Oruma et Ribéry, nouvelles coqueluches du Vél´
Mercredi soir, Wilson Oruma et Franck Ribéry ont fait très mal à la Lazio. Les deux recrues ont enflammé le stade. OM.net met un coup de projecteur sur leur performance.
9 sur 10 et 8 sur 10. Le bulletin de notes décerné par La Provence aux élèves Oruma et Ribéry après la rencontre face à la Lazio équivaut au tableau d’honneur. Sur OM.net aussi les internautes ont plébiscité les deux recrues, dans le sondage de l’Olympien du match.
La distinction est méritée. Tout comme l’a été l’ovation phénoménale réservée par le public du Vélodrome à l’ancien Sochalien à sa sortie du terrain.
Mercredi soir, le milieu de terrain a été un travailleur infatigable dans l’entrejeu. Sa zone : l’axe. Son arme : récupération, perforation. Chaque ballon chipé aux Romains les a ensuite mis en grande difficulté. Comme sur les buts de Niang et Mendoza, où les accélérations déconcertantes de facilité d’Oruma ont cloué sur place les Laziale.
Le bénéfice de la prestation hors norme du Nigérian n’a pas été qu’offensif. Avec un taux de récupération beaucoup plus élevé que lors de la réception de Bordeaux, l’équipe a naturellement mieux défendu. Moins mise en danger, elle a ainsi bouclé son premier match officiel sans encaisser de but. Une virginité dont Jean Fernandez faisait sa satisfaction majeure de cette demi-finale retour. Tout en saluant l’apport des recrues 2004-05 : «Ils viennent d’arriver. Ils doivent trouver les bons automatismes. Ils y sont parvenus sur le match de la Lazio. Cela ne doit pas se limiter à une seule rencontre. Le temps permettra de juger», nuançait-il dans un premier temps. Puis l’entraîneur concluait : «Mais ils ont la spécificité pour s’entendre. Mercredi, l’OM a montré qu’il a un potentiel».
90 minutes durant, Sannibale, Lequi, et autre Cribari ont donc vécu un calvaire. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, ils n’avaient pas qu’un seul tortionnaire. Car si on reprend le fil de la soirée, Franck Ribéry a été le premier à entrer en scène. Le premier à mettre le feu au stade. Ses allumettes : des dribbles déroutants et une hargne déployée aux quatre coins du terrain. La défense italienne est vite apparue aux abois. Fautes et coups en douce n’ont été d’aucune utilité.
La débauche d’énergie du collectif phocéen a également impressionné. «On donne tout ce qu’on a. Cela ne nous ressemble pas de gérer», confirmait-il.
Perfectionniste, Jean Fernandez relevait malgré tout qu’«à trop vouloir en faire, on en a un peu rajouté par moment». En conséquence, il a demandé à ses hommes d’aller davantage à l’essentiel, d’avoir un jeu plus direct, à la pause.
A force de permutations avec Mendoza, Ribéry a, de fait, passé en revue tout le dispositif défensif de la Lazio. Et l’a constamment poussé à la faute. Au grand plaisir des supporters. «Ils aiment les joueurs qui font le spectacle, et ça correspond à mon jeu. En donnant du plaisir aux gens, on en a pris nous aussi. C’est une soirée qui met en confiance», confiait jeudi une des deux nouvelles coqueluches du Vél´