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< <Quand on vient d’enchaîner 4 victoires en 5 matches, le moral est plus dans le chapeau que dans les chaussettes. Philippe Troussier capitalise sur cet optimisme et cet enthousiasme. Il en perçoit les effets quotidiens et les interprètent comme des signes d’augure favorable. «Plein de signaux me montrent que nous nous sommes bien enquillés : le comportement des joueurs à l’entraînement, leurs déclarations devant la presse, ou encore les commentaires des supporters que je peux lire sur internet…», déclare-t-il.
Selon l’entraîneur olympien, la réception de Rennes peut constituer «un tournant, au vu du calendrier». Benoît Pedretti partage cet avis que tout est encore possible, surtout le meilleur : «Le titre est encore jouable, largement. Nous allons encore recevoir Lyon, aller à Monaco. Et les équipes qui sont devant nous vont également s’affronter entre elles. Même si les Lyonnais ont un effectif de qualité, ce n’est rien huit points d’avance. D’autant plus qu’ils n’ont pas que le championnat à jouer. Faisons le maximum de notre côté, et espérons des faux pas».
Par «maximum», le milieu de terrain entend respecter le barème fixé par Philippe Troussier : onze points sur quinze. «C’est un objectif assez élevé. Ce n’est pas gagné d’avance. Pour le réussir, gagnons tout à domicile et allons faire au moins un coup à l’extérieur. Quand on voit que nous sommes allés gagner à Lille et à Toulouse, nous n’avons pas à nous fixer des limites», suggère l’ancien sochalien.
Marquer vite… ou savoir être patient
L’OM n’est pas à l’aise chez lui cet hiver. Le Stade Rennais est médiocre à l’extérieur. Une de ces deux tendances sera forcément contestée samedi soir. Les Phocéens ne pourront pas éternellement rattraper en déplacement les points perdus à domicile. Et à cela s’ajoute la nécessité de donner du plaisir au public marseillais. «Bien-sûr des points restent des points. Mais quand je repense à la bonne soirée que nous avons passé en battant Nice, à quel point cela faisait chaud au cœur de s’imposer comme ça devant notre public, je me dis que c’est pour ça que j’ai choisi de venir à l’OM», explique ainsi Pedretti.
D’après les joueurs, les difficultés olympiennes au Vélodrome ne relèvent pas du blocage. Il est plutôt question d’organisation, de physique, d’utilisation des couloirs ; de patience, aussi. Le discours de Troussier à ses hommes allait dans ce sens, cette semaine : «Si nous ne marquons pas en première mi-temps, nous ne devons pas penser que les carottes sont cuites. Un match, ça peut se gagner à la 88e minute. Soyons patients. A l’inverse, nous ne devons pas non plus imaginer que la victoire est dans la poche si nous débloquons rapidement la situation». Deux conseils à bien méditer pour faire fructifier le joli coup réussi au Stadium.>>