11/11/2007
Foot - L1 - Nancy - Correa : «Mieux que rien»
Nancy a une nouvelle fois fait étalage de sa solidité sur la pelouse du Parc des princes, samedi face au Paris-SG (0-0), et aurait pu l´emporter en montrant un tout petit peu plus de réalisme. Marc-Antoine Fortuné s´est même vu refuser un but pour un hors jeu inexistant. Malgré cela, Pablo Correa (Photo L´Equipe), le coach de l´ASNL, s´estime satisfait du résultat, une semaine après la victoire face à Bordeaux (1-0). «Ce n´est pas une mince affaire de faire match nul ici», assure-t-il.
«Pablo Correa, Nancy a donné l´impression de pouvoir l´emporter ce soir (samedi). Etes-vous satisfait du match nul ?
Oui, je suis satisfait de ce résultat, parce qu´on n´a pas pris de but et c´est toujours intéressant, surtout en déplacement. Mais j´ai bien sûr quelques regrets car on s´est créé de très belles occasions. A l´extérieur, quand on a des occasions, il faut savoir les mettre au fond ou au moins cadrer les tirs pour obliger le gardien à faire un exploit, et ce soir on n´a pas su le faire. Mais c´est mieux que rien, c´est un point, et il confirme notre victoire contre Bordeaux la semaine passée (1-0). Quatre points en deux matches, c´est une bonne moyenne.
Sachant que le Paris-SG a beaucoup de mal à s´imposer sur ses terres, vous étiez sans doute venus pour gagner...
On joue toujours pour gagner. Mais on sait que Paris va bien finir par gagner un jour, toutes les séries ont une fin. On ne voulait juste pas que cela se passe contre nous. On repart au moins avec un point, c´est intéressant.
Fortuné s´est pourtant vu refuser un but pour un hors jeu inexistant...
C´est surtout le carton jaune qu´il reçoit qui me déçoit. On ne devrait plus sanctionner des choses comme ça. Après, hors jeu ou pas, un jour la décision nous est favorable, un jour elle est favorable aux autres. Non, je suis plus déçu par nos deux occasions manquées en début de deuxième période. Enfin, je ne peux même pas parler de déception, car les joueurs donnent tellement... C´est dommage, c´est tout.
Vous avez changé votre schéma tactique, passant du traditionnel 4-4-2 à un 4-3-3...
Oui, j´ai décidé de mettre un attaquant de moins pour avoir une plus grosse densité au milieu de terrain. On ne voulait pas jouer trop bas et on sait que Paris construit ses actions au milieu, il fallait donc essayer de les gêner. Il fallait avant tout essayer de gagner la bataille du milieu de terrain.
Nancy a montré une nouvelle fois ce soir qu´il était vraiment solide...
Oui, le fait de ne pas prendre de but montre qu´il y a une base. Et puis il y a de l´envie. On est sur un bon rythme à la maison, où on compte déjà huit victoires, alors c´est bien de faire match nul à l´extérieur. Bien sûr, on s´est procuré trois ou quatre occasions et on aurait pu rentrer avec les trois points mais on sait qu´on est Nancy, moi je ne l´ai pas oublié, et un point c´est bien.
Justement, pensez-vous que le statut de Nancy ait changé ?
Il y a quelques années de cela, on venait avec un attaquant et dix défenseurs. Là, on en met trois. Les choses ont changé, on a grandi, et c´est grâce à ce genre de matches qu´on continue de le faire.
Comment avez-vous trouvé cette équipe parisienne ?
Elle doute, c´est évident, personne ne pourra dire le contraire. Mais il suffit d´un rien pour qu´une équipe se réveille. Le Paris-SG a les arguments pour mettre n´importe quelle équipe en difficulté, on l´a vu contre Lyon (2-3) ou à Strasbourg (2-1) la semaine passée. Ce n´est donc pas une mince affaire de faire match nul ici».