MARSEILLE / VITORINO HILTON :
Un patron en pointillés
Aurélien GAUDRIOT - lundi 10 novembre 2008 - 12h36 Patron d'une défense qui n'a plus encaissé le moindre but depuis deux rencontres, Vitorino Hilton semble monter doucement en puissance. Mais le Brésilien est conscient qu'il n'offre pas encore toutes les garanties défensives.
Une semaine sans prendre de but. Voilà une statistique bien rare cette saison pour l'Olympique de Marseille. Cela n'était en effet plus arrivé au club phocéen depuis le mois d'août. L'OM avait alors remporté trois matchs consécutifs à Brann Bergen (1-0 pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions), contre Auxerre (4-0, 2eme journée de Ligue 1) et au Havre (1-0, 3eme journée). L'arrière-garde olympienne faisait alors taire les critiques survenues au lendemain du naufrage défensif face à Rennes (4-4). Un naufrage auquel Vitorino Hilton avait largement contribué de par ses largesses défensives et son attentisme. Depuis, le Brésilien, acheté 5 millions d'Euros à Lens durant le Mercato estival, alterne le bon et le très mauvais.
A Grenoble ce week-end, la charnière centrale Hilton-Cana n'a pas plié mais elle a encore montré quelques signes de fébrilité. On ne gomme pas si facilement les récentes prestations désastreuses à Eindhoven (2-0) en Ligue des Champions ou contre le Paris Saint-Germain (4-2, 10eme journée). Mais la période actuelle soulage l'ancien Lensois : « Nous n'avons pas encaissé de but lors des deux derniers matchs et cela nous donne confiance, surtout que devant on marque, explique Hilton. Et lorsqu'on marque, c'est plus facile. Ne pas encaisser de but, c'est bien. Mais il y a toujours des choses à améliorer. » Avant d'admettre qu'il a passé des moments parfois délicats sur la pelouse du Stade des Alpes, notamment au niveau de ses relances : « Je ne suis pas à mon niveau. A Grenoble, je n'ai pas été performant et j'ai raté deux ou trois passes. Mais traverser une mauvaise période, ça arrive. Il ne faut pas s'arrêter à ça. »
Est-il cependant le seul coupable ? La paire défensive qu'il forme en compagnie de Lorik Cana a besoin d'un temps d'adaptation. A Grenoble, Hilton confirme qu'elle a fait preuve d'une grande application : « Nous sommes bien restés concentrés car il y a eu de la communication et de la concentration. » Avant d'englober les soucis défensifs phocéens à l'ensemble de l'équipe : « Dès qu'on prend un but, on dit que c'est la faute de la défense. C'est toujours comme ça. Mais quand l'équipe ne défend pas en bloc, c'est plus difficile pour nous derrière. Lors des deux derniers matchs, toute l'équipe a fait son boulot, tout le monde a défendu et cela a facilité les choses. Quand on joue collectivement, comme on le fait depuis quelques temps, c'est plus facile pour l'équipe. » Le patron de la défense olympienne souhaite que chacun pose sa pierre à l'édifice : « Avec Taiwo, Cheyrou, M'Bami et Bonnart, il faut que l'on reste en bloc. Il faut qu'ils reviennent naturellement mais de temps en temps, on doit les rappeler.» C'est aussi cela le rôle d'un patron.
Avec CR à Marseille