OM 1-1 ASM : Ils méritaient mieux ! 29/10/2004
Le sommet a tenu ses promesses. Le Vélodrome a connu une très belle soirée de football vendredi. Malheureusement la victoire n’est pas venue récompenser l’excellente prestation d’Olympiens imaginatifs et généreux.
OM 1-1 MONACO
J12 - 29/10/04 - Stade Vél´
1-0
1-1
Koke ( 20e)
Kallon ( 31e)
Toutes les actions du match
Ce nul n’est vraiment pas cher payé pour les Marseillais. Même s’il ne faut pas oublier dans le décompte les occasions monégasques en contre-attaque, les Phocéens ont terminé le match largement vainqueurs aux points. Ce n’est, évidemment, pas d’une grande utilité en football. Mais au moins le public du Vélodrome a passé sa meilleure soirée de la saison, pendant que son équipe se rassurait sur sa capacité à créer du jeu.
Si l’on devait faire un raccourci, on dirait que l’OM a mieux joué, s’est procuré plus d’occasions, que lors des dix dernières parties. Avec en point d’orgue une deuxième mi-temps que l’ASM aura plus subie que vécue.
Mais reprenons dans l’ordre. La titularisation de Koke aux dépens de Luyindula était dans l’air tout au long de la semaine écoulée. Anigo voulait donner sa chance au jeune Espagnol. Il l’a saisi à bras le corps. Discret jusqu’à la 19e minute, Koke sortait de l’ombre à la 20e pour reprendre puissamment de la tête un bon centre de Ferreira. Roma, trop court, entendait le stade exulter.
A la demi-heure de jeu, Kallon ramenait malheureusement tout le monde sur terre, en déviant le cuir dans les filets après un cafouillage aérien.
Equilibrée et animée, la première période s’achevait sans qu’aucune formation n’ait pris le dessus.
Les Olympiens prenaient les choses en mains au retour des vestiaires. Généreux et «punchy», ils poussaient de toutes leurs forces les Monégasques à la faute. Dans ce début de seconde mi-temps, tous les chemins menaient à Roma. Mais l’Italien s’en sortait à chaque fois.
Les joueurs de Deschamps n’étaient pas en reste dès qu’ils parvenaient à s’extirper du pressing marseillais. Kallon, intenable, gâchait pourtant plusieurs belles situations par son individualisme forcené.
Puis, la rencontre baissait d’intensité, devant plus âpre que spectaculaire. Les entrées successives de Nasri, Luyindula et enfin Pedretti n’endiguaient pas le phénomène. Le chrono défilait, inexorablement…
Le sursaut se produisait dans les cinq dernières minutes. Les 60 000 spectateurs flairaient l’odeur du KO et encourageaient à tout rompre. Costa était tout près d’asséner le coup victorieux. A côté. Saviola, aussi, dans les ultimes instants. Au-dessus.
Les deux équipes se quittaient finalement dos à dos. Le public occultait le résultat pour saluer la manière. Des applaudissements en forme d’encouragements. Une façon de dire qu’en continuant de jouer de la sorte, les objectifs initiaux ne seront pas inaccessibles.