Foot - L1 - Et si l'OM gagnait au Vélodrome ?
[Eric Gerets cherche une façon de rendre son équipe irréprochable au Vélodrome.]
L'OM retrouve le Vélodrome samedi pour affronter Nantes, sans confiance excessive. Le bilan récent des Olympiens dans leur stade n'est pas (encore ?) conforme à leurs ambitions.
Malgré sa belle semaine, qui place Marseille sur une trajectoire idéale pour le sprint final, la perspective de revenir à la maison contre Nantes pousse le deuxième du Championnat à la vigilance. L'équipe n'est pas maître chez elle en Ligue 1. «Après Amsterdam, nous avons pensé très vite à Nantes, explique José Anigo, parce qu'à la maison nous avons des difficultés. Si nous nous laissons un peu griser par ce que nous venons de faire, nous pouvons le payer samedi.» L'OM peine à domicile. Avec sept victoires seulement sur quatorze matches, quatre nuls et trois défaites, l'équipe de Gerets ne pointe qu'à la huitième place du classement domicile, alors qu'elle domine Lyon et les autres sur le classement extérieur. Sur les quatre défaites qu'elle a subies cette année, trois ont été subies Vélodrome, contre Paris (2-4), Lorient (2-3) et Nancy (0-3). Une dernière gifle, avant la trêve, qui avait valu aux Marseillais une explication de texte assez sévère par un Gerets très remonté.
Depuis le début de l'année, l'OM présente un état d'esprit plus conquérant et, globalement, affiche un bon parcours. Pourtant, sur les deux derniers matches disputés à Marseille contre des équipes mal classées (Le Mans et Valenciennes), elle n'a encore pas réussi à l'emporter (0-0 à chaque fois). Autant les Sarthois ont évolué à neuf derrière avec le seul objectif avoué de prendre un point, autant l'équipe de Kombouaré a joué crânement sa chance, en restant bien organisée de bout en bout. «Ils sont sans surprises», avait glissé l'entraîneur des Nordistes apès le match.
Gerets : «Il faut oser plus»
Tous ces exemples incitent aujourd'hui la Ligue 1 à venir au Vélodrome sans crainte particulière. Car l'OM a souvent connu des difficultés cette saison quand il s'est agi de développer des mouvements offensifs sur un rythme élevé pour déjouer des blocs défensifs regroupés. En abusant de longs ballons dans l'axe, l'ouverture est difficile à trouver... «Il faut oser plus», avait lancé Gerets avant le dernier match à Marseille, refusant pourtant d'évoquer un syndrôme Vélodrome et des inhibitions encore plus importantes. «Nous n'avons pas la même approche mentale à domicile qu'à l'extérieur», avait pourtant déploré Bonnart, il y a peu de temps. Moins patients et plus désireux d'enflammer leurs supporters, ils se lanceraient de manière assez désordonnée à l'abordage. C'est l'une des explications maintes fois évoquées. Elle peut convaincre, même si les supporters marseillais aujourd'hui font preuve d'indulgence.
Eric Gerets lui-même demande à ses joueurs de «jouer un peu plus lentement pour ne pas laisser des espaces dont les Nantais pourraient profiter en contre. Il faut chercher à garder davantage le ballon.» Il sait que l'issue du Championnat dépendra en grande partie de cette efficacité retrouvée à domicile. Il lui faut profiter de la dynamique donnée par les récents résultats. «Tout dépend de nous. On doit finalement arriver à dire merde et ne pas donner la possibilité aux supporters, aux journalistes, aux dirigeants de s'en prendre à nous en étant bon enfin à domicile. Je crois que nous pouvons réussir maîtriser le jeu au Vélodrome et puis basta. On doit donner cette réponse sur le terrain». Contre Nantes, pour commencer, évidemment...