Chapitre 21 : Dans la joie et la bonne humeur… hum…
- Et rappelle-moi combien de temps tu restes ?
- ¿Que dices? No hablo francés, solo un poco de ingles.
Bon. Pour éviter que les plus largués d’entre vous en anglais et espagnol ne comprenne rien, sachez que malgré mon niveau d’études relativement bas, je comprends très bien l’anglais, ayant passé une année là bas ( on le saura…) et que donc je vais tout vous traduire.
Vous vous imaginez, vous, la suite de mon histoire racontée en anglais…
Donc sachez aussi que ce qui suit est à l’origine un savant mélange d’espagnol, d’anglais et de français à la sauce Ernesto et traduit par mes soins, du mieux que j’ai pu.
- Bon et bien on va tenter de parler anglais alors, je me débrouille plutôt pas mal.
- Heureusement, sinon on se serait un peu ennuyé sans se parler, me répondit-il en souriant.
Pour vous décrire Ernesto un peu plus en détail, mettez vous en tête Javier Saviola, si vous ne savez pas qui c’est, ça a peu d’importance, sinon, si vous situez bien la personne et bien sachez qu’Ernesto ne lui ressemble pas du tout. Mais alors vraiment pas du tout. Ernesto est grand, musclé, les cheveux mi-longs et une tête assez « carrée ». A le voir, il fait plutôt penser à un rugbyman qu’à un footballeur.
- Et tu viens d’où alors ?
- D’Argentine, de la capitale. Mais mes parents se sont enfuis de là bas et sont venus s’installer en Espagne. J’ai la double nationalité maintenant.
- Et tu as commencé le foot à quel âge ?
- Sept ans ! ! En club, parce que sinon, d’après mes parents, je jouais déjà au foot seulement deux mois après mes premiers pas. Mais tu c’est ce que c’est, les parents ça a toujours tendance à en rajouter…
Et on passa la soirée à se raconter nos vies, nos parcours respectifs, nos expériences… on aurait dit deux filles… Bien que je n’ai rien contre les filles.
Tous les soirs, je m’endormais en ayant l’impression d’avoir appris quelque chose de nouveau. Et ça ne pouvait être que du plus pour la saison qui approchait à grands pas.
Le stress montait petit à petit…
- Samir, debout ! !! Allez, lève toi ! !!
- Mais on est dimanche Ernesto, laisse moi dormir un peu.
- Oui mais il y a une fille devant la porte de la chambre et elle veut te voir. Elle n’a pas l’air de bonne humeur.
- Quoi ? Oh merde ! !! Laetitia ! ! Je l’ai oublié.
- Oh oui ! ! Et bien oubliée même ! !!
- Tiens salut…
Elle était entrée dans la chambre et semblait vraiment en colère.
- Ca va ? Tu as bien dormi ? Tu t’es bien reposé ?
- Ecoute Laetitia, je suis dés…
- Désolé ? Ah oui, ça tu peut l’être ! !! Ca fait une heure et demie que je t’attends ! ! Une heure et demie ! !
- On a parlé jusqu’à très tard hier soir et je n’ai pas mis le réveil. Je…
- Je m’en fous Samir ! ! Ca fait une semaine que le repas était organisé. Une semaine que je leur parle de toi. Et mes parents ? On fait quoi ? Je les appelle et je leur dis que tu as préféré dormir ?
- Non, mais…
- Bon allez ! C’est bon ! Tu as dix minutes pour te préparer ! Si dans dix minutes tu n’es pas prêt je pars sans toi. Tu as compris ?
- Oui, oui…
Elle claqua la porte de la chambre avec une telle violence que la photo encadrée de mon frère se décrocha du mur.
- Pas commode ta copine, Samir…
- Elle n’est pas comme ça d’habitude mais là comme on devait manger avec ses parents, elle est nerveuse.
- C’est un peu normal en même temps.
- C’est vrai, et puis j’ai complètement oublié et ça, ça ne se fait pas trop…
- Bon, bah bonne chance alors.
- Ouais, merci.
Ernesto sortit à son tour de la chambre. La porte se referma plus calmement cette fois. Je pris soin de raccrocher la photo du mur avant de m’allonger sur mon lit.
Et si c’était moi le plus stressé des deux, si ça se trouve, inconsciemment je ne voulais pas aller à ce déjeuner donc je ne m’étais pas réveillé… Non, arrête la psychologie à deux balles, Samir, ça ne te va pas.
Dix minutes. Il y avait beaucoup de bruit dehors pour un dimanche matin. Qu’est ce qu’il faisait beau… Je m’appuyai contre le rebord de la fenêtre. Quelques jeunes étaient déjà sur les terrains de foot, en train de faire des petits tournois amicaux… Ca sentait bon, ça sentait aussi la fin des vacances. Je regardais dehors, les yeux un peu perdus dans le vague… Je m’égare là… Oh et puis tant pis… Laetitia pouvait attendre.
voilà, voilà.....