y a aussi une interview de bamogo:
Bamogo : «Un palier à franchir» 03/06/2004
Habib Bamogo est officiellement marseillais depuis ce mercredi. Il portera le numéro 26, de la date anniversaire de son petit frère, né un certain 26 mai 1993. Il nous livre sa joie d’être olympien et ses objectifs sous le maillot blanc.
Comment vas-tu aborder ton intégration au sein du groupe marseillais ?
Habib Bamogo : «L’intégration va être très importante. C’est un club totalement différent de Montpellier. Je vais tout faire pour m’adapter le plus vite possible à mes coéquipiers et à la ville. Je connais déjà Meité et Drogba et j’ai envie de connaître les autres. Il n’y a que mes performances qui feront que je jouerai souvent. Il y a un palier à franchir, je devrais passer par-là. J’accepte la concurrence, je jouerai sur mes qualités. J’ai confiance».
Quel est ton regard sur l’OM ?
H.B. : «Même avant d’être pro, je connaissais déjà l’OM. Dès qu’on met les pieds au vélodrome on sent la température. Tous les week-end, même à l’extérieur les stades sont pleins. Il y a une énorme pression, mais quand on arrive à mélanger la passion et les performances, on ne peut que réussir. Je reviens du Burkina et tous les jeunes ont des maillots OM. Même dans les plus petits villages, on parle de Marseille».
Pourquoi avoir choisi Marseille ?
H.B. : «J’avais une offre de Nantes et des clubs anglais mais ce n’était pas intéressant pour moi. Marseille, ça ne se refuse pas. Même en tant que parisien, l’OM m’a toujours fait rêver. On m’avait déjà contacté au mercato, ça n’avait pas pu se faire car le président Nicollin avait refusé. Ca m’est resté un peu en travers de la gorge, mais aujourd’hui je suis heureux d’être ici. Je sais ce que je veux et je vais mettre tous les atouts de mon côté».
Quelle va être ta place sur le terrain ?
H.B. : «J’en discuterai avec José Anigo, ce sera lui qui décidera. J’ai une formation de milieu droit puis on m’a mis attaquant. J’ai eu du mal à l’accepter au début, mais aujourd’hui je me sens réellement attaquant. Je me suis fixé un seuil de dix buts à marquer, on verra ensuite».
Tu ne regrettes pas de ne pas jouer de coupe d’Europe cette année ?
H.B. : «C’est vrai que j’aurai aimé jouer une compétition européenne, même l’UEFA. Mais je sais qu’on va jouer les trois premières places et que l’on va construire quelque chose de grand pour les saisons suivantes».
Quels sont tes footballeurs modèles ?
H.B. : «Selon les critères de mon jeu, j’apprécie beaucoup des joueurs comme Wiltord ou Anelka. Quand j’étais plus jeune, j’étais en admiration devant un joueur comme Chris Waddle. Il s’amusait sur le terrain et marquait des buts, c’était la force de ce joueur. J’aimerai m’en rapprocher».
Comment appréhendes-tu d’être sous les commandes de José Anigo ?
H.B. : «J’ai connu des entraîneurs exigeants avec Nouzaret ou Bernardet. Ca vous booste et je sais que ça va bien se passer. Chaque entraîneur a son caractère. Je suis un joueur de tempérament. J’étais impulsif, mais je me suis calmé».
Qu’attends-tu de ta association avec Didier Drogba ?
H.B. : «C’est un joueur costaud qui fixe les défenses. Moi, j’aime bien jouer à côtés de quelqu’un qui crée des points de fixation. C’est l’un des meilleurs attaquants européens, je vais beaucoup apprendre à ses côtés».
Un mot sur Montpellier qui est relégué en L2 ?
H.B. : «Je suis triste pour Montpellier. Il y a encore tous les jeunes avec qui j’ai grandi. J’ai tout donné pour ce club mais ça n’a pas suffit. Il y a eu un rapidement un changement d’entraîneur, on a perdu des cadres comme Carotti. Il y avait un vrai manque d’expérience. J’espère qu’ils remonteront vite».