Le PSG a confirmé qu´il était bien la bête noire de l´OM. Les Parisiens se sont une nouvelle fois imposés au stade Vélodrome ( 2-1, a.p.), grâce à des buts de Pauleta et Sorin, et se qualifient pour les 1/8e de finale de la Coupe de France. Les Marseillais, approximatifs en défense et ne possédant que Didier Drogba, encore buteur ce samedi, comme seule cartouche offensive, peuvent se faire du souci pour la suite de la saison.
Sorin envoie le PSG en 1/8e de finale.
Le Vélodrome est devenu le jardin du Paris Saint-Germain. Preuve que les temps ont bien changé à Marseille. Avec cette qualification, les Parisiens enregistrent ainsi leur cinquième victoire consécutive devant l´OM mais surtout la troisième de rang dans l´enceinte phocéenne en moins d´un an. Le 30 novembre dernier, les hommes de Vahid Halilhodzic avaient déjà piégé la formation marseillaise alors entraînée par Alain Perrin ( 0-1).
Son successeur, José Anigo, attendait beaucoup de ce nouveau rendez-vous avec le rival de la capitale. L´ancien Minot rêvait bien évidemment de donner au public frustré du Vélodrome une deuxième victoire d´affilée, après celle obtenue face à Lens ( 3-2). Mais son discours teinté de la philosophie locale, n´aura pas suffi au coach marseillais pour amener ses protégés au tour suivant.
Avec un groupe handicapé par les blessures et les départs à la CAN, et un banc de touche aux allures de CFA, l´équipe d´Anigo avait bien du mal à s´exprimer face à la bonne organisation du PSG. Et comme toujours, Didier Drogba s´est transformé en sauveur en égalisant juste avant la pause après l´ouverture du score de Pauleta. Le Portugais profitant des errances de la défense centrale olympienne pour mettre les siens sur la bonne voie ( 10e). Sorin aurait même pu ouvrir le score dès la 2e si Barthez n´avait pas enlevé d´une main ferme son ballon qui prenait la direction de la lucarne.
Les occasions pour Paris
Au retour des vestiaires, le scenario ne changea guère. Frédéric Dehu, impeccable en patron de la défense, et ses coéquipiers reprirent la maîtrise du ballon. Et Pauleta aurait dû doubler la mise s´il n´avait pas, d´une manière incompréhensible, dévissé sa reprise du plat du pied après un excellent service de Ljuboja ( 50e). Le Serbo-Monténégrin démontra au passage que son association avec l´ancien Bordelais risque de faire tourner la tête à beaucoup de défenses.
En fait, Paris se créait les meilleures situations de but pendant que l´OM faisait ce qu´il pouvait. Avec un Meriem cadenassé au milieu, rares étaient les opportunités pour alerter Drogba donc d´inquiéter Letizi. Anigo pourra toujours se dire que ses deux poulains de la CFA, Flamini et Barry, n´auront pas été ridicules mais c´était trop peu pour renverser la vapeur dans les prolongations.
Et sur une nouvelle mésentente au sein de la défense, Reinaldo trouvait Sorin qui, de a tête, battait Barthez à bout portant ( 2-1). Le Vélodrome ne voulait même plus y croire, preuve supplémentaire que ce stade ne fait décidément plus peur à personne. Paris en a fait son jardin, c´est pour dire...
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