«Parfois, prendre une claque permet de réagir» 10/03/2005
Après la défaite à Saint-Etienne, l’OM reçoit le Racing Club de Lens samedi. Ce match aura une saveur particulière pour Frédéric Déhu, ancien sang et or. Des couleurs sous lesquelles il a écrit la plus belle ligne de son palmarès : champion de France en 1998.
Dans quel état d’esprit allez-vous abordez le match : consolider la seconde place ou aller chercher Lyon ?
Frédéric Déhu : «On aura un esprit revanchard par rapport à la défaite que l’on vient de subir. Cela devait arriver. On restait sur deux prestations moyennes avec une victoire à Bastia et une alerte face à Istres. Cela s’est confirmé à Saint-Etienne où on a eu du mal à poser notre jeu. Finalement on a été battu. Parfois, prendre une bonne claque permet de réagir. On l’a prise à Geoffroy Guichard. Il faut revenir dans la ligne de conduite que l’on s’était fixée, revenir aux valeurs qui ont fait notre force. On doit aussi reconquérir notre public.»
Que penses-tu du parcours du RC Lens cette saison ?
F.D. : «Lens était une des équipes qui avait fait un bon recrutement en début de saison. Tout le monde la voyait parmi les cinq équipes de tête. Mais elle a connu un passage difficile. Cependant, elle a eu la réaction que les supporters attendaient. De plus, elle a changé d’entraîneur, elle est revenue vers certaines valeurs, vers une identité lensoise avec des anciens à la tête de l’équipe. Depuis, elle enchaîne les bons résultats»
Tu as vécu de grandes heures avec le maillot «sang et or»…
F.D. : «C’est le club qui m’a donné ma chance et qui m’a permis d’être là où je suis maintenant. J’ai débuté en première division avec ce club. J’ai vécu dix belles années là-bas.»
Le titre de champion constitue-t-il le meilleur souvenir de ta carrière professionnelle ?
F.D. : «Oui, sans hésitation. Nous avions lutté pendant toute la saison avec le FC Metz pour le titre. C’est un trophée que nous avons finalement réussi à enlever lors de la toute dernière journée de championnat. C’est un souvenir extraordinaire ! »
Auras-tu un pincement au cœur avant de les rencontrer ?
F.D. : «Oui, c’est toujours particulier, j’y ai connu de bons moments. C’est là aussi que j’ai gagné les premiers trophées de ma carrière. C’est quelque chose que je ne peux pas oublier. A chaque fois que je rencontre cette équipe, j’ai une pensée particulière. Mais une fois sur le terrain, tout est oublié, je me concentre sur mon objectif prioritaire qui est de remporter la victoire.»
Penses-tu que le Racing Club de Lens va finir la saison en beauté ?
F.D. : «Ce qui m’intéresse c’est que l’OM atteigne ses objectifs. Si Lens peut finir à une bonne position en fin de saison, je n’y vois aucun inconvénient… Mais derrière nous évidemment ! »