Le Vélodrome est tout sauf un handicap, selon Albert Emon
13/09/07 - OM-TFC
Même si les Olympiens n’ont pas encore célébré de victoires à domicile cette saison, Albert Emon balaye toute idée de « syndrome Vélodrome ». « Le public marseillais, c’est notre douzième homme », insiste-t-il au contraire.
Deux nuls, une défaite et aucune victoire. L’Olympique de Marseille affiche pour l’instant un rendement méconnaissable à domicile. Pour preuve, le contraste avec les chiffres de la saison passée. Ils parlent d’eux-mêmes. Les Marseillais ne se sont inclinés qu’à trois reprises (face à Lyon, Lorient et Lens) et n’ont concédé que deux nuls (face à Paris et Nantes). Pour le reste, les 14 autres rencontres se sont soldées par des victoires, dont certaines ont été retentissantes (contre Lille 4-1, Nice 3-0, ou encore…Toulouse 3-0). L’année dernière, l’OM a même terminé le championnat en enchaînant avec six victoires consécutives à domicile !
Est-on alors en train de voir surgir un syndrome Vélodrome cette saison ? «Je ne veux même pas y penser. Ce serait une fausse excuse» assure d’entrée Albert Emon. «Si jamais le Vélodrome devient un handicap, il faut que les joueurs aillent jouer ailleurs. Pour moi, ce n’est pas un handicap, c’est le douzième homme et même plus que cela. D’autant qu’il y a eu des saisons plutôt moyennes et que les supporters sont tolérants aujourd’hui» poursuit-il.
L’entraîneur marseillais est catégorique : le stade Vélodrome est une force de l’OM et les Olympiens doivent s’en servir comme telle. «Quand les joueurs signent ici, ils nous disent tous la même chose : «c’est un plaisir de jouer au Vélodrome». Il ne faudrait pas changer d’avis toutes les dix minutes…», ajoute-t-il, l’œil malicieux.
A l’approche des joutes européennes, le soutien du public marseillais sera très important pour les joueurs. «Même si c’est difficile, car les supporters veulent voir leur équipe gagner, le Vélodrome est un support» continue Albert Emon.
Le problème vient-il alors de la confiance ? «Le mental c’est du talent. Pour être fort sur un terrain de football, il faut pouvoir supporter l’échec, avoir une confiance en soi pratiquement illimitée, et avoir confiance en ses partenaires aussi. La confiance se gagne sur le terrain» affirme le coach olympien. «Les joueurs doivent retrouver leur confiance, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif » annonce-t-il.
Avant d’enchaîner avec la Ligue des Champions, face à Besiktas, le meilleur moyen d’engranger de la confiance n’est-il pas de s’imposer contre Toulouse, dès samedi…au Vélodrome ? «Ce match peut être un tournant» conclut Albert Emon.