Beye-Ljuboja : Interview entre amis 01/04/2005
Même s’ils ont emprunté des routes différentes, Habib Beye et Danijel Ljuboja n’ont pas coupé les ponts qui les unissent depuis leur passage à Strasbourg. Nous leur avons proposé de jouer les journalistes en s’interviewant eux-mêmes. Une discussion qui détend gentiment l’atmosphère avant le choc.
Danijel Ljuboja : Le PSG reste sur 8 victoires consécutives contre l’OM. As-tu peur de nous ?
Habib Beye : «Peur ? Non, pas du tout. A la limite, toi tu me fais peur, plus que ton équipe. Je connais ton talent. Je sais à quel point tu peux être imprévisible. Mais la série de défaites, alors là… Non, vraiment ça n’a aucune importance à mes yeux».
Danijel Ljuboja : Comment ça se passe pour toi à Marseille en ce moment ?
Habib Beye : «Super. L’ambiance est bonne, il fait beau… Comme je te l’ai déjà dit, c’est ici très différent de ce que nous avons connu à Strasbourg. Ici, tout est plus médiatisé, moins familial. La pression est totalement différente. Mais bon, comme tu le sais, je te conseillerai toujours de venir jouer à l’OM. Enfin, à la condition que j’y sois aussi ! »
Danijel Ljuboja : Que vises-tu dans cette fin de saison ?
Habib Beye : «Avec le club, la qualification en Ligue des Champions. De préférence par la deuxième place, car la troisième impliquerait un tour supplémentaire et c’est galère. Après personnellement, j’espère seulement être en bonne santé. Quand je vais bien, le reste suit toujours».
Danijel Ljuboja : Peux-tu nous parler du « snake » ?
Habib Beye ( il éclate de rire) : «Ca date de Strasbourg. On était chez lui, ou bien chez moi… Peu importe, d’un coup je me suis amusé à lui faire le serpent avec mon bras, genre attention je t’attaque… Je ne sais pas, je devais être un peu fatigué… ( rires de nouveau). Bref, on s’est alors dit que si un de nous deux marquait, on célébrerait le but de cette manière».
OM.net : Et Danijel a marqué, car ça ne peut pas être toi le buteur de cette histoire…
Habib Beye : «Oh la ! Attention, 11 buts en pro moi monsieur ! Mais oui c’est vrai, c’est Danijel qui a marqué ce but, à Bordeaux. Et donc on a fait le snake…»
Habib Beye : Et toi Danijel, peux-tu expliquer aux supporters ce qu’est le « kangourou » ?
Danijel Ljuboja : « ( silence, puis il éclate de rires ! ) Tu es fou de parler de ça ! C’est un truc qui nous faisait rire à Strasbourg… mais c’est difficile à expliquer. Pourquoi tu parles de ça ? T’es fou mon pote ( rires)… Non, sérieux, je ne peux pas en parler. C’est un truc entre toi et moi. »
Habib Beye : Quand s’achète-t-on une Ferrari ensemble ?
Danijel Ljuboja : « L’été prochain normalement ! C’était un projet commun que nous avions à Strasbourg, mais une Ferrari ça coûte cher. Nous sommes déjà tombés d’accord sur le modèle : une Modena rouge. »
Habib Beye : Si j’ai un enfant accepterais-tu d’en être le parrain ?
Danijel Ljuboja : « Bien entendu, et avec grand plaisir même ! »
Habib Beye : Danijel, quand vas-tu enfin te poser ?
Danijel Ljuboja : « Avec une femme ? Tu parles de ça je suppose ! Je sors d’une histoire, mais pour l’instant je suis tout seul. Il faut simplement que je trouve la bonne. »
Habib Beye : Va-t-on rejouer ensemble un jour ?
Danijel Ljuboja : « Ce n’est pas évident, aujourd’hui cela me semble même difficile. Si jamais tu quittes Marseille et moi le PSG, ce à quoi je ne pense pas du tout aujourd’hui car j’espère vraiment rester longtemps dans ce club, alors peut-être que nos routes se croiseront de nouveau. En tout cas, c’est une perspective qui nous enchanterait. Nous étions très complices, après les entraînements on passait nos journées ensemble. Nous sommes de grands amis, plus que ça même. C’est rare dans le football. Bien souvent, l’amitié s’estompe dès que le joueur quitte le club. Avec toi Habib, c’est différent. »
Habib Beye : Enfin Danijel, dimanche, arriveras-tu à éviter de m’ouvrir l’arcade…
Danijel Ljuboja : « Oui, oui, je vais faire attention. Lors du match au Parc des Princes, je n’avais pas fait exprès. Je t’ai mis un coup de coude en protégeant mon ballon. Je m’en suis voulu, mais tu sais bien que mon geste n’était pas volontaire. Et puis après tout, il ne faut pas que tu viennes au marquage c’est tout ! ( rires) »