veuille encore me chercher. Si tu vois ce que je veux dire…
- C’est sur que ça ne va pas t’aider. Dit-il en rigolant.
- Bon allez arrête toi là. Et le tiens. Je ne pourrais pas lui parler ? Il est bien ton agent, non ?
- Il est pas mal en effet. Mais je ne sais pas s’il prend les jeunes. En général, il prend plutôt les joueurs qui ont déjà fait leur réputation et qui veulent changer d’agent.
- Mais s’il me voit jouer, peut-être qu’il changera d’avis. Tu ne crois pas ?
- Je peux te donner son numéro de téléphone. Et je l’appellerais ce soir pour lui parler de toi. Ca te va ?
- Impeccable ! Merci.
- Pas de quoi. Je te comprends, de nos jours, un joueur sans agent, c’est très risqué.

Une fois le numéro en poche, l’entraînement repris et je me promis de l’appeler dès le lendemain.

- Allo ?
- M. Labone ? Sylvain Labone ?
- Oui c’est moi. Qu’est ce que je peux faire pour vous ?
- Je voudrais que vous deveniez mon agent.
- Pardon ? Ca c’est la première fois que ça m’arrive, tiens. Et à qui ai-je l’honneur de parler ?
- Je m’appelle Samir Hassan. J’ai seize ans et demi et actuellement je joue au FCNA. J’ai fait mes débuts en L1 il y a peu et je n’ai pas d’agent. Donc j’en recherche un.
- Vous venez juste de commencer en L1 ? Et vous n’avez jamais eu d’agent auparavant ?
- Bah… non.
- Etonnant… Et bien écoutez jeune homme. Ce n’est pas dans mes habitudes de prendre de jeunes joueurs mais si je ne me trompe pas, vous êtes le garçon dont Nicolas m’a parlé. C’est ça ?
- C’est lui qui m’a donné votre numéro, c’est ça. Et il m’avait promis de vous parler de moi.
- Ce qu’il a fait. Je vais vous donnez rendez vous et on reparlera de ça plus tranquillement. C’est d’accord ?
- Avec plaisir.
- Mardi, à dix-huit heures. C’est bon ?
- C’est impeccable.
- A mardi alors.
- Au revoir.

Et bien voilà. Il ne me restait plus qu’à faire bonne figure. Qui l’aurais cru. C’est au joueur maintenant de convaincre l’agent…

Et finalement ce ne fut pas si dur. Je ne sais pas si Nicolas l’avait rappelé ou pas ou si cet agent avait reçu d’autres coup de fil de la part d’autres joueurs mais à peine étais-je entré qu’il avait déjà quasiment le stylo et le contrat, prêt à me le faire signer. Il était vraiment très sympathique. Je m’attendais à un type assez vieux, plutôt chiant. Finalement, il paraissait être plus proche de la trentaine que de la quarantaine.

Mon contrat fut signé au bout de deux heures de négociations à peine.

Chapitre 28 : Une nouvelle saison

La fin de saison fut catastrophique pour le club. Alors que Monaco venait d’empocher son troisième titre de champion de suite, le FCNA avait dû se contenter d’une minable 16ème place, indigne de son statut. Les supporters demandaient, et ce depuis plus de deux mois maintenant, le renvoi de l’entraîneur. Le président, conscient de la situation désastreuse, au niveau sportif, de son club, accepta les revendications des différents groupes et mon coach fut renvoyé.
Dommage. J’avais pu jouer une dizaine de matchs avec lui, bien sûr pas des matchs en entier. Mais en moyenne vingt bonnes minutes par match.

Si j’avais su comment allait être le prochain entraîneur… A l’annonce de son nom, plusieurs joueurs furent d’abord très étonné puis la plupart affichèrent un large sourire qui voulait tout dire.

Frédéric Da Rocha, ancien joueur emblématique du FCNA et engagé l’année dernière comme préparateur physique chez les jeunes, s’était vu propulsé au rang d’entraîneur. Finalement, moi je l’avais peu connu. Bien sûr, j’en savais un peu plus sur le joueur. Je me souvenais vaguement de cet attaquant, replacé milieu droit. Des quelques titres gagnés avec Nantes, mais surtout que c’était un mec qui avait été formé au club. Et après une année passé avec les jeunes, je pensais que ce serais forcement un atout pour moi, pour jouer plus cette saison…

Et je ne m’étais pas trompé. Da Rocha avait énormément confiance en moi. Il m’avait même dit qu’il sentait que j’étais capable de faire de grandes choses.
C’est pour ça qu’il m’avait fait la promesse de me faire quasiment jouer tous les matchs. Et la première décision qu’il pris en a faveur fut de faire négocier un contrat pro pour moi.
C’est ainsi qu’à dix-sept ans, je devins, enfin, un joueur pro reconnu. Je crois que je n’avais vu montant si important sur un chèque. Mon contrat était plus que juteux pour un gars de mon age qui n’a pas encore prouvé toute sa valeur. Une prime à la signature de 50.000 euros et un salaire de 7000 euros brut par mois pendant quatre ans. Je touchais désormais bien plus que mes deux parents réunis. J’avais halluciné quand j’avais vu la somme indiqué sur le contrat. Evidemment mon agent m’avait prévenu, qu’une fois les impôts payés, et que lui-même aurait pris sa part, la somme diminuerait forcément. Mais je m’en moquais. Je ne jouais pas au football pour l’argent, mais pour le plaisir et pour faire plaisir.
Ma première vraie saison en L1 allait enfin pouvoir commencer. Mais avant même le premier match, d’autres personnes s’intéressaient à moi, par l’intermédiaire de mon agent. Il me montra trois propositions de sponsoring qui provenaient de trois grandes marques : Nike, Adidas et Airness, ce dernier étant le sponsor du club. Mais les problèmes d’argent ne me concernant pas, j’avais laissé les mains libres à mon agent pour négocier. Et c’est finalement Nike qui remporta la mise.
J’étais équipé pour six ans.

Et la saison commença. Premier match à la Beaujoire contre Lille. J’étais titulaire dès le début du match. Après quelques discussions avec Frédéric Da Rocha, nous avions convenu que je resterais à mon poste d’attaquant. Evidemment ça impliquait pour le coach des changements dans sa composition d’équipe et certains joueurs ne comprenaient pas pourquoi j’étais titulaire alors que eux devaient cirer le banc. Ils prétextaient que je n’avais pas leur niveau et ne comprenait vraiment pas les décisions du coach. Heureusement Da Rocha les remis rapidement à leur place en affirmant qu’ici c’était lui l’entraîneur et qu’on n’avait pas à discuter ses décisions et que ceux qui n’étaient pas content avaient son autorisation pour se trouver un autre club. Son discours très persuasif passa bien et par la suite, peu de joueurs contestèrent ses choix.

- Bon les gars, écoutez moi deux secondes ! C’est le premier match de la saison. Je refuse qu’on reparte dans les mauvais travers de l’année dernière ! Ce match est réellement important ! On doit commencer par une victoire ! C’est impératif ! Pensez à tous les supporters qui sont venus voir le match. Ne les décevez pas ! Ne me décevez pas ! Vous en êtes tout à fait capables. On a fait le bilan de nos erreurs de l’année dernière et cette année sera bien meilleure. A vous de montrez de quoi vous êtes capables ! Alors au boulot ! C’est compris ?
- Oui ! !!
- Allez on y va ! Samir, bonne chance pour ton premier match cette saison. C’est le moment ou jamais de montrer à tout le monde de quoi tu es capable ! Ok ?
- Je suis prêt ! !!

>>>>>>>>< Me demander pas la suite avant un mois au moins maintenant ^^

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