Reprise - Ciup en stand-by
Laurent Ciup n’a pas vraiment profité de la trêve des confiseurs. Comme écrit sur notre site internet (www.lalsace.fr) dans l’après-midi du 24 décembre, le PDG et actionnaire majoritaire du groupe informatique eBizcuss a fait savoir qu’il se retirerait définitivement du dossier de reprise du Racing s’il n’obtenait pas une réponse claire d’Alain Fontenla avant le soir de Noël. Son ultimatum a été respecté par le propriétaire du RCS à la dernière minute. « J’ai reçu un SMS vendredi soir à 23 h, explique Laurent Ciup. On me disait que je serai contacté par Alain Fontenla le lendemain (hier, Ndlr). » Une fois n’est pas coutume, la promesse a été tenue. Hier après-midi, l’investisseur français basé à Londres a rencontré L. Ciup à Paris. Ce dernier lui a réitéré son offre de rachat de ses parts, pour une somme à peu près équivalente à la moitié de ce qu’a déboursé Fontenla pour racheter ses actions à P. Ginestet (à savoir environ 800.000 euros). « Il n’a pas vraiment repoussé mon offre, mais il ne l’a pas acceptée non plus parce qu’il perdrait trop d’argent, nous a confié ce spécialiste des produits informatiques. Il voudrait plutôt un partenariat, car il peut difficilement continuer tout seul. Je lui ai demandé de revenir vers moi avec une proposition claire et définitive, et qui soit conforme à mes exigences. » Âgé de 49 ans, ce proche de Luis Fernandez avait déjà tenté il y a quelques semaines de racheter le Racing à Philippe Ginestet, ex-actionnaire majoritaire du club, mais il avait été devancé au dernier moment, par Alain Fontenla justement. « Mon projet est clair, avec une vision précise de l’organigramme du club, précise le PDG d’eBizcuss. Je souhaite prendre la présidence du Racing et nommer les gens que j’aurai choisis moi-même à la tête du secteur sportif. Par exemple, je ne veux pas travailler avec Ralph Isenegger. » L’avocat genevois, dont on ne doute plus qu’il est le véritable patron du RCS actuellement, appréciera. Quant à Alain Fontenla, la balle est dans son camp. « J’ai commencé à goûter à ce club, j’ai assisté à des matches à la Meinau, conclut Ciup. Ça me ferait mal que ça ne se fasse pas. C’est mal engagé, mais je croise les doigts. » En vacances à l’étranger depuis ce matin et jusqu’au 13 janvier prochain, il devrait être fixé d’ici à son retour en France.
F.R.
L'Alsace
Contre son arrivée, Fournier doit rester.
Par contre celle de Cobos pourquoi pas ?