Créteil-Châteauroux3-0
Avec Piquionne,ça change tout
EN UNE SOIRÉE,Créteil,qui restait sur une défaite 4-2 à Tours, fait taire les sceptiques. A ceux qui par exem- ple doutaient de l’utilité de recruter Frédéric Piquionne, 35 ans, le club val-de-marnais a laissé le soin à l’an- cien attaquant international fran- çais, passé par Lyon, Saint-Etienne, ou Monaco, de donner un premier élément de réponse cinglant face à Châteauroux,hier.
Trente secondes après son entrée en jeu (73e), il a flairé la mauvaise passe en retrait de Boyer pour son gardien Bonnefoi et célébré ses premiers pas sous le maillot cristo- lien par un but plein de malice.
Mieux encore, Piquionne, de retour des Etats-Unis où il a résilié son contrat en mai avec Portland, s’est offert un doublé en régalant le public d’une magnifique frappe enroulée (85e).
« Franchement, je ne pensais pas qu’il avait encore les jambes à son âge mais je suis tombé sous le charme,lâche Salem,48ans,suppor- teur de Créteil depuis dix ans. Il en- tre,marque deux buts,c’est ce qu’on attend d’un attaquant,non?» Forcément, l’intéressé n’est pas mécontent d’avoir réussi ses débuts, lui qui était qualifié pour ce match après avoir signé un contrat d’un an lundi.«Il y a eu un facteur chance en sentant bien le coup sur le premier et puis je marque le deuxième avec po- teau rentrant dans l’euphorie, c’est bien, sourit Pi- quionne, qui a brillé pour ses dé- buts cristoliens devant une bonne partie de ses proches. Mais la route est longue et je vais sûrement être encore attendu au tournant.»
Cheikh Ndoye, dans l’attente d’un
possible transfert vers Lens (L1), un club pour l’heure interdit de recrute- ment,a lui aussi levé certains doutes sur son implication. C’est en effet le géant sénégalais et patron du milieu qui, au terme d’une chevauchée fol- le,a débloqué la situation d’une frap- pe puissante sous la transversale après un une-deux avec Essombé (68e). Autant de satisfactions qui ne masquent pas pour autant la grande fébrilité du bloc cristolien en premiè- re mi-temps malgré une frappe dé- viée de Ndoye sur le poteau (12e), un tête-à-tête perdu d’Essombé (37e) ou un retourné acrobatique de Seck pas- sant juste à côté(43e).
« On a eu une période de doute, avec des passes complètement hasar- deuses. On ne doit pas avoir de dé- viance comme ça », lâche le coach Philippe Hinschberger, cependant bien plus satisfait d’un deuxième acte tout feu tout flamme.