OM-PSG : Les Olympiens face à la série
Huit défaites de rang face au rival parisien, un lourd fardeau que les Olympiens ne veulent pas voir comme un handicap. Tous veulent mettre fin ce dimanche à une série qui dure depuis plus de deux ans dans un Vélodrome qui a pourtant longtemps été un enfer pour le PSG.
Depuis une triste soirée de Coupe de la Ligue au Vélodrome en novembre dernier le chiffre fait mal, à en devenir presque tabou dans la bouche de tous bons supporters marseillais.
L’OM est sur une série de huit défaites consécutives face au rival parisien et cela dure depuis une lourde débâcle au Parc des Princes ( 0-3) en octobre 2002 sous l’égide du génie de Ronaldinho, alors bourreau officiel des Olympiens.
Si, pour l’heure, l’ensemble de l’opinion marseillaise évoque, à juste titre, viser la deuxième place plutôt qu’une victoire face à la bête noire, il y a fort à parier que le Vélodrome s’enflammerait d’un succès des siens ce dimanche. Les séries sont faîtes pour s’arrêter, même Dallas, et les épilogues douloureux des OM-PSG vont donc prendre fin un beau jour. C’est bien l’avis de Bruno Cheyrou. «Je ne sais pas depuis combien d’années on n’avait plus gagné à Bastia, on est allé gagner à Bastia, il y a eu différentes séries que l’on a brisé cette année. J’espère que celle-ci s’arrêtera dimanche soir» analyse-t-il.
Mais quid alors de l’impact que peuvent avoir ces huit défaites dans la tête des olympiens ? Salomon Olembé et Brahim Hemdani sont les seuls vestiges d’une victoire marseillaise dans l’effectif actuel. Tous les olympiens, hormis Nakata et Taiwo bien évidemment, ont donc encore dans la bouche le triste goût d’une défaite face au club de la capitale. «Cela peut être un avantage pour eux dans l’approche du match, avance Beye, mais dès le coup d’envoi on en fera abstraction. L’histoire leur donne raison sur les huit derniers matchs, c’est tout». Et le défenseur sénégalais d´égrener : «On va éviter les déclarations du type «on va leur marcher dessus» car si on observe bien avec le recul, si nos résultats ont été aussi mauvais contre le PSG ces dernières années, c’est parce que nous nous étions trompés d’objectifs». Luyindula admet, pour sa part, qu’il «est possible qu’ils ( les joueurs parisiens) viennent avec un excès de confiance». «On essaiera de le diminuer le plus possible» tempère-t-il dans la foulée.
Eduardo Costa préfère faire fi de ces considérations et s’arrêter sur la fierté des supporters. «Ces huit défaites sont douloureuses pour eux, souligne-t-il, ils ont un esprit guerrier comme chez moi, je sais ce que c’est, moi aussi j’étais supporter étant petit».
Au final, c´est Bruno Cheyrou qui résume tout : «P..., ça fait huit fois qu’on n’a pas gagné, c’est plus une motivation supplémentaire que quelque chose qui peut paralyser ! »
4 défaites au Vélodrome, un bug de l´histoire
Bien réparties, les huit victoires parisiennes se sont déroulées à quatre reprises sur la pelouse du Vélodrome. Un phénomène récent. L’OM faisait généralement sa loi face au PSG du côté du boulevard Michelet. A l’exception du 3-0 de 2003 éclaboussés par l’extra-terrestre, Ronaldhino, les trois dernières défaites relèvent plus du coup de dés, «du petit détail» comme le souligne Philippe Troussier.
Pour exemple, le dernier revers en date en Coupe de la Ligue cette saison, «un match bizarre» selon Eduardo Costa, une partie qui bascule alors que les Olympiens géraient tranquillement leur 2-0. Car les joueurs de la capitale avaient plutôt pour habitude de débarquer à Marseille la peur au ventre. En 25 rencontres de championnat depuis 1974, année d´accession à la D1 pour Paris, l’OM l’a emporté à 17 reprises sur ses terres, pour seulement 4 défaites et autant de nuls.
Seule reste la Coupe de France pour contredire cette vérité. En trois rencontres, le PSG s’est imposé à 2 reprises ( 2003-04 et 1981-82) pour un nul ( 1974-75). Retour à la normale attendu, et souhaité, dimanche soir sur les coups de 22h45.