L1 / MARSEILLE :
Ben Arfa fait sa diva
Aurélien CANOT - lundi 27 octobre 2008 - 13h08 Vexé de ne pas être titulaire face à Paris malgré sa prestation fantomatique à Eindhoven, Hatem Ben Arfa a refusé de s'échauffer en début de seconde mi-temps. Un caprice qui a rendu fou de rage Eric Gerets.
Débuté à Lyon, le feuilleton Ben Arfa continue sur la Canebière. Après l'altercation du début de saison avec Djibril Cissé et la prise de bec, plus récente, avec Modeste M'Bami, Hatem Ben Arfa a de nouveau fait parler de lui dimanche soir. Un caprice de plus. Vexé de ne pas faire partie du onze de départ face à Paris, « le vilain petit canard » du football français a refusé de s'échauffer au moment où Eric Gerets lui a demandé de le faire. Sur le coup, Ben Arfa aurait feint une douleur aux adducteurs pour justifier son refus. Le jeune meneur de jeu, qui n'avait toujours pas digéré de ne pas faire partie des titulaires, n'aurait surtout pas apprécié de jouer les bouche-trous. Car dans un premier temps, c'est à Ziani que Gerets avait demandé d'aller s'échauffer, avant de se rendre compte que ce dernier, malade sur le trajet, n'était pas opérationnel.
Malgré les ordres de l'entraîneur belge et l'insistance de Dominique Cuperly, tentant de faire revenir Ben Arfa sur sa décision, l'ancien Lyonnais n'a donc jamais daigné se lever du banc de touche pour se préparer à entrer en jeu, se contentant d'un signe de tête significatif de son état d'esprit. Un entêtement qui aurait rendu fou de rage Eric Gerets, alors contraint de modifier ses plans et de remplacer Kaboré par Samassa et non Ben Arfa comme prévu. « On ne m'a jamais fait ça de ma carrière ! C'est incroyable. Je ne l'admets pas. On en reparlera demain ! C'est inadmissible ! Tu vas voir ce qui va t'arriver ! », aurait déclaré Gerets à chaud à son joueur dans le vestiaire marseillais. L'ancien défenseur du PSV, très remonté, n'a pas du tout apprécié non plus que Ben Arfa refuse de taper dans la main de Kaboré quand ce dernier est sorti. Plusieurs joueurs de l'OM auraient également fait connaître leur façon de penser à leur partenaire après le match.
Le seul à calmer le jeu dimanche, en tout cas publiquement, était Pape Diouf. Le président marseillais ne voulait pas en rajouter des tonnes, sans pour autant donner raison à Ben Arfa. « Il ne faut pas tout de suite parler d'un problème Ben Arfa et faire d'un oeuf un boeuf ! S'il a refusé d'entrer en jeu, l'entraîneur et la direction du club agiront à son encontre ». Lundi, aucune sanction n'avait encore été prise contre le n°10 de l'OM, qui a pu prendre part normalement au décrassage.
Quelle que soit la décision de ses employeurs, cet « incident » vient noircir encore un peu plus un début de saison en dents de scie de celui sur lequel Arsenal avait encore des vues l'été dernier. Entre son début de pubalgie, une tendance à être bon un match sur deux ou trois et des absences caractérisées, comme face à Eindhoven mercredi dernier, Ben Arfa a décidément beaucoup de mal à convaincre. Et ce n'est pas le feuilleton de dimanche soir qui va arranger sa situation.
Méchant mais tellement vrai...
