Un OM euphorique 21/03/2009
Sur un nuage après sa folle semaine, l'Olympique de Marseille a remporté une précieuse victoire, samedi, à domicile face à Nantes (2-0). Pour une fois, les protégés d'Eric Gerets n'ont pas laissé filer une occasion en or de prendre provisoirement les commandes de la L1. Cela faisait 10 ans que l'OM n'avait plus été en tête après 29 journées. Le Championnat est totalement relancé. (Photo Reuters).
Une première période à oublier
Après avoir concédé le nul lors de ses deux dernières sorties au Vélodrome en L1 (0-0 face au Mans et Valenciennes), l'OM a enfin renoué avec la victoire dans son antre faceà Nantes. Mais que la première période fut pauvre ! Ceux qui souffrent de troubles du sommeil pensaient même avoir trouvé leur remède : le vélodro-somnifère. Extrêmement efficace. Le secret ? Des Olympiens brouillons et sans caractère, tétanisés par 55 000 fans, et des visiteurs frileux, qui refusent le jeu. Certes, après quatre jours de folie marqués par une belle victoire à Paris dimanche et une qualification en quarts de finale de l'UEFA acquise après prolongations mercredi, les Marseillais étaient logiquement émoussés. Et cela s'est vraiment senti en première période.
Gerets a du flair
Heureusement, après ces 45 minutes insipides (aucun tir cadré de part et d'autre), les deux équipes attaquaient la seconde période avec de bien meilleures intentions. Koné laissait sa place à Zenden et Niang à Ben Arfa. Gerets avait du flair. Sur le coup d'envoi, Zenden était à l'origine de la première véritable occasion du match, une reprise de Brandao bien stoppée par Alonzo. Zenden, encore lui, adressait à la 54e minute un centre parfait sur la tête de Civelli qui réveillait (enfin) le Vélodrome. A la 58e minute, après un gros travail de Zenden (encore lui !), Brandao, de la tête, doublait la mise. Et mettait le feu au Vélodrome. Tout sourit à l'OM actuellement. Les coéquipiers de Cana viennent d'enchaîner leur onzième match sans défaite (toutes compétitions confondues). Les Nantais d'Elie Baup n'ont quant à eux pratiquement rien montré. Le maintien reste jouable. Mais il faudra se battre peut-être jusqu'à la dernière minute de la dernière journée. Fred Azilazian.