« Une offre qui ne se refuse pas »
Christian RODAT - jeudi 30 août 2007 - 15h45
Même s’il reconnaît que sa mise à l’écart a pesé dans sa décision de quitter Marseille pour Newcastle, Habib Beye a expliqué que l’aspect financier avait été capital. D’autant qu’il n’avait pas prolongé avec l’OM.
Habib Beye, pourquoi quittez-vous Marseille ?
Il y a eu cette opportunité de rejoindre Newcastle. Elle était déjà là un mois avant le début du championnat mais je l’avais refusée. J’avais envie de jouer la Ligue des Champions avec Marseille et de finir mon année de contrat tout en gardant la possibilité de prolonger ici. Ça ne s’est pas fait pour diverses raisons et c’est vrai que la situation est devenue plus compliquée à gérer que prévu.
Votre mise à l’écart depuis deux journées a-t-elle pesé dans votre décision ?
Il y a eu des choix qui ont pu me déranger en effet. Des choix du coach qui étaient peut-être légitimes. Mais cela fait quatre ans que je suis à l’OM. J’ai vécu de très belles choses ici, sans doute les meilleures de ma carrière. A un moment donné, il faut de nouveaux challenges pour grandir.
Etiez-vous démotivé ?
Peut-être que mon début de saison était lié à cette routine. Des fois, on fait partie des meubles et cela vous enlève une certaine pression. Mais pour être performant, cette pression est nécessaire. J’ai pu lire dans la presse que je partais par peur de ne pas jouer cette saison à cause de la concurrence intensive du club. Vous me connaissez assez bien : j’ai toujours relevé la concurrence. Je n’ai pas peur de ce genre de chose.
« Je ne voulais pas finir sur une note négative »
Alors pourquoi partir ?
La principale raison est la proposition de Newcastle. C’est une offre financière qui ne se refuse pas. Et puis, je ne voulais pas finir mon aventure à l’OM sur une note négative. C’était difficile de me dire que j’allais jouer cette saison pour Marseille et que cela serait terminé en juin. Vous savez, j’ai assisté à la blessure de Cédric Carrasso et cela m’a fait énormément réfléchir. Cédric ne s’est pas blessé parce qu’on l’a taclé ou parce qu’il n’était pas en forme. Il s’est blessé parce que le corps humain peut lâcher. Si ce genre de mésaventure m’était arrivé dans ma dernière année de contrat, cela aurait été très compliqué pour moi.
Avez-vous mal vécu cette mise à l’écart ?
Si on vit bien d’être mis à l’écart, alors il y a un problème. Mais il faut aussi savoir se remettre en question et peut-être que cela aurait été l’année de trop. Je suis content que cela se soit passé comme ça et de partir sur une note positive.
Que retiendrez-vous de ce passage à Marseille ?
J’ai été capitaine de l’OM et ça restera l’une de mes plus grandes fiertés, même si je n’ai pas gagné de titre et perdu trois finales. Si je devais faire un bilan de mes quatre ans ici, je pense avoir réussi. Je pense laisser une image positive. Je vous souhaite désormais du bonheur à l’OM. Je remercie les gens du club et les supporteurs.
De notre correspondant à Marseille, Christian RODAT