" Attendu comme le messie "
Lattaquant Stéphane Bahoken doit sengager avec le Racing aujourdhui, pour un contrat de deux ans.Après une saison ratée, le jeune Franco-Camerounais veut renouer le fil dune carrière prometteuse.
Stéphane Bahoken a observé ses futurs coéquipiers à Weyersheim, samedi. Il a pu se rendre compte que ses qualités dattaquant seront précieuses au sein de leffectif strasbourgeois. Photo DNA – Marc Rollmann
Lattaque strasbourgeoise tousse. Avec six buts inscrits en cinq rencontres amicales, le Racing rencontre des soucis offensifs cet été. Ce nest pas une surprise, les seuls Frédéric Marques et Yannick Aguemon, plus récemment, sont venus renforcer un secteur qui a perdu Ledy, Perrin, Ribas ou encore Mendy à lintersaison. Les réglages se révèlent indispensables, quand une ouverture dépend du timing dune passe en harmonie avec un appel inspiré.
Samedi, Jacky Duguépéroux avait limpression de se répéter pour la énième fois, se gardant de faire linventaire « des occasions qui nont pas été concrétisées ».
Non loin de là, le prochain nouveau visage du Racing na pu que constater avec un peu plus dacuité quil arrivait en terrain à conquérir. Un boulevard souvre devant lui où ses talents de buteur doivent sexprimer.
« JE VEUX GRANDIRET POUR CELA JE VEUX MARQUER »
Stéphane Bahoken nest pas encore tout à fait Strasbourgeois, puisque la deuxième partie des tests médicaux est programmée aujourdhui, avant la signature dun contrat de deux ans. Mais lattaquant de 22 ans a clairement en tête ce pour quoi il a été recruté.
« Je viens à Strasbourg pour retrouver de la confiance, parce que je suis en manque de temps de jeu, lâchait-il, quelques minutes avant le coup denvoi de la victoire décrochée par le Racing face à Oberlauterbach (2-0). Je veux grandir et, pour cela, je veux marquer. »
Le défi est là. Estampillé espoir plein davenir au moment de la signature de son contrat professionnel à lOGC Nice, en 2012, Bahoken sest perdu sur les chemins dÉcosse, la saison passée. Ses matches disputés sous le maillot de St-Mirren, en championnat, se comptent sur les doigts dune main. Il ne renie toutefois pas le crochet au nord de lAngleterre.
« Là-bas, je me suis forgé une expérience qui pourra me servir, jai appris une nouvelle langue, jai aussi appris une autre approche du foot », détaille-t-il.
« IL Y AVAIT GAMEIRO, COHADE, NIANG OU PAGIS »
Celui qui a accumulé une quinzaine dapparitions en Ligue 1 avait néanmoins tendance à disparaître complètement des radars en frayant dans des contrées septentrionales. Lintérêt du Racing a fait tilt.
« Strasbourg me voulait, je nai pas réfléchi trop longtemps, explique-t-il. Strasbourg, cest une vraie ville de foot, avec une vraie ferveur et un vrai public. Quand gamin, jétais ramasseur de balles autour des matches de Ligue 1, il y avait les Gameiro, Cohade, Niang ou Pagis sous le maillot du Racing.»
Bahoken évoque le glorieux passé strasbourgeois, marqué par lélite ou, tout du moins, le monde professionnel. Il manifeste lenvie de réécrire la suite.
« Je veux être décisif, je peux être utile nimporte où en attaque, je veux aider Strasbourg à gagner, conclut le natif de Grasse, plus de dix saisons sous le maillot niçois. Le but, cest de remonter en Ligue 2. » En y contribuant, Stéphane Bahoken rallumerait bien des lumières