Roma 1-2 Cagliari : La saison commence mal, très mal
Après l’échec de l’Europa League, les hommes de Luis Enrique recevaient aujourd’hui le club de Cagliari afin de débuter le championnat italien, édition 2011/12. Du côté de la capitale italienne, il y a du changement comparé à l’an passé. En effet, Stekelenburg prend place dans les cages, derrière le quatuor défensif Rosi, Heinze, Burdisso et José Angel. Pjanic est d’entrée titularisé dans l’effectif aux côtés de Daniele De Rossi et Perrotta. En attaque, le trio de choc Totti-Osvaldo-Bojan est aligné, avec comme seul objectif, marquer des buts et remporter les trois points aujourd’hui.
Dès le coup d’envoi, la Louve essaie de prendre le match à son compte, en multipliant les passes courtes et en jouant lentement. Dans cette optique, il est évident que les occasions se feront rares. D’ailleurs, la première action plaisante de jeu survient à la quinzième minute, lorsque l’homme en noir accorde un coup de coin en faveur des sardes. Agostini s’avance alors vers l’arbitre, Gava, pour signaler que c’est lui même qui a touché le cuir et non pas Rosi. Quelques instants après, José Angel débride le match en frappant au but, dévié de justesse par Agazzi. Osvaldo, quant-à lui, perd la plupart des ballons qui lui sont offerts, mais parvient tout de même à frapper à deux reprises, sans toutefois mettre en danger les sardes. En fin de première période, Stekelenburg se fera également une petite frayeur, voyant une longue frappe mourrir sur sa transversale. C’est sur ce score nul et vierge que les giallorossi regagneront les vestiaires, tête baissée.
On prend les mêmes et on recommence à certainement déclaré Enrique à ses joueurs. Cependant, la Roma montre un autre visage en seconde période, plus offensif, plus attrayant, plus plaisant et monopolisant le ballon. José Angel se montre également encore plus en vue, mais aucune réelle occasion ne sera engendrée. L'entraineur décide alors peu avant l’heure de jeu de sortir Bojan, qui n’aura strictement rien montré, pour l’expérimenté Borriello. C’est d’ailleurs le numéro 22 qui s’offrira la première vraie occasion côté Magica. Après un petit show de Francesco Totti, le buteur romanista reprend de volée un centre flottant qui malheureusement sera sauvé par un arrêt ô combien énormissime d’Agazzi. Mais comme souvent, trop souvent, c’est la Roma qui va payer net sa domination. Après une action anodine, Daniele Conti hérite du cuir dans la surface romaine et fait trembler les filets, ouvrant ainsi le score. Et les tifosi n’auront pas encore eu le temps de digérer le but encaissé que José Angel, auteur d’une grande prestation aujourd’hui, se verra attribuer une carte rouge pour une faute grossière. Enrique décide alors de sortir Rosi, pour faire entrer Gago. De Rossi aide alors sa défense et le milieu de terrain en provenance de Lyon rejoint Pjanic. Peu de temps après, c’est au tour de Borini de remplacer Osvaldo. Le jeune attaquant italien aura d’ailleurs marqué sur son premier ballon, mais le but aura été annulé à juste titre, pour un hors-jeu bien présent. Aucune des dernières occasions ne sera concrétisée. En toute fin de match, El Kabir doublera d’ailleurs la mise en fusillant un Stekelenburg impuissant, avant que De Rossi ne réduise le score, suite à un coup-franc du Capitano. A l’image des rencontres contre le Slovan, le PSG, Valence, monopolisé le cuir pendant toute la rencontre ne sert à rien, si les filets ne tremblent pas.