MARSEILLE / BOUDEWIJN ZENDEN :
« UN MATCH TRÈS DUR À LILLE »
© panoramic MARSEILLE / BOUDEWIJN ZENDEN : « Un match très dur à Lille »
Christian RODAT
Correspondant à Marseille
jeudi 23 avril 2009 - 12h26
Conscient que l'OM occupe une position privilégiée à six journées de la fin du championnat, Boudewijn Zenden croit plus que jamais au titre de champion de France. A condition de bien négocier le prochain match face au LOSC.
Boudewijn Zenden, comment expliquez-vous les bonnes performances actuelles de l'OM ?
Tout le monde est concerné. Les joueurs ont des qualités différentes. En changeant de systèmes, on arrive à changer de joueurs tout en restant performant. Chaque joueur a un truc particulier et le coach peut jouer là-dessus en ce moment. Regardez avec « Charly » Kaboré : ça se passe très bien depuis qu'il est rentré. Ziani revient à peine de blessure et c'est lui qui fait la différence à Lorient. Il y a aussi Wiltord qui fait une bonne rentrée et qui marque presque un but. La qualité du banc a fait la différence et c'est très important. La force en ce moment, c'est qu'on est un groupe soudé et costaud. On est bien ensemble, chacun peut faire la différence et on est très difficile à battre.
Comment avez-vous jugé votre prestation à un inhabituel poste de défenseur gauche ?
Je me suis senti à l'aise. J'ai eu besoin d'un peu de temps pour m'adapter à ce poste mais dès le début, je n'étais pas si mal. Et il y avait à côté de moi Vitorino Hilton qui m'a beaucoup aidé. Pour dépanner, j'avais déjà joué à ce poste dans d'autres clubs. Au Barça, en équipe nationale, à Liverpool, à Middlesbrough… J'ai aussi joué à ce poste une ou deux fois la saison dernière avec l'OM pour remplacer Taiwo. Donc ce n'était pas nouveau pour moi.
Après cette victoire à Lorient, l'OM peut-il plus que jamais viser le titre ?
Bien sûr qu'on peut y arriver ! On a tous ça en tête. On est dans une position privilégiée puisque qu'on est devant. J'ai lu que la pression était sur l'OM en ce moment. Mais la pression, quand vous êtes à Marseille, vous l'avez tous les week-ends. Maintenant, ce qui est vrai, c'est qu'on a notre destin entre nos mains. On a six finales à jouer, même si tout ne peut pas être beau à chaque fois. Il faut gagner et espérer qu'on ne connaisse pas de blessure. Et aussi qu'on ait un peu de chance avec nous.
« On verra si le coach sera là pour fumer son cigare »
Bordeaux possède un meilleur calendrier…
Bien sûr. Et Bordeaux est fort, on le sait aussi. Ça joue très bien, c'est très costaud… Ce championnat est très incertain et ça donne plus de spectacle et d'incertitudes sur cette fin de saison.
Comment abordez-vous le prochain match à Lille ?
On doit s'attendre à un match très dur face à une équipe très costaude, bien organisée et qui peut être très dangereuse sur les phases arrêtées. Mais on doit se concentrer sur nous, pas sur les autres. Si on parvient à bien le faire, on peut aller au bout.
L'avenir d'Eric Gérets vous préoccupe-t-il ?
Ce n'est pas un problème pour les joueurs. C'est une grande question pour les journalistes mais pas pour nous. On a la chance de jouer quelque chose d'important et le plus important, c'est d'être champion. Si on y arrive, on verra si le coach sera là après pour le fêter avec nous et pour fumer son cigare