Ce n’était un secret pour personne, une bonne partie du Stade de Gerland et les Bad Gones en tête ne voulaient plus de Claude Puel à la tête de l’Olympique Lyonnais. Mais aujourd’hui, un point de non retour a été atteint et le divorce est bel et bien consommé entre les deux parties. Samedi, la capitale des Gaules a été le théâtre d’une manifestation visant à demander le départ de l’entraîneur du club septuple champion de France. Et durant le match contre Caen, nombreux ont été les chants hostiles et autres banderoles à venir égratigner le nom du technicien né à Castres : « Entre ton public et ton coach en bois : direction fais ton choix », pouvait-on ainsi lire sur l’une d’entre elles.
Et pour ne rien arranger à l’affaire et enfoncer encore un peu plus le clou, des tags ont été retrouvés samedi matin dans le 4ème arrondissement de Lyon, à proximité du domicile de l’entraîneur aujourd’hui âgé de 49 ans comme l’indique Le Progrès. Des messages insultants et de des propos menaçants ont ainsi été découverts : « Je te hais, je t’aurai » ou, plus grave encore, « Puel laisse pas traîner ton fils », reprenant au passage le titre d’une chanson du groupe NTM. Ce n’est donc désormais plus seulement à l’entraîneur que ces soi-disant supporters s’attaquent, mais bel et bien à l’homme. Une situation invraisemblable qui laisse forcément planer le doute quant à l’avenir du coach à la tête des Gones.
C’est donc la stupeur et le désarroi qui règnent au sein du club rhodanien. Dans les colonnes du Progrès, Jean-Michel Aulas assure en tout cas avoir tout tenté pour éviter pareille situation, repoussant une manifestation qui aurait dû avoir lieu dès le match de Marseille : « Je leur ai expliqué qu’il fallait sauvegarder ce match et qu’on discuterait ensuite de l’avenir. J’aspire à des relations plus directes et plus positives avec les groupes de supporters, qui sont indispensables dans les grands clubs ». Mais le dialogue ne semble désormais plus possible, les supporters voulant à tout prix le départ de Claude Puel.
Interrogé par le quotidien régional, une source proche du club affirme que « de toute façon, dans dix jours, il ne sera plus là ». Que les anti-Puel se rassurent, leur coach bien aimé n’occupera plus ses fonctions la saison prochaine.
Un départ qui ne fait désormais plus l’ombre d’un doute, mais qui laissera un goût amer pour l’image du club...
Khaled Karouri
