L'équipe qui s'est liquéfiée à Rennes (0-3, le 1er février), à Lille (0-2, le 12 février) ou contre Brest (0-1, le 5 mars) a changé. Depuis l'arrivée de Frédéric Antonetti, seuls Lens (9) et Lille (9,3) ont subi moins de buts attendus que le Racing (9,7). Les joueurs ont pris conscience de l'urgence de la situation et ne lâchent rien : à Marseille, menés 0-2 à la 88e minute, ils ont arraché un point miraculeux (2-2, le 12 mars). Ils entrent sur le terrain avec envie et ont ouvert le score dans les cinq premières minutes devant Auxerre (2-0, le 19 mars) et à Reims, dimanche. Mais ce dernier succès a été obtenu en souffrant, avec 27 % de possession et 90 attaques dangereuses subies (contre 30 créées). « Avec ce caractère et en étant dans le combat, on arrive à bien défendre et à faire de belles choses. On peut croire au maintien », a estimé Lucas Perrin à Auguste-Delaune. Même les revers à Monaco (3-4, le 2 avril) ou Lens (1-2, le 7 avril) ont prouvé que le Racing avait des atouts. Surtout à la Meinau, où il vient de gagner quatre fois sur cinq.