Wenger d´accord avec Houllier
L´entraîneur d´Arsenal, en une de FF. (L´Equipe)
Ennemi intime du calendrier international et ami lointain de l´équipe de France, Arsène Wenger donne raison sur le fond à Gérard Houllier, qui s´était élevé la semaine dernière sur le mode de fonctionnement de Raymond Domenech. «Les propos de Gérard rejoignent ce que je viens de vous dire, expose l´entraîneur d´Arsenal aux lecteurs de France Football, invités à l´interroger à Londres. Il a l´impression qu´on lui prend sa voiture dans son garage sans même lui demander son autorisation. (...) La voiture, (le sélectionneur) l´utilise pendant dix jours, il la laisse au milieu des champs, sans essence, et toi, il faut que tu ailles la récupérer, mais elle est morte... Et, un mois après, la voiture, il vient te la reprendre. En plus, il faut que tu sois sympa.»
Le manager d´Arsenal, qui fête son dixième anniversaire à la tête des Gunners, constate un manque de communication général entre les sélectionneurs et les entraîneurs de club. « Actuellement, les entraîneurs nationaux ont la loi avec eux et ils ont pratiquement tous choisi la même démarche, celle de la facilité. Personne ne t´appelle plus... Mais ça les arrange bien, car, comme ça, ils n´ont pas besoin de faire de compromis. Et puisqu´ils ne te contactent pas, tu ne leur demandes rien non plus. Sven (Eriksson, ancien sélectionneur de l´équipe d´Angleterre) est le seul qui appelait régulièrement, qui passait, qui discutait. Mais lui, il avait été entraîneur de grands clubs et il connaissait leurs problèmes... Les autres, je ne les ai jamais, ils te rendent les joueurs, tu ne sais même pas dans quel état ils sont. Et donc je dois demander à mon staff médical de téléphoner à celui des équipes nationales quand il y a un problème. Cette absence de contacts est forcément frustrante pour moi.»
Dans cette même intervention, Arsène Wenger confirme que l´idée de devenir sélectionneur ne l´intéresse pas vraiment, la faute à un besoin quotidien de terrain. Mais «ça viendra peut-être un jour, car l´âge touche tout le monde», dit-il, à 56 ans.