Cheyrou : «Nous sommes bien armés offensivement»
Quelques mois après avoir quitté l’OM, Bruno Cheyrou retrouve samedi soir le Vél’ sous les couleurs des Girondins de Bordeaux. Interview.
Bruno, on ne s’attendait pas forcément à te retrouver aux Girondins cette saison…
Je savais que je ne resterais pas à Marseille, et le challenge que me proposait Liverpool ne m’intéressait pas. La proposition de Bordeaux est alors arrivée. J’ai été séduit car les Girondins, malgré deux mauvaises saisons, restent un club avec un vrai potentiel et de bonnes structures.
On a du mal à situer la valeur de cette formation girondine. Quelles sont les ambitions du club cette année ?
Après deux saisons difficiles, forcément le club est assez mesuré pour évoquer ses ambitions. L’an passé, il y avait une belle équipe mais au final elle n’a pas du tout rempli ses objectifs. Les dirigeants font donc preuve de prudence et d’humilité. Il ne faut pas perdre de vue que out va très vite en football…
Quels sont les points forts de cette équipe ?
Nous sommes bien armés offensivement. Avec Chamakh et Darcheville devant, associés à Smicer, nous n’avons rien à envier à personne. Je crois qu’on peut dire qu’on a un bon groupe et une belle équipe.
Grâce à l’Intertoto, l’OM est déjà entré dans le vif du sujet cet été. Est-ce que cette différence de préparation va jouer un rôle samedi ?
Très certainement, mais j’ignore dans quel sens. Car l’OM aura d’avantage de rythme, l’équipe aura aussi du livrer un gros match mercredi contre la Lazio. Et donc je ne sais pas qui sera le plus avantagé samedi.
Comment appréhendes-tu ton retour au Vélodrome ?
Jouer au Vélodrome me procurera toujours du plaisir. Même si l’an dernier, on ne peut pas dire qu’on a vécu des folles soirées… Je ne sais pas comment le public m’accueillera. Si c’est froidement, je me dirai que cela fait aussi partie du jeu.
Quels souvenirs garderas-tu de ton expérience marseillaise ?
Je ne veux retenir que le positif. Mon meilleur souvenir restera donc mon but, contre Rennes, et l’ambiance dans le stade à ce moment-là. Je ressens bien sûr un peu d’amertume. Mais je crois que la saison dernière a surtout été un gros gâchis collectif.
Comment juges-tu l’OM 2005-06 ?
C’est un peu comme pour Bordeaux. La prudence est de mise, puisque l’an passé aussi le recrutement avait été jugé séduisant. Mais si la mayonnaise prend...