Mandanda les a écoeurés
11/11/07 - Lyon 1-2 OM
Auteur d’au moins huit parades décisives face aux Lyonnais, Steve Mandanda a réalisé un match grandiose à Gerland. Une fois de plus serait-on tenté de dire...
Joueurs, adversaires, entraîneurs, journalistes, tous n’avaient qu’un nom à la bouche après la victoire à Lyon, celui de Steve Mandanda. Il a été l’homme du match au côté d’un Mamadou Niang double buteur.
Si les performances olympiennes sont faites de hauts - comme ce soir - et de bas, celles de Mandanda sont bluffantes. Son match à Gerland en est un nouvel exemple criant.
Après une partie frustrante à Porto avec deux buts sur lesquels il ne pouvait rien, le portier a frappé un grand coup ce dimanche, annihilant toutes les tentatives lyonnaises. Car, même sur le but des Gones, il détourna le tir initial de Belhadj et, encore au sol, il n’avait pas le temps de se relever sur la tête de Juninho. La suite fut à en écoeurer l’artillerie lourde lyonnaise. Au moins huit parades décisives devant des clients comme Juninho, dont il boxa le coup franc (27e). Une épreuve du feu que de repousser un tir du Brésilien dans cet exercice. Ce dernier alla même jusqu’à adouber le Marseillais au coup de sifflet final au micro de Canal+.
Sidney Govou, par deux fois (46e, 53e) a même fini par sortir, impuissant. Quitte à se sacrifier aussi quand il fallut aller se jeter dans les pieds de Fred (51e) synonyme de passage au stand des docs pour soigner une arcade.
Enfin et surtout, Mandanda fut héroïque en fin de partie devenant la dernière muraille d’une équipe olympienne soudée comme jamais. Surtout quand le redouté Karim Benzema fit son entrée mais le gardien de l’OM ne sourcilla pas sortant les deux frappes de l’international (86e) et l’arrêt ultime pour acter la victoire (92e). Le tout avec ce flegme si particulier qu’il promène sur les pelouses depuis la fin du mois d’août. «Ca s’est bien passé et j’espère que ça va continuer comme ça» dit-il, en toute décontraction, en fin de match.