José Anigo ne mâche pas ses mots.
A quelques semaines de PSG-OM, la guerre des mots a recommencé avec en toile de fond, le transfert à Marseille de Fabrice Fiorèse. Mardi, José Anigo n´a pas hésité à s´en prendre à son homologue, Vahid Halilhodzic, en jugeant notamment ses qualités d´entraîneur. Le coach olympien a également déploré l´attitude des dirigeants de la capitale qui " ont mis le feu aux poudres" par leurs déclarations après le départ de Fiorèse.
Certes, il reste encore deux mois avant le fameux rendez-vous mais les hostilités ont déjà débuté. Et sans vouloir attiser un feu encore à l´état de braise, on peut sans hésiter parler d´hostilité quand on entend les derniers mots prononcés mardi par José Anigo à l´encontre de Vahid Halilhodzic " J´ai joué contre lui mais pour moi c´est un entraîneur, point barre. Ce n´est pas ce qui se fait de mieux non plus en France. Il faut qu´il arrête de penser cela". Le coach olympien se trouve-t-il vraiment bien placé alors que son équipe reste sur une défaite à domicile devant Metz ( 1-3) ? Chacun en jugera.
Auparavant, Anigo avait défendu Fabrice Fiorèse, son nouveau protégé, un terme adéquat dans cette période. " Il est arrivé un peu chamboulé par toutes ces histoires parisiennes. Il faut dire qu´il en a pris plein la gueule", référence évidemment à la réaction du PSG après son départ précipité chez l´ennemi quelques heures avant la fermeture des transferts. " C´est un coup monté, une situation que je n´avais pas imaginée, surtout avec Fiorèse. J´en ai vomi en arrivant chez moi", avait lâché Halilhodzic. " Les masques sont
tombés", déclara son président Francis Graille.
Une campagne minutieusement orchestrée ?
Justifiant cette fuite vers Marseille par une profonde rupture avec le technicien bosniaque, Fiorèse a trouvé à l´OM la paix, à en croire Anigo : " Fabrice a trouvé des gens qui lui parlent, lui sourient. Il n´y a pas de dictature chez nous". Il est évident que de tels propos ne favorisent pas le maintien de l´excellent état d´esprit affiché par les joueurs depuis quelques années lors des matches entre l´ OM et le PSG.
Ancien journaliste, Christophe Bouchet connaît parfaitement l´impact que représente ce genre de petites phrases faisant ressortir notamment la rivalité historique entre la capitale parisienne et Marseille, la rebelle. Tout comme son homologue Francis Graille, avec qui il partage, entre autres, les honneurs d´appartenir au G14. Cela nous ramène automatiquement aux relations " respectueuses" qu´entretenaient leurs prédécesseurs, Bernard Tapie et Michel Denisot au début des années 90, pendant que les deux clubs affichaient leur opposition farouche.
A l´époque, les matches entre les deux équipes se déroulaient dans une ambiance électrique, sur le terrain et dans les tribunes. Espérons que jusqu´au 6 novembre, date de PSG-OM, cette guerre des mots ne se résumera qu´à une simple galéjade.