Nouvelle écoute téléphonique dans le dossier Calciopoli. Celle-ci met en scène d'une part le désignateur arbitral de l'époque, Paolo Bergamo, et d'autre part l'ex présidente de l'AIA (Association Italienne des Arbitres), Maria Grazia Fazi. Cette écoute a été rendue publique hier soir, durant une émission programmée sur Rete 7. Ce coup de téléphone a eu lieu peu de temps après l'entretien entre Bergamo et Rodomonti, qui avait été dévoilé le mois dernier. Voici la retranscription de cette nouvelle écoute :
Fazi : Paolo ?
Bergamo : C'est fait !
F. : Alors ?
B. : Je lui ai parlé.
F. : Ca a été ?
B. : Très, très, très explicite.
F. : Ah. Avec Pasquale lui même ? (ndlr : Pasquale Rodomonti, arbitre du match)
B. : Oui, oui, oui, oui. J'ai dis : "Je compte sur ton intelligence, parce que ... un coup de fil entre toi et moi". Donc ...
F. : Et lui ?
B. : Sache que si tu ne maintiens pas la discrétion, tu payes les conséquences. Il dit : "Non, non, sois tranquille, je te remercie, j'ai compris ..." Bah, on verra ce qu'il fera. Les choses sont très claires.
F. : Très claires.
B. : Très claires.
F. : Tu as vraiment été clair alors ...
B. : Très clair, donc ...
F. : C'est fait ... C'est fait, et je suis certaine qu'il se comportera bien.
B. : Espérons.
F. : Ce n'est pas une rencontre pour lui, rien à faire... Cette rencontre n'est bonne pour personne, imagine pour lui, après tant de temps... Mais grâce à Dieu, il y a ces 15 points
B. : Mais je lui ai dis : "Tu as dû travailler tant d'années pour arriver à ce niveau, tâche d'y rester"
F. : Le Milan n'y est pas. Cette année, la Juventus gagnera le scudetto parce qu'il n'y a pas de concurrents. Aucun.
B. : Mais tu sais quel est le problème ? Si ce soir ils perdent contre l'Inter ...
F. : Mamma mia, si Dieu le veut !
B. : ... Alors tout serait de nouveau possible. Ensuite il y aura la Champion's League, les blessures, ...
F. : Mais comment perdrait-ils contre l'Inter ? L'Inter est morte...
B. : Bah ... Ce soir ils jouent sans Trezeguet, et sans Del Piero. Ils ont fait ce championnat sans leur buteur titulaire.
F. : Tu te rends compte ? Et ils ont 15 points d'avance sur les poursuivants ...
B. : Mais tu sais, il n'y a vraiment rien à faire
F. : Ils sont bons, ils sont bons. Ils ont une défense, ils ont Buffon, de temps en temps Zalayeta marque ...
B. : Tu as compris ?
Une écoute assez floue, mais qui souligne malgré tout la force de l'effectif de la Juventus de l'époque. Une fois de plus, le souhait de voir la Juventus s'incliner est très clairement émis, ce qui va totalement à l'encontre des accusations faites à Moggi, censé avoir la mainmise sur l'arbitrage.
OMG CETTE INTERCEPTION ! SI ON RECUPERE PAS LE SCUDETTO AVEC CA 